- Mogwaï - The Hawk Is Howling (2008): Huitième album des légendes du post-rock instrumental écossais, et comme souvent dans le rock instru, l'impression générale est plutôt bonne, quelques morceaux sortent un peu du lot, comme ce "Batcat", mais on reste dans l'ensemble un peu sur sa faim. Surtout que l'album fait plus d'une heure. C'est long. A réserver aux amateurs du genre... 12/20
- Rodrigo y Gabriela - 11:11 (2009): Ce "11:11" est une sorte d'album hommage aux musiciens qui ont influencé le duo mexicain (de Santana à Paco de Lucia, en passant par Dimebag Darrell). Même si ces influences ressortent légèrement, on a tout de même entre les mains un disque de Rod y Gab. Avec toutes leurs qualités, et leur (unique) défaut, la redondance. En ce qui me concerne, ce n'est toujours pas problématique, et le plaisir d'écouter leurs envolées de 6-cordes est plus que présent! 15/20
Arriver en Savoie le lundi en fin de journée. Voir une affiche "Festival Les Nuits d'Eté". Regarder la programmation sur internet. Aller voir un concert de musique classique au bord du lac d'Aiguebelette le mardi à 11h du matin. Voici un début de vacances que je n'avais pour le moins pas prévu. Comment faire le lien entre mon lac tant-aimé et la musique d'une part? Entre la culture et la campagne d'autre part? Le festival "Les Nuits d'Eté" s'en est chargé. Il existe depuis 2008 et c'est pourtant la première fois que j'en entend parlé. Des concerts au bord de l'eau, dans des églises, ou dans des fermes, un programme varié et des tarifs modestes... Que demander de plus... Ce 14 août était le dernier jour du festival, et ce concert en fin de matinée en était l'avant-dernier concert. Au programme, le trio Cérès, composé de Noémi Boutin au violoncelle, Julien Dieudegard au violon et de Jonas Vitaud au piano. Un apéritif tout en musique de chambre. Une pièce plutôt classique mais très agréable pour commencer, avec le Trio Opus 44 de Haydn. Puis le Trio n.1 de Chostakovitch pour nous démontrer toute la virtuosité des trois musiciens. Plus sombre, plus profonde aussi, l'oeuvre du compositeur russe est d'une intensité et d'une beauté révélatrice. Un grand moment de musique. Enfin, nous terminerons avec le Trio n.2 en Ut mineur de Mendelssohn, qui finira de nous enchanter. Ou presque, puisque les trois musiciens seront rappelés pour une petite oeuvre de Gabriel Fauré.
Quel plaisir de passer un moment comme celui-ci dans un tel cadre! Le concert était de qualité, avec un trio adorable et talentueux, des oeuvres variées, très bien choisies. De quoi commencer ses vacances de la plus belle des manières! Un grand merci donc à ce festival que je ne manquerai pas de suivre, pour en profiter au mieux les prochaines années. La culture est partout, et c'est une excellente chose. Profitons-en! Et donnons-lui les moyens de continuer à exister, et pas seulement dans les villes!
- We Have Band - Ternion (2012): Deuxième album du trio anglais electro-pop, "Ternion" se veut ambitieux mais oublie parfois que la simplicité peut faire des miracles. Certains morceaux traînent en longueur ou sont parasités par une volonté d'en faire trop. Dommage car les idées sont souvent là. Un album tout de même qualitatif, bien qu'inégal. 13/20
- Of Montreal - Hissing Fauna,Are You The Destroyer? (2007): Kaléidoscope. J'ai enfin trouvé comment résumer la musique d'Of Montreal ! En 2007, ce "Hissing Fauna" avait encore une couleur un peu lo-fi des débuts, accentuant le côté 70's des compositions de Kevin Barnes. Relativement accessible, cet album est peut-être celui à écouter en premier pour rentrer en douceur dans l'univers du groupe américain. 14/20
- Chronicle (2012) de Josh Trank, avec Dane DeHaan et Alex Russell: Les super-pouvoirs, montrés de manière différente, plus réaliste. Même si le mode caméra au poing à la "Blair Witch" commence à ne plus être original du tout, ce "Chronicle" est suffisamment bien fait pour fonctionner. Rien d'exceptionnel, mais tout à fait conseillé. 13/20 -E.T., L'Extra-Terrestre (1982) de Steven Spielberg, avec Henry Thomas et Drew Barrymore: 20 ans déjà! Revoir un classique peut être source de déception, mais le Spielberg des années 80 était un magicien. Film familial par excellence, "E.T." fonctionne toujours et la HD lui donne même un joli coup de jeune. A voir et à revoir! 15/20 -Extrêmement Fort et Incroyablement Près (2012), de Stephen Daldry, avec Tom Hanks et Sandra Bullock: Bien réalisé, ce film a dans la forme tout ce qu'il faut pour émouvoir dans les chaumières, et pourquoi pas chopper au passage un profil de film à oscar. Sauf que si l'on ne rentre pas dans l'histoire, la quête du jeune garçon n'a juste aucun sens et devient profondément lassante. A vous de voir si vous rentrez dedans ou pas, ça n'a personnellement pas été mon cas. 09/20 -Sex Friends (2011) d'Ivan Reitman, avec Natalie Portman et Ashton Kutcher: Deuxième film sur le même thème avec "Sexe Entre Amis", et il est confirmé que le duo Kunis-Timberlake remporte la partie haut la main. Rien d'efficace dans ce film pourtant signé par Ivan Reitman. Pas d'humour, pas d'empathie, pas d'émotion, et même les acteurs ne transmettent pas grand chose. Vous savez lequel choisir. 09/20
Voici la preuve que l'art peut être partout, et notamment là où ne l'attend pas. En revenant de Giverny le mois dernier, je me suis arrêté pour visiter le château de la Roche-Guyon. Je ne me faisais aucune illusion sur cette visite, c'était surtout pour combler un trou dans mon après-midi. Bien m'en a pris en tout cas. Non seulement l'édifice en lui-même est impressionnant, adossé à sa falaise de craie, mais il accueille en plus en son sein une exposition d'art contemporain des plus surprenantes. Une belle découverte!
