dimanche 28 août 2011

Joan As Police Woman - The Deep Field (2011)





Derrière ce nom de groupe mystérieux se cache Joan Wasser. Artiste américaine, ex-petite amie de Jeff Buckley notamment, cette songwriter a par le passé travaillé avec Lou Reed, Nick Cave, Dave Gahan ou plus récemment, Rufus Wainwright. "The Deep Field", troisième album de son groupe, se veut plus calme que les précédents. Un peu trop?


Joan Wasser est donc le pilote de cette entreprise. Guitariste, claviériste, compositeur, ses mélodies guident ses chansons malgré la douceur de sa voix. Musicalement, on pense à Elysian Fields, en moins sombre, et à ce genre de groupes de pop subtile, qui se mélange avec d'autres styles. Ici, les arrangements tendent vers le jazz et la soul. Les morceaux qui sortent du lot sont ceux où ces arrangements ne sont pas trop colorés, qui savent se faire discrets ou se mettre au service des chansons. "The Action Man" ou "Forever And A Year" apparaissent comme de petites merveilles, douce et optimiste pour la première, beaucoup plus triste pour la seconde. De son côté, l'excellent "Run For Love" nous entraîne avec son refrain aux mesures composées et l'évidence de ses couleurs jazzy.


"The Deep Field" est en tout cas un album calme, posé. Les morceaux sont en général assez longs, faussement accessibles, et il sera facile d'y trouver quelques longueurs, voire de le trouver un peu plat. Un peu de temps permettra aux plus patients d'être séduit par la beauté et la subtilité de ces mélodies. "Flash", par exemple, est un morceau assez lent, calme, long (presque 8 minutes), que l'on finit par trouver magnifique, mais qui pourrait très bien en ennuyer certains.


Voici donc un disque à écouter au calme, seul, les yeux fermés. Finalement très mélancolique, il ne sera pas l'album idéal pour vous mettre la pêche. Il aurait peut-être nécessité d'un poil de relief supplémentaire, notamment au niveau de la production, pour relever ses jolies mélodies. En revanche, si vous cherchez un album posé, doux comme une caresse, mais subtil, ce "Deep Field" est à découvrir.


13/20



mercredi 24 août 2011

Top 5: "L'avion est le moyen de transport le plus sûr, statistiquement..."



Ah les vacances... Partir loin, aller chercher le soleil... Et pour cela, il faut parfois parcourir de grandes distances. Et qui dit grandes distances dit... avion. Gad Elmaleh en parle très bien: "J'arrêterai d'avoir peur en avion le jour où on arrêtera d'applaudir les pilotes parce qu'ils ont réussi l'atterrissage.". Je n'ai pas plus peur que ça en avion, mais j'avoue qu'il y a toujours une appréhension avant de décoller.
Au cinéma, les scénaristes savent jouer sur la claustrophobie liée à ce moyen de transport. Voici mon Top 5 des films que je ne regarderai pas avant d'aller à l'aéroport:




- 5: "Des Serpents Dans l'Avion" de David R. Ellis: l'histoire est à la hauteur du titre: improbable! Et pourtant, le côté parodique du métrage nous apporte un plaisir coupable. Bien sûr, ce n'est pas ce film qui va nous empêcher de monter à bord!


- 4: "Madagascar 2" d'Eric Darnell: oui bon, celui là non plus ne va pas vous rendre phobique de l'avion. Reconnaissez quand même qu'un coucou qui décolle du haut d'un arbre, projeté par un lance-pierres, ça méritait une 4ème place! Commencez à vous inquiéter si votre compagnie s'appelle "Air Pingouins"!


- 3: "Red Eye" de Wes Craven: l'avion, c'est aussi d'autres passagers. Rachel McAdams était loin de se douter que le beau jeune homme à côté d'elle était un grand psychopathe. Mais que voulez-vous faire, coincée que vous êtes en plein ciel? Un bon petit film sans prétention, emmené par 2 excellents jeunes acteurs (Rachel McAdams donc, et Cillian Murphy).


- 2: "58 Minutes Pour Vivre" de Renny Harlin: quand les méchants contrôlent l'aéroport, c'est le drame assuré. Dire à un pilote d'atterrir et éteindre la piste au dernier moment, c'est moyen dans l'esprit. Manque de chance pour eux, la femme de John McClane est dans un de ces avions...


- 1: "Destination Finale" de James Wong: la meilleure scène de "crash" d'avion à mon avis, à cause de son double effet (rêve prémonitoire puis réalité). James Wong réalise à merveille le premier épisode de la saga et nous offre une intro de très haute qualité. Celui là, c'est sûr, je ne le regarderai pas avant de prendre un vol!