vendredi 26 octobre 2012

Quicktest ciné!





- Terminator (1985) de James Cameron, avec Arnold Schwarzenegger et Michael Biehn:
Une pression s'installe d'entrée, une tension de chaque instant qui ne vous lâchera plus jusqu'à la fin du film. C'est dire la qualité du storytelling et de la réalisation de James Cameron. Certes, les effets spéciaux ont bien vieilli, mais tout le reste est là. Pas un classique pour rien!

15/20

- Radiostars (2012) de Romain Levy, avec Clovis Cornillac et Manu Payet:
La bonne surprise! Une comédie bien ficelée, avec son lot de scènes et de répliques cultes, certaines étant même à la limite du correct pour un film que l'on pourrait croire familial. Dommage que cette relative irrévérence s'estompe dans la dernière demi-heure. Pas grave, "Radiostars" nous fait rire suffisamment pour remplir sa fonction.

13/20

- Another Earth (2011) de Mike Cahill, avec Brit Marling et William Mapother:
Un fait divers sur fond d'astronomie, un drôle de mélange qui fonctionne complètement. Ce petit film indépendant est emprunt d'une forte et irrésistible poésie, et n'oublie pas de donner un sens à son propos. A noter la performance de la jeune actrice Brit Marling, dont on entendra parler à coup sûr!

15/20

- The Road (2009) de John Hillcoat, avec Viggo Mortensen et Kodi Smit-McPhee:
Un road-movie (à pied) post-apocalyptique de très bonne facture, avec une ambiance soignée et sombre, et quelques scènes chocs. Dommage que quelques longueurs se fassent ressentir, car on ne passe pas loin d'un film référence. 

14/20


mercredi 17 octobre 2012

Histoires de voir, Show and Tell - Fondation Cartier (Paris)






Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, il pleut un peu en ce moment. C'est gris et c'est triste. Mais on ne va pas se laisser abattre, car il y a des choses à faire on ne peut plus compatibles avec ce type de météo. Comme aller voir une exposition par exemple! Et en ce dimanche humide, la Fondation Cartier nous appelle à lui rendre visite, pour un voyage à travers les arts dits "naïfs" du monde entier. Cela s'appelle "Histoires de Voir, Show and Tell". Sont rassemblées plus de 400 oeuvres, de plus de 50 artistes différents, la plupart peu ou pas connus du tout. Une exposition sous le signe du dépaysement et de la découverte.




Le cadre de la Fondation est des plus agréables. Inondées de lumière naturelle grâce à ses façades vitrées, les deux salles du rez-de-chaussée nous ouvre son espace, avant de rejoindre le sous-sol. Une fois les repères pris par rapport aux totems d'information et aux oeuvres, la visite peut commencer. Les histoires de chaque artiste nous sont racontées et l'on apprend autant par les mots que par les peintures ou les sculptures. Originaires du Brésil, d'Haïti, de Mumbaï ou du Japon, certains sont décédés, d'autres sont restés dans la misère la plus complète, là où d'autres ont eu  un peu plus de réussite. On s'intéresse à ces parcours de vie, ces univers, et chaque création nous balance de culture en culture. Des vases de Takeshi Kitano (seul artiste vraiment connu), aux drapeaux perlés de Jean-Baptiste Jean Joseph en passant les coups de crayons rectilignes de Mamadou Cissé ou même les simples dessins, très enfantins, de tribus brésiliennes. Même si tout ne plaît pas, on ne peut rien dire sur le formidable voyage procuré à chaque étape.




L'un des thèmes de cette expo est le côté "naïf" des artistes, dans le sens autodidacte du terme. Le mot artiste devrait d'ailleurs pour certains être carrément remplacé par le mot artisan, comme la brésilienne Ciça et ses masques de terre. Il est appréciable de voir en ces hommes et femmes l'état pur de l'art, avec aucune prétention à être exposés ou présentés. Ils créent parce qu'ils en ressentent le besoin, et parfois même pour survivre, en vendant leur travail. Et le savoir-faire se transforme alors en beauté, montrant que la relation entre artisanat et travail d'artiste peut être étroite. Les poteries de la famille Ortiz en est un bel exemple.




Au milieu de cette variété d'univers, j'ai vu de très jolies choses. Les vases de Kitano, la somptueuse maisonnette en faïence d'Alessandro Mendini, les pièces de bois sculptées de Nino ou d'Antonio de Dedé... Mais le coup de coeur revient sans conteste au peintre danois Hans Scherfig. Ses peintures d'une jungle luxuriante et colorée sont extraordinaires, d'autant plus qu'il avoue lui-même ne jamais y avoir mis les pieds. Les couleurs sont hallucinantes, il en est de même pour la quantité de détail, notamment sur le fantastique "Det Store Trae". Quelque part entre le Douanier Rousseau et un dessin animé!




Je n'ai pas parlé des films dans la salle de visionnage, qui semblaient très intéressants, d'après la trentaine de minutes que j'ai pu voir (sur 4 heures d'images!). Juste avec les oeuvres, il y a de quoi faire un bien joli voyage, à la fois contemporain et traditionnel, grâce à ces artistes et artisans du monde entier. Et même si, comme souvent, je ne vous en parle qu'au dernier moment (l'expo se termine le 21 octobre), je ne peux que vous inviter à vous perdre dans l'enceinte de la Fondation Cartier. Profitez-en, il pleut encore. :)





mardi 9 octobre 2012

Quicktest musique!