La surprise commence avant même l'entrée, puisqu'on est accueilli par des colonnes Buren. Puis un rébus des plus étranges, puisqu'il se fond tellement dans le paysage que les visiteurs n'y voient même pas un objet d'art, nous interpelle au détour de la terrasse. L'exposition moderne, jusque là discrète, commence à passionner. Que font ces oeuvres contemporaines dans un décor si traditionnel? La première chose qui vient à l'esprit, ce sont bien sûr les expositions Murakami ou Koons au château de Versailles, qui avaient fait grand bruit. Le principe est le même, l'approche est différente. Déjà parce que tous les artistes sont français, tous issus de cette génération des années 70 qui a marqué l'art de ces dernières décennies. Buren donc, mais aussi Ernest Pignon-Ernest, Jean-Luc Parant, Claude Viallat et bien d'autres. Aussi parce que les oeuvres ont été pensées par rapport à l'endroit, c'est le château qui a inspiré et non des pièces qui ont été dispersées de ci de là. Et la visite de cette belle forteresse moyenageuse est ainsi parsemée d'objets et d'oeuvres de notre temps.
La bâtisse en elle-même est déjà loin d'être quelconque. Entièrement creusée dans la roche, elle nous entraîne tour à tour au Moyen-Âge, au siècle des Lumières, au 19ème siècle, puisque Turgot, Condorcet, puis Hugo ou Lamartine y avaient leurs habitudes. Au 20ème siècle, l'ancienne forteresse retrouve même sa vocation militaire, Rommel s'y installe en 1944. La fin de la visite dans les casemates nous offre encore un tout autre aperçu de l'édifice. Notez que Edgar P. Jacobs a choisi ce château pour accueillir une aventure de Blake et Mortimer, dans l'album "Le Piège Diabolique".
L'exposition quant à elle est toujours intéressante. On parcourt les petits feuillets qui accompagnent chaque "emménagement", avec plus ou moins d'explications selon les artistes. Certains laissent perplexes, d'autres nous parlent un peu plus. La plupart utilise très bien l'espace, comme les têtes de mort d'Ernest Pignon-Ernest dans le pigeonnier, ou encore l'énorme installation dans les casemates, où le fer et les fils donnent une impression de science-fiction. On entre en tout cas dans chaque pièce avec hâte, pressé de découvrir comment l'art s'est encore approprié l'endroit.
Je ne peux que vous conseiller de visiter le château de la Roche-Guyon, et d'autant plus si vous le faîtes avant fin 2012. Cette exposition d'art moderne fait plus que pimenter une visite qui aurait déjà valu la peine dans l'absolu, juste pour l'édifice en lui-même. Le contraste entre le contemporain et l'ancien pourra peut-être en surprendre quelques-uns, mais personnellement, ce "Musée Ephémère" a fini de me convaincre que le mélange des deux est des plus intéressants, mais aussi parfois des plus esthétiques. Une visite atypique à moins d'une heure de Paris. N'hésitez pas une seconde!
Pas très loin de chez moi se situe un endroit que je n'avais jamais visité. C'est souvent comme ça, vous allez me dire. C'est au fin fond de l'Île de France (mais à seulement une heure de Paris), à Giverny précisément, que le peintre Claude Monet s'était installé, et s'était construit un univers fleuri, propice à la fois à sa création et à sa vie de famille. Je ne suis pas un fana des Impressionnistes mais j'aime bien Monet, j'ai donc profité de ce dimanche éclairci pour visiter sa maison et ses jardins.
La visite commence par le jardin principal, et l'on se retrouve d'emblée au milieu d'un nombre incalculable d'espèces florales. Niveau forme, rien de spécial, de grandes allées, des plus petites, rien d'extravagant, mais en même temps, Monet était un peintre, pas un roi. On se fraie un chemin au milieu des innombrables touristes en espérant se relaxer parmi toutes ces belles fleurs, que le peintre faisait venir de tous les endroits du monde. Dommage qu'elles ne soient pas plus indiquées par de petits panneaux, cela aurait pu être intéressant de connaître leur nom ou leur origine. Mais cela ne nous empêche pas d'en prendre plein les yeux, les couleurs sont belles et vives et le jardin est bien entretenu, à la fois propre et un peu sauvage.
On entre un peu plus dans l'intimité du peintre en visitant sa maison. La décoration a été conservée, elle donne une idée des goûts de l'artiste, notamment pour les couleurs vives ou les estampes japonaises. Le salon bleu est la première pièce visitée et est, avec la salle à manger (jaune vif), le point d'orgue de la visite. On appréciera aussi l'atelier, parfaitement située avec ses grandes vitres, même si certains regretteront que les peintures exposées ne soient que des répliques. Les originaux ne peuvent bien sûr pas être partout. Après la superbe salle à manger jaune, la cuisine et ses éléments cuivrés terminent la visite, et la sortie sur la mini-terrasse et les jardins fait son petit effet, on imagine le bien-être du peintre à profiter de ce paysage au quotidien.
