jeudi 21 juin 2012

Monumenta 2012: Daniel Buren, Nef du Grand Palais (Paris)





Depuis 2007, le Nef du Grand Palais accueille chaque année cet évènement exceptionnel qu'est le Monumenta. Le principe est le suivant, un artiste contemporain investit ses 13500 m2 et se l'approprie, créant ainsi un environnement artistique original. Après Anish Kapoor l'an dernier, c'est Daniel Buren qui a pris les rennes de cette édition 2012. Je ne suis pas un grand connaisseur de son oeuvre, à part ses célèbres colonnes, mais je m'en voulais d'avoir manqué l'édition 2011. Je me suis donc précipité hier pour en être, un jour avant la fin. Oui, ça se termine aujourd'hui!




Quand on rentre sous cette immense verrière, on est forcément ébahi. La taille du bâtiment est impressionnante, et la sensation que procure sa clarté est plus qu'agréable, surtout par beau temps. Y entrer en sachant qu'une oeuvre nous y attend fait forcément son petit effet. Dans la façon dont Buren s'est approprié l'endroit, la chose qui marque le plus, ce sont les couleurs, sublimées par cette fameuse lumière entrante. Des cercles oranges, jaunes, verts et bleus, se reproduisant à l'infini, supportés par des poteaux noir et blanc rappelant ses colonnes. Ces teintes douces nous caressent le visage et nous apaisent, loin du tumulte parisien. On avance doucement, et on regarde le ciel à travers ses anneaux colorés. Et le sol aussi.




On se rend quand même compte à un moment donné que 95% de l'exposition repose sur ces cercles, et la frustration vient nous titiller. L'art de Buren repose en grande partie sur des formes simples et un choc de teintes, on le sait, et ce Monumenta est tout à fait cohérent à ce niveau. On ne peut tout de même s'empêcher de penser à l'édition précédente et à l'impressionnante façon dont Anish Kapoor s'était approprié l'endroit, ou au sens plus profond des tas de vêtements de Boltanski en 2010. Mais peut-être que l'artiste français a juste voulu réaliser une sorte d'ode au bien-être, et dans ce cas, c'est plutôt réussi.








Deux trois choses viennent tout de même agrémenter tout ça, notamment la décoration du haut de la Nef. Une série de miroirs au sol donnent aussi un point de vue différent sur l'environnement. Même chose pour les escaliers à droite, qui permettent une vue globale et de haut, plutôt magnifique.
A défaut d'être totalement conquis par le travail de Daniel Buren, ce Monumenta nous emmène donc dans un univers reposant, coloré et dépaysant, dans lequel on prendra plaisir à se balader et se vider la tête. Il ne vous reste plus que quelques heures pour en profiter et vous faire du bien!







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