- Chloé - One In Other (2010):
Deuxième album de Chloé, DJette qui donne dans l'électro minimal et ambiancé. La texture des sons créée  par la parisienne est impressionnante de qualité et d'originalité, on est vite envoûté et transporté par ces compositions feutrées et sensuelles. Même si les adeptes de beats enflammés resteront sur leur faim, ce "One In Other" saura satisfaire, malgré quelques longueurs, ceux qui voudront se laisser porter ailleurs.

14/20



- Unsane - Wreck (2012):
Après 5 ans d'absence, le 7ème album des vétérans du noise était sûrement attendu par les amateurs du genre. Ne connaissant pas leur discographie, j'ai personnellement trouvé ce disque un poil redondant, avec de bonnes idées par ci par là, mais le même son, la même façon de crier, la même batterie linéaire, le même genre de riffs. Rien de mauvais, quelques bons morceaux, mais un album qui lasse alors qu'il ne fait que 40 minutes.

11/20



vendredi 5 octobre 2012

Quicktest cinéma!





- L'Amour Dure Trois Ans (2012) de Frédéric Beigbeder, avec Gaspard Proust et Louise Bourgoin:
Beigbeder a sans conteste possible franchi un cap au niveau de la réalisation. Ses acteurs sont impeccables et l'ensemble est agréable à regarder. Pourtant, quelque chose ne fonctionne pas. Le texte de départ? Peut-être. Quelques bonnes répliques mais rien de très cohérent avec le sujet principal, et un sentiment mitigé au final.

10/20

- La Nuit des Morts-Vivants (1970) de George Romero, avec Duane Jones et Judith  O'Dea:
Premier volet de la saga des morts-vivants de Romero et on peut parler d'invention du genre. Niveau qualité,  difficile de juger tant le jeu d'acteurs et les effets spéciaux sont grossiers. Mais on sent déjà tout le potentiel du réalisateur et du sujet. En attendant "Zombie: Le Retour des Morts-Vivants", le chef d'oeuvre du genre, celui-ci reste un classique. A voir.

12/20

- Minuit à Paris (2011) de Woody Allen, avec Owen Wilson et Rachel McAdams:
Woody continue son tour d'Europe et plante son décor à Paris. Et bien lui en a pris, l'ambiance de notre capitale semble l'inspirer. En plus des belles images et des textes inspirés, on apprécie surtout la qualité de la réflexion sur le temps et sur les époques, notamment sur le "c'était mieux avant". Un très bon Woody Allen!

15/20

- Ed Wood (1994) de Tim Burton, avec Johnny Depp et Sarah Jessica Parker:
Tim Burton nous raconte l'histoire du "réalisateur le plus nul de l'histoire". A la fois pathétique et touchant, dans tous les cas passionné, Ed Wood nous montre une façon différente de faire des films, à la fois instinctive et naïve. Quant au film de Burton, c'est une réussite, qui traîne peut-être un peu en longueur par moments. Et un très grand Johnny Depp bien sûr.

14/20

mercredi 3 octobre 2012

Live Report: Graham Coxon, Café de la Danse, Paris, 17-09-2012





C'est ce qui s'appelle un bon concert de rentrée! Si je ne me trompe pas, c'est la première édition du festival Eldorado, qui regroupe sur 5 jours une fine fleur de l'indépendant musical. En tête d'affiche, Graham Coxon. Bien sûr que si vous connaissez Graham Coxon. Je ne vous dirai pas ce qu'il a fait car on ne peut pas trouver un article sur lui qui ne parle pas de son passé. Mais Graham, c'est aussi une carrière solo plus que fournie puisqu'il a sorti cette année son 8ème album, "A+E", où il a incorporé des éléments électroniques dans son post-punk des familles. Ne l'ayant jamais vu sous cette forme, je peux vous dire que j'attendais ce concert avec impatience!

N'y allons pas par quatre chemins, Graham est mon guitariste préféré. Son jeu particulier est le seul qui me sidère à chaque fois, que ce soit dans Blur ou en solo. Qu'il s'agisse de son son, de ses riffs, de ses mélodies vocales, ou de ses deuxièmes voix, tout paraît original et l'alliance avec Damon Albarn à l'époque était juste une arme imparable. En solo, toutes ces différences vont déranger un peu plus et seuls les amateurs de sonorités indés vont se reconnaître dans ces chansons pas trop commerciales. En live, on flirte avec le punk au niveau de l'esprit et le post-punk et le noise au niveau des étiquettes, tout ça noyé dans cette attitude et ce flegme typiquement anglais. Accompagné de 5 musiciens, notre ami briton est plutôt à l'aise et déconne autant avec ses musiciens qu'avec le public, même si sa timidité prend souvent le dessus et certaines blagues, ou certaines phrases resteront entre lui et le premier rang. Musicalement par contre, pas de problème, le Café de la Danse, complet d'ailleurs, en prend plein les oreilles, et dans la longueur qui plus est. 21 titres seront joués, presque 1h45 de concert! De quoi se rendre compte, pour ceux qui avaient besoin, de la quantité et de la qualité du répertoire de Sir Coxon.

En tout cas, cela fait très plaisir de le voir devant une salle, petite certes, mais tout de même pleine à craquer.  Lui le premier était heureux comme tout de nous voir si nombreux. Entre les anciens fans de Blur, les amateurs de rock indés et les hypes jusqu'aux oreilles, le public parisien a enfin honoré comme il se doit le guitariste génial doublé de cet être humain attachant qu'est Graham Coxon.

Je n'ai point dit mot sur la première partie, Apes & Horses, car, vous commencez à me connaître, le boulot ne m'a pas permis d'arriver à temps pour les voir. Une très bonne soirée en tout cas, bon vent au festival Eldorado, et merci monsieur Coxon!