On traverse le jardin (et la nationale...) pour visiter le jardin d'eau et le pont japonais, passage obligé et attendu des fans de Monet, puisque c'est ici qu'a été peinte la série de tableaux "Les Nymphéas". Le dépaysement est ici un peu plus prononcé! Le petit ruisseau, les petits ponts, les bambous, et bien sûr le célèbre étang et ses nombreux nénuphars. Un endroit magnifique où l'on pourrait rester des heures, et l'on comprend tout à fait la source d'inspiration qu'a pu être ce coin de nature. Le circuit est bien fait, et on ne perd pas une miette des différents coins du jardin d'eau. On s'attarde forcément sur le célèbre pont japonais, à contempler l'étang et sa flore. Un très joli moment!
Si vous aimez Monet, la visite de Giverny est fortement conseillée. Le musée des Impressionnistes, à quelques pas, ainsi que de nombreux restaurants vous permettront de compléter votre journée. Mon seul regret fût de ne pas voir plus d'espèces animales au milieu de ce paradis floral. Deux ou trois poules d'eau, quelques bourdons, quelques carpes, c'est peu dans un tel paradis. Où sont passées les oiseaux et les abeilles? L'amoureux des animaux que je suis chipote sûrement et ne pourra tout de même que vous conseiller la visite de cet endroit, que vous aimiez l'art, la nature, ou les deux, comme le propriétaire.
- M83 - Hurry Up, We're Dreaming (2011): Qu'il m'est difficile de juger M83... Le groupe reprend tellement tous les gimmicks des années 80 que l'on se demande s'il n'y a pas un peu d'opportunisme dans tout ça. Musicalement, pas grand chose à dire, c'est du bon, et même si le double album n'était à mon goût pas obligatoire, on ne peut pas reprocher grand chose à cet album, qui possède même quelques perles. Les nostalgiques des 80's adoreront!
13/20
- Stuck In The Sound - Pursuit (2012): Petits chouchous de la (pauvre) scène rock française, les Stuck reviennent avec un 3ème album plus ambitieux, plus mâture, plus accessible aussi. Le single "Brother" est d'une classe absolue, "Pursuit" et son excellent clip en hommage au ciné des années 80 envoie sévère et le reste de l'album est de très bonne facture. Un groupe à part en France. A écouter absolument!
Depuis ses débuts en avril, cette exposition n'a cessé d'attiser ma curiosité, de par sa thématique et son originalité. Complètement inclassable dans sa forme, "Les Maîtres du Désordre" est une exposition de fond sur le thème des forces positives et négatives qui maintiennent l'univers en place. Cette tension, ainsi que sa (tentative de) résolution, est ici représentée par des costumes, des statues, des peintures, des sculptures, des oeuvres modernes, et même des courts-métrages ou des reportages. Structurée en trois parties, et très bien mise en scène par les architectes Jakob+MacFarlane, l'expo nous emmène dans les tréfonds de l'âme, évoque le bien et le mal et nous réfléchir sur les forces qui nous entourent.
C'est le désordre du monde qui nous est d'abord logiquement présenté. Les représentations des puissances maléfiques se succèdent, qu'elles viennent de la mythologie grecque ou de croyances plus locales, plus obscures. On voit que même l'existence éventuelle de dieux est une preuve d'ambivalence, il n'y a pas d'ordre sans désordre, pas de perfection sans chaos. On observe ensuite de nombreux costumes de chamanes, souvent magnifiques, parfois inquiétants, pour nous introduire à la famille des intercesseurs, c'est-à-dire ces êtres qui font le lien entre le divin et le profane. Ces esprits intermédiaires essaient de réguler les forces en présence grâce à leurs rites , leurs voyages cosmiques et autres métamorphoses. Cette maîtrise du désordre, la deuxième partie de l'expo est la plus importante et nous présente des oeuvres mémorables, comme le "Jardin d'Addiction" de Christophe Berdaguer et Marie Péjus.
Après un détour par l'épicerie des forces, et des parenthèses sur la maladie ou l'exorcisme, on rentre dans la troisième partie de l'exposition, la Catharsis. Elle nous parle du musiqué, des fêtes de désordre et autres cérémonies qui permettent de mettre en suspens le chaos. Ces exutoires sont représentés par des photos de transe, des costumes extrêmes et, enfin, par des oeuvres modernes montrant que l'art profane et l'expression des pulsions permettent l'expulsion du désordre. Mais aussi la preuve de son existence.
Voir une exposition sur un thème précis est une expérience différente, surtout sur un thème aussi fort que celui-ci. Certains trouveront ces "Maîtres du Désordre" un peu dérangeants, et certaines oeuvres sont choquantes ou terrifiantes. Mais on ne peut nier les profondeurs de ressenti et de réflexion qui leur sont liées, ce qui en fît, à mes yeux en tout cas, une exposition majeure dans le paysage artistique. Une très belle expérience!
C'est dans le cadre du festival Days Off que je verrai Hot Chip pour la première fois. Ce festival, tous les ans très attendu, prend place à la Cité de la Musique ou à la salle Pleyel. La programmation 2012 était aussi éclectique que les éditions précédentes, avec Yann Tiersen, Steve Reich ou encore Damien Rice. Et donc Hot Chip, que j'attendais de voir depuis bien longtemps. La déception ne semblait pas avoir sa place si l'on considère la réputation du quintet sur scène, et au vu surtout de la qualité de leur cinquième opus, sorti quelques jours plus tôt.
C'est le phénomène Breton qui ouvrait. Phénomène annoncé, mais non vérifié par mes soins. Comme d'habitude, je suis arrivé assez tard à cause du travail, et je n'ai entendu que deux titres du combo. Le peu que j'ai entendu ne m'a pas semblé mémorable, avec un mélange de sonorités electro et d'énergie rock, des breaks originaux pour les non initiés mais pas vraiment marquants pour quelqu'un qui connaît le rock un peu complexe. Accompagné d'un environnement vidéo bien chiadé, voici une première partie qui semblait tout de même de bonne facture à défaut d'être le phénomène attendu. Mais je tirerai ma conclusion le jour où je les verrai ou les écouterai pleinement.
Et puis, enfin, le quintet londonien est entré sur scène, avec l'excellent "Motion Sickness" en préambule. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le son est excellent! Pas trop fort, pas besoin de bouchons, on entend bien tous les instruments. Les cinq sont accompagnés de 2 comparses, dont la batteuse, qui donne une patate incroyable à l'ensemble. Les tubes s'enchaînent avec les titres du dernier album... qui sont déjà des tubes, ce qui règle le problème: chaque morceau est un moment de bonheur. "Boy From School", "One Life Stand", "Over and Over", "I Feel Better" pour les classiques, "Don't Deny Your Heart", Night and Day" ou "Flutes pour les morceaux récents. Et on se rend compte que tous les chansons d'Hot Chip sont incroyablement bien écrites, mais aussi très bien adaptées à la scène. On danse sur ces rythmes contagieux, on chante ces mélodies imparables, et on passe un moment mémorable avec un des groupes les plus intéressants de ces dernières années.
Le concert ne fût pas extrêmement long, une heure et quart environ, mais sans un moment de faiblesse, comme en atteste cet impérial "Hold On" de fin. Un moment musical comme on en connaît peu, et j'ai hâte de revoir Hot Chip en novembre, dans le cadre du festival des Inrocks. Si vous avez l'occasion de les voir sur scène un jour, n'hésitez pas, leur réputation n'est en aucun cas usurpée. Et si vous ne voulez pas payer une place pour prendre ce risque, la Cité de la Musique prend l'initiative de partager tous ses concerts, gratuitement sur son site. En gros, cliquez sur le lien juste en dessous et regarder en intégralité le concert dont je viens de vous parler. C'est pas beau ça??
- Fast and Furious 5 (2011) de Justin Lin, avec Vin Diesel et Paul Walker: Le film d'action a pris une autre dimension depuis les aventures de Jason Bourne, le réalisme et l'intensité des cascades nous en mettent désormais plein la tête. FF5 continue le virage amorcé dans l'épisode précédent. On laisse tomber les filles en petites tenues et les voitures servent à faire des casses. Moins bien que le 4 mais tout de même efficace, le nouveau visage de la franchise tient la route et on s'attache même aux personnages.
13/20
- Dérapage (2006) de Mikael Hafstrom, avec Clive Owen et Jennifer Aniston: Un jeu de dupes qui fonctionne très bien, bien aidé par des personnages auxquels on s'attache, parfaitement interprétés par des acteurs au niveau, notamment Clive Owen, excellent. Rien d'extraordinaire, mais de quoi passer un bon moment.
13/20
- Voyage au Bout de l'Enfer (1978) de Michael Cimino, avec Robert DeNiro et Christopher Walken: Parmi tous les films sur le Vietnam, "Voyage au Bout de l'Enfer" a la réputation d'être le plus réaliste. Pourtant, les scènes sur place sont peu nombreuses, Cimino se base sur la psychologie des personnages avant qu'ils partent, et à leur retour. Le film possède une force assez incroyable qui en fait un incontournable, dans le genre, mais pas que. A voir!
16/20
- Projet X (2012) de Nima Nourizadeh, avec Alexis Knapp et Thomas Mann: L'idée aurait pu être sympathique mais la surenchère des évènements dessert plus qu'elle ne sert. Calibré pour les 14-18 ans, décrit comme l'"American Pie" d'aujourd'hui, ce film, pas entièrement mauvais, ne saura toutefois toucher un autre public.
7 ans déjà après le carton de la superbe exposition "Pharaons" à l'Institut du Monde Arabe, l'Egypte retrouve la une de l'actualité avec 2 évènements qui lui sont consacrée. Le Paris-Expo parie sur le gigantisme avec la reconstitution du tombeau de Toutankhâmon, là où Jacquemart-André s'intéresse à la fin des dynasties égyptiennes. Pour être franc, ayant vu et adoré l'expo de 2005, je ne pensais voir ni l'un ni l'autre. Pourtant, une invitation des familles n'a eu aucun mal à me convaincre d'aller jeter un oeil du côté du boulevard Haussmann.
Le musée Jacquemart-André est un ancien hôtel particulier, une sorte de bulle sur le long boulevard parisien, tant cette impressionnante propriété nous donne l'impression de sortir de la capitale. Une fois dans sa cour, il n'est plus très difficile de s'évader. On visite d'abord la collection permanente, dispatchée dans les différentes pièces du bâtiment, avant de profiter du premier étage qui abrite l'expo.Quelques grands noms de la peinture, comme Rembrandt, Boticelli ou Van Dyck, sont présents, et on prend plaisir à visiter la maison, malgré un certain classicisme général des oeuvres de cette permanence.
On accède donc au premier étage, et à cette exposition temporaire retraçant les derniers siècles des dynasties égyptiennes. Dans un cadre soigné, les oeuvres sont très bien mises en valeur avec des salles aux différentes thématiques. Les visages, les pharaons, le royaume des morts, l'univers des Dieux et leur représentation animale. Tout est bien organisé, et même si, personnellement, je suis toujours adepte des parcours chronologiques, on n'a rien à reprocher à ce niveau là à l'exposition.
Rien à redire non plus sur la qualité des objets proposés. Des statues ou statuettes magnifiques, des dorures éclatantes, un sens du détail et un savoir-faire d'une époque qui impressionne. 120 pièces au total. Malheureusement, sur ces 120 items, la grande majorité sont des sculptures. Pas un problème en soi si vous aimez ça. Mais une certaine redondance pour les non-amateurs. Du coup, on appréciera d'autant plus les imposants cercueils ou les fascinantes représentations animales, qui se démarqueront du reste de l'expo. Je me trompe peut-être mais il me semble que le "Pharaons" de 2005 proposait quelque chose de beaucoup plus varié.
Je suis donc ressorti de ce "Crépuscule des Pharaons" avec un avis mitigé. Le plaisir de se replonger dans cette passionnante mythologie est là, ainsi que le plaisir de découvrir le cadre de Jacquemart. Mais il ne m'a fallu plus de 45 minutes pour faire le tour des 120 statues, ce qui m'aurait un peu frustré si j'avais dû payer. Le thème un peu trop restreint et la redondance générale si vous n'êtes pas un passionné de sculpture archéologique ne fera malheureusement pas de cette exposition un must des expositions à voir en ce moment. A réserver aux passionnés.
Depuis 2007, le Nef du Grand Palais accueille chaque année cet évènement exceptionnel qu'est le Monumenta. Le principe est le suivant, un artiste contemporain investit ses 13500 m2 et se l'approprie, créant ainsi un environnement artistique original. Après Anish Kapoor l'an dernier, c'est Daniel Buren qui a pris les rennes de cette édition 2012. Je ne suis pas un grand connaisseur de son oeuvre, à part ses célèbres colonnes, mais je m'en voulais d'avoir manqué l'édition 2011. Je me suis donc précipité hier pour en être, un jour avant la fin. Oui, ça se termine aujourd'hui!
Quand on rentre sous cette immense verrière, on est forcément ébahi. La taille du bâtiment est impressionnante, et la sensation que procure sa clarté est plus qu'agréable, surtout par beau temps. Y entrer en sachant qu'une oeuvre nous y attend fait forcément son petit effet. Dans la façon dont Buren s'est approprié l'endroit, la chose qui marque le plus, ce sont les couleurs, sublimées par cette fameuse lumière entrante. Des cercles oranges, jaunes, verts et bleus, se reproduisant à l'infini, supportés par des poteaux noir et blanc rappelant ses colonnes. Ces teintes douces nous caressent le visage et nous apaisent, loin du tumulte parisien. On avance doucement, et on regarde le ciel à travers ses anneaux colorés. Et le sol aussi.
On se rend quand même compte à un moment donné que 95% de l'exposition repose sur ces cercles, et la frustration vient nous titiller. L'art de Buren repose en grande partie sur des formes simples et un choc de teintes, on le sait, et ce Monumenta est tout à fait cohérent à ce niveau. On ne peut tout de même s'empêcher de penser à l'édition précédente et à l'impressionnante façon dont Anish Kapoor s'était approprié l'endroit, ou au sens plus profond des tas de vêtements de Boltanski en 2010. Mais peut-être que l'artiste français a juste voulu réaliser une sorte d'ode au bien-être, et dans ce cas, c'est plutôt réussi.
Deux trois choses viennent tout de même agrémenter tout ça, notamment la décoration du haut de la Nef. Une série de miroirs au sol donnent aussi un point de vue différent sur l'environnement. Même chose pour les escaliers à droite, qui permettent une vue globale et de haut, plutôt magnifique. A défaut d'être totalement conquis par le travail de Daniel Buren, ce Monumenta nous emmène donc dans un univers reposant, coloré et dépaysant, dans lequel on prendra plaisir à se balader et se vider la tête. Il ne vous reste plus que quelques heures pour en profiter et vous faire du bien!
- Mission: Impossible 4 - Protocole Fantôme (2011) de Brad Bird, avec Tom Cruise et Jeremy Renner: Je ne suis à la base pas un fan de la franchise mais ce volet avait bonne réputation. A juste titre! Parfaitement dirigé par le réalisateur des "Indestructibles", on est magnétisé par cette team parfaite. Renner a la classe, Paula Patton est une belle découverte, Simon Pegg réussit à nous faire rire et à rester crédible, et Tom Cruise est parfait. Un excellent film d'action!
15/20
- Une Vie Meilleure (2012) de Cédric Kahn, avec Guillaume Canet et Leïla Bekhti: Une histoire fait-divers à laquelle on ne croit que par instants. A force de vouloir lui donner un ton réaliste, Kahn n'insuffle pas vraiment de rythme à son film et ne développe pas vraiment d'empathie pour les personnages. Ainsi, même si le récit le justifie, on s'étonne de voir disparaître Leïla Bekhti d'une grande partie du métrage. Dommage.
09/20
- Nouveau Départ (2012) de Cameron Crowe, avec Matt Damon et Scarlett Johansson: Vous cherchez un moment guimauve? Ne cherchez plus. Je ne sais pas du tout si ce film a du fond, ou si on est juste en face d'une petite histoire (vraie) mignonnette. Peu importe, ça fonctionne. Les personnages sont plus qu'attachants, et tout le reste tient la route. Et les animaux finissent de nous achever. Un très joli moment donc, même si tout le monde n'aime peut-être pas la guimauve...
14/20
- John Carter (2012) d'Andrew Stanton, avec Bryan Cranston et Mark Strong: Oui c'est spectaculaire. Mais franchement, ça ne vole pas très haut. Il y a quelques bonnes idées par ci par là, mais on sent trop le film de studio sans âme qui aligne les formules pour gagner des entrées. Rien de mauvais, mais rien d'indélébile. On oubliera tout ça bien vite.
- Gustav Holst - The Planets (1914-1917) + A Somerset Rhapsody (1907) + Colin Matthews - Pluto (2000): Une oeuvre phare de la musique classique du 20e siècle, qui aura plus qu'influencé le cinéma américain. N'est-ce pas John Williams (Star Wars, Indiana Jones, ...)? Impressionnant de puissance et de beauté, ces Planètes sont à mes yeux l'un des monuments du genre. A écouter si vous aimez le classique (ou pas) et les musiques de films. 16/20
- 36 CrazyFists - Collisions & Castaways (2010): Je suis du genre à trouver le post-hardcore à tendance metal plutôt répétitif, c'est un peu toujours les mêmes formules, les mêmes riffs. Ce dernier album de 36CF est toutefois assez varié et qualitatif pour me convaincre. Et le dernier morceau, énorme, finit de me convaincre que le jour où j'aurai envie d'écouter de la mèche barbue tatouée, c'est sûrement cet album que je mettrai dans mon lecteur. 14/20
- Hollywoo (2011) de Frédéric Berthe et Pascal Sérieis, avec Florence Foresti et Jamel Debbouze: Quel est l'intérêt premier du film? Si le but était de faire une comédie avec Jamel et Florence Foresti, on est en présence d'une grosse catastrophe! Sinon, on dira juste que ce n'est pas terrible, et ce grâce à des personnages annexes plutôt sympas. Les deux stars se contentent de leur registre, et devraient penser à renouveler leur palette.
06/20
- Sherlock Holmes 2: Jeu d'Ombres (2011) de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr et Jude Law: Une suite sans grand intérêt, plus prétentieuse qu'efficace dans sa réalisation. J'avais entendu dire que ce second volet était très proche du premier, pourtant on ne retrouve plus l'ambiance "Vieux Londres" entraperçue dans le premier épisode. J'ai gardé quelques bons souvenirs du 1, le 2 sortira de ma mémoire assez vite.
10/20
- Vendredi 13 (2009) de Marcus Nispel, avec Jared Padalecki et Derek Mears: Sans aucun doute le pire épisode de la série. Et pourtant, il y en a eu des suites, plus de 10! Je ne suis pas un fan de cette franchise, et j'ai ressenti ce "remake" comme une insulte. Je n'ose même pas imaginer ce qu'en ont pensé les fans. Jason doit se retourner dans sa tombe. En espérant qu'il sera un peu plus respecté la prochaine fois qu'on le fera en sortir.
03/20
- Sexe Entre Amis (2011) de Will Gluck, avec Mila Kunis et Justin Timberlake: L'un des deux films sur le même thème sortis presque au même moment, et celui-ci est censé être moins bien. Pourtant, la complicité est parfaite entre Timberlake et Mila Kunis. Malgré quelques passages un peu trop plein de sucre, on rigole énormément grâce à des dialogues au poil et des seconds rôles formidables (la mère, Woody Harrelson en gay). Une bonne comédie!
Ah le rock en France... Ce n'est pas gagné, ce n'est tellement pas dans notre culture. Mais quelques espoirs sont tout de même permis, certains individus (à commencer par votre humble serviteur) essaient de proposer quelque chose de différent, d'ambitieux, et de montrer que tout est possible. Même faire du rock en France. C'est par exemple le cas des Stuck In The Sound, quatuor parisien qui en est déjà à son troisième album. Ils assurent sur disque, et ont la réputation d'envoyer de la saucisse sur scène. L'occasion était trop belle, l'Espace Michel Berger à Sannois étant à 30 minutes de chez moi. Cela m'évitera d'attendre la fin de l'année pour un Olympia à plus du double de prix.
En première partie, Birdy Hunt emballe la jeune assistance avec son surf rock avec des références clairement affichées, de Bloc Party aux Vaccines. Rien d'exceptionnel, mais de quoi passer le temps avec quelques morceaux intéressants et d'autres clairement déjà entendus. Une première partie mitigée, mais comme d'habitude, on a vu tellement pire que l'on ne classera pas du tout ces jeunes gens dans la catégorie "mauvais souvenir".
Louis et moi étions justement en train de dire que les salles de banlieues étaient toujours à l'heure, qu'un problème technique retarda l'entrée en scène des Stuck. Rien de grave, et on a pas du tout regretté cette attente. D'entrée de jeu, le quatuor aidé d'un comparse envoient sévère, enchaînant la subtilité de certaines compositions récentes et la fougue de titres plus anciens. Cà joue bien, José chante juste et harangue la foule avec une aisance en apparence naturelle. Le leader est vraiment impressionnant notamment vocalement, où son timbre de voix haut perché ne déraille jamais. Les chansons s'enchaînent, les impeccables singles du dernier album, "Brother" et le génial "Pursuit" nous en mettent plein les oreilles, le deuxième album nous rappelle à l'ordre et se pose comme l'un des meilleurs albums rock français de ces dernières années, et l'énergie limite punk de "Toy Boy" et autres représentant de "Nevermind The Living Dead" termine le travail. Les Stuck sont une machine de guerre bien rodée maintenant, tout est bien composé, bien interprété et nous convainc que l'on a devant nous un groupe spécial.
Si vous ne l'avez pas compris, je vous le redis. Stuck In The Sound est un des rares groupes français à vraiment valoir la peine sur la scène rock française, que ce soit sur disque ou sur scène. Donc n'hésitez pas si vous avez la possibilité de les découvrir d'une façon ou d'une autre. Et comme d'hab, les salles de banlieues assurent avec un concert à 15€ d'une indéniable qualité. Un très bon moment!
Le 3ème album est un tournant important dans la carrière. Il faudra à la fois confirmer et faire des choix. Les deux premiers disques de Hot Chip étant finalement assez différents, presque soul pour "Coming on Strong", plus electro pour "The Warning", on se demande ce que le quintet londonien nous a réservé pour cette troisième réalisation.
Sans grande surprise, le groupe a obté pour ... la surprise justement. Ce qu'on aime chez ces Grands Bretons, c'est cette volonté de ne jamais faire la même chose. Dès le premier morceau, on retrouve des sons inédits, une rythmique pas tout à fait conventionnelle. Le rythme sera d'ailleurs le mot clé de la moitié de l'album, comme dans "Shake A Fist" ou "Hold On", où l'on retrouve énormément de percussions. Même l'aspect purement electro semble avoir été pensé autrement, comme l'atteste le single "Ready For The Floor", plus classique que le reste de l'album tout de même. Niveau single, notons que "One Pure Thought" se pose peut-être comme l'une des meilleures chansons écrites par le combo. Et toujours avec ce rythme différent, plus exotique. Rassurez-vous, Hot Chip n'a pas perdu son légendaire sens de l'humour, on l'entend dans "Wrestlers" ou à l'intérieur de "Shake A Fist" avec ses "Sounds Of The Studio". Même si dans l'ensemble, ce troisième album paraît plus sérieux.
Le deuxième aspect important de l'album est le retour des chansons calmes, façon lover, un peu abandonnées dans le disque précédent. Dès "We're Looking For A Lot Of Love", on retrouve le côté soul de "Coming On Strong". La différence, et ce n'est que mon avis, c'est que la beauté qui ressort de ces titres est toute autre, il y a une mélancolie plus forte, plus assumée. Et même si le second degré n'est jamais très loin chez Hot Chip, on sent quand même une sincérité, une fragilité qui se cachait avant ça derrière l'humour. Le groupe va jusqu'à terminer l'album sur deux douceurs, "Whistle For Will" et "In The Privacy Of Our Love". Drôle de choix, qui nous laisse sur une drôle d'impression, plus touchante qu'à l'accoutumée.
Je ne me lancerai pas dans le cliché de l'album de la maturité car Hot Chip ne sera jamais vraiment mâture, du moins je l'espère. Mais on a le sentiment que le groupe assume plus que jamais ce qu'il a été, et ce qu'il est, grâce à certaines prises de risque, notamment au niveau de la rythmique. Peut-être aussi que les autres membres du groupe se sont davantage imposés par rapport au duo principal, Joe Goddard - Alexis Taylor. Depuis la sortie de l'album de New Build, le projet d'Al Doyle et de Felix Martin, on reconnait plus facilement la patte de Al dans certains riffs, sur "Hold On" par exemple.
Hot Chip est désormais un groupe avec un nombre de cordes à son arc assez impressionnant. Ce "Made In The Dark" est d'une qualité indéniable, et même si je lui ai personnellement préféré "The Warning", son prédécesseur, il a le mérite d'imposer Hot Hip comme le groupe le plus attendu par ceux qui attendent autre chose de la musique électronique.
- Les Yeux de Julia (2010) de Guillem Morales, avec Belen Rueda et Luis Homar: Un bon et beau film, très esthétique. Mais si vous souhaitez un moment frisson, il vous faudra changer de sélection. Il s'agit bel et bien d'un film d'horreur, mais qui joue davantage sur le suspense que sur la terreur. Un bon film qui ne fait pas peur.
13/20
- Un Mari de Trop (2008) de Griffin Dunne, avec Uma Thurman et Colin Firth: Une comédie romantique quelconque, réhaussée par la présence d'Uma Thurman, qui a quand même tendance à parfois surjouer, mais c'est peut-être ce genre de films qui veut ça car on peut toujours voir autant de subtilité dans son jeu. Sinon, pas à grand chose à retenir de ce long-métrage, même si l'on a vu pire.
10/20
- Green Lantern (2011) de Martin Campbell, avec Ryan Reynolds et Blake Lively: Une très bonne réalisation de Martin Campbell qui fait passer la pilule de pas mal de choses. Je ne suis pas du tout fan de Ryan Reynolds d'habitude, mais il s'en sort bien ici. L'univers de Green Lantern est assez kitsch, mais il est ici tout à fait assumé, et parfaitement réalisé comme je le disais, ce qui en fait une bonne adaptation.
13/20
- Time Out (2011) d'Andrew Niccol, avec Justin Timberlake et Amanda Seyfried: L'argent, c'est du temps. Le proverbe inversé devient l'excellent postulat de départ d'un film dont l'idée principale est très bien exploitée. Mais à côté de ça, que de défauts! Le rythme est mauvais (ce qui est étonnant de la part d'Andrew Niccol), certains personnages ne sont pas du tout crédibles, et il est vraiment dommage de voir une si bonne idée gâchée inexplicablement.
Of Montreal en live. Voici un concert qui s'annonce excitant! Quand on voit l'univers barré et bariolé du groupe sur disque, on ne peut que s'attendre à un show déjanté. Avec 2 premières parties, le tout pour 21€, c'était une soirée à ne pas louper pour tout amateur de concert de ce genre.
D'ailleurs, c'est quoi un amateur de musique de ce genre? C'est une question que je me suis posé plusieurs fois. Qui va voir Of Montreal en concert? Je dirai même: qui écoute Of Montreal? A la fois rock, pop, très 70's mais totalement moderne, bien psyché, un poil electro, follement disco, pas vraiment accessible en tout cas... Il y a à boire et à manger dans la musique de Kevin Barnes. Et c'est sans surprise que je me suis retrouvé dans un Trianon à peine à moitié plein. Certains diront que c'est dommage, qu'un groupe aussi exceptionnel devrait au moins remplir une salle de 1200 places, mais ma question me paraît pertinente. Tout le monde ne peut pas écouter Of Montreal. Est-ce élitiste de dire cela? Non, car la musique des américains ne l'est pas. Kevin Barnes est juste un artiste particulier, avec son univers trop psychédélique pour le commun des mélomanes, et qui ne saura convaincre tout le monde. La preuve, c'est que même parmi les fans du groupe, j'ai entendu certains dire qu'ils n'aimaient pas le dernier album. L'essentiel, c'est qu'il y ait suffisamment de monde pour que les musiciens se sentent bien et que tout le monde passe un bon moment. Et ce fût le cas.
Quelques mots sur les deux premières parties, NZCA/Lines a ouvert le bal, avec sa pop electro de qualité correcte. On a parfois penser assez fort à Metronomy sur certains titres, mais leur prestation était plutôt convaincante et se laisser écouter, à défaut de nous embarquer. Il manque quelque chose aux londoniens pour se démarquer des nombreux groupes du même genre musical. Cela dit, leur prestation n'était pas mal du tout si on la compare à celle de Yip Deceiver. Projet musical de deux musiciens de Of Montreal, on a là aussi affaire à de l'electro pop, mais pas dans le même genre. On a plutôt l'impression d'entendre des rejetons de Mika. Beaucoup trop pop, trop mainstream, les mélodies sont efficaces mais l'ensemble est beaucoup trop sucré pour me convaincre.
Quand la tête d'affiche débarque, c'est forcément autre chose. Of Montreal sur scène, ce sont 7 musiciens en plus de Kevin Barnes, des écrans à foison, des couleurs vives, pour coller avec l'univers psyché du groupe. Dans le genre, il m'a toujours fait penser à Sly & The Family Stone, qui, dans les années 70, mélangeait déjà énormément de styles, et surprenait par leurs tenues, leur excentricité et leur ouverture d'esprit. Voici peut-être la réponse à ma fameuse question. Pour voir un concert de Of Montreal, il faut ouvrir son esprit. Barnes vous y aide petit à petit, avec un début de show relativement pépère. Assis à son clavier, des chansons posées ouvrent le bal. Puis il commence à grandement taper dans l'album le plus connu, "Hissing Fauna, Are You The Destroyer?" et l'ambiance commence à monter. Personnellement, il m'a manqué quelques titres de "False Priest", mon préféré, mais il est vrai qu'avec 11 albums au compteur, le groupe peut se permettre de faire tourner les set-lists. Le show commence à s'agiter et ne cessera de monter en puissance, avant de terminer avec le très long mais monstrueux "The Past Is A Grotesque Animal". En rappel, on a carrément droit à un medley, reprenant quelques titres de différents albums. Excellent! Le gros plus du show sera l'animation vidéo tout au long du concert, et les différentes surprises qui le jalonneront. Du lâcher de ballons dès le premier titre, aux projections sur des écrans et des draps mobiles, en passant par des catcheurs mexicains décalés, on est complètement happé par le show. La preuve avec la vidéo ci-dessous, qui n'est malheureusement ni de Paris ni de Nantes, où le groupe était le lendemain, mais qui reste de la même tournée. La qualité n'est pas impériale mais cela vous donnera une petite idée de l'ambiance générale!
En définitive, on pourra toujours regretter qu'un si bon groupe ne remplisse pas davantage. Mais l'essentiel est que nous et le groupe ayons passé un très bon moment, différent, psyché à souhait. On m'y reprendra sûrement!
- Les Immortels (2011) de Tarsem Singh, avec Henry Cavill et Mickey Rourke: Tarsem Singh continue de montrer ses qualités dans le domaine du visuel. Un univers à part, des idées barrées, ou bizarres selon les goûts, de quoi donner dans la forme un impressionnant blockbuster. Quant au fond, difficile à dire tant tout se cache derrière la mythologie. Et le plaisir dans tout ça? Il est présent, aussi coupable soit-il.
12/20
- Bon à Tirer (B.A.T.) (2011) des Frères Farrelly, avec Owen Wilson et Jason Sudeikis: Passé le très agréable effet de surprise du premier visionnage, qui nous fera bien rigoler, le soufflé retombe dès le deuxième. Décevant, ce n'est qu'un Farrelly de plus finalement, avec, ce qui lui donne un minimum d'intérêt, une bonne réflexion de fond sur un aspect du couple, et sa faiblesse, le côté vulgaire de l'ensemble.
10/20
- Very Bad Trip 2 (2011) de Todd Philips, avec Bradley Cooper et Zach Galifianakis: Une redite du premier volet, en moins bien. Malgré quelques gags corrects, c'est l'assemblage du puzzle qui prend le dessus sur la comédie. Et ce n'est vraiment pas l'aspect le plus sympa du film, car la surprise s'est envolé à la fin du précédent générique.
09/20
- Limitless (2011) de Neil Burger, avec Bradley Cooper et Robert De Niro: Un film du mardi soir, plutôt correct, mais sans véritable personnalité. La crédibilité de Bradley Cooper, impeccable, est contre-balancé par le besoin de trop en faire du réalisateur.