vendredi 7 novembre 2014

Quicktest Ciné !





- Moi, Moche et Méchant (2010) de Chris Renaud et Pierre Coffin:
Pour une entrée dans le monde de l'animation, on peut dire que c'est réussi!  "Moi, Moche et Méchant" vient concurrencer les Pixar et autres Disney avec ce mélange bien dosé d'humour et de tendresse. Détonnant, avec juste ce qu'il faut d'irrévérence, bien aidé par les Minions en parfaits seconds rôles, voici un dessin animé qui frappe juste, et qui saura convaincre  petits et grands.

15/20

- Iron Man (2008) de Jon Favreau, avec Robert Downey Jr et Gwyneth Paltrow:
Le temps passe et, à part les X-Men, Marvel n'est toujours pas ma tasse de thé. Iron Man a sa petite myhtologie, mais rien d'exceptionnel, du moins à mes yeux. Par contre, au cinéma, il a Robert Downey Jr, et ça, ça change tout. Plus qu'une interprétation, il réussit à transcender le rôle et lui donner une rare énergie et un incroyable sens de l'humour. Des super pouvoirs non négligeables.

14/20

- The Bling Ring (2013) de Sofia Coppola, avec Emma Watson et Katie Chang:
La bonne nouvelle, c'est que Sofia Coppola revient à la base de son univers, à savoir les jeunes filles en détresse. Du coup, on a vraiment l'impression de la retrouver, après un "Somewhere" un peu raté. "The Bling Ring" est une histoire vraie, un super fait divers parfait à raconter, mais finalement assez vain. Il n'a pas la puissance tragique d'un "Lost In Translation" ou de "Virgin Suicides". Reste un bon film quand même, avec un regard intéressant sur une certaine frange de la jeunesse actuelle.

13/20

- Les Stagiaires (2013) de Shawn Levy, avec Vince Vaughn et Owen Wilson:
Avec deux zigotos comme Vince Vaughn et Owen Wilson à l'affiche, on y va pour s'en payer une tranche. Et à ce niveau là, "Les Stagiaires" déçoit et n'arrive pas à la cheville d'un "Serial Noceurs" par exemple. Bizarrement, c'est au niveau de l'histoire que le film va agréablement nous surprendre. Rien d'incroyable mais une bonne réflexion sur les générations et le monde du travail. Et c'est par ce biais que les personnages, bien sympathiques, finiront par nous donner la banane.

12/20

lundi 3 novembre 2014

Live Report: Pitchfork Music Festival, Grande Halle de la Villette, Paris, 31-10-2014





Titillé chaque année, mais découragé par le prix un peu prohibitif (49€ pour un jour, 110€ les 3), je me suis pour la première fois laissé convaincre par le Pitchfork Music Festival. Le Pitchfork, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est en ce moment la pointe de ce qu'il faut connaître et aimer en matière de musique indé. Et quand je dis ça, je parle aussi bien de qualité musicale que de côté branchouille. Même s'il pourra paraître un poil élitiste pour certains, force est de reconnaître que leur choix de programmation fait très souvent mouche. Plus que ça, il mélange sans complexe le rock, le hip hop, l'electro, la pop ou la folk, faisant fi des barrières musicales dont on devrait se moquer royalement. La preuve en cette soirée d'Halloween, où l'on passe du coq à l'âne, avec le bon goût comme agréable constante.
(photos: Vincent Arbelet pour le Pitchfork Music Festival)


18h30 - 01h15, huit concerts. On relativise le prix et on sait que la soirée va être sportive. Surtout que la Grande Halle de la Villette permet d'accueillir deux scènes, à chaque extrémité de la salle, on comprend vite qu'il y aura très peu de temps mort. Et ça commence violemment. Perfect Pussy débarque avec sa furie punk et nous allume les oreilles d'entrée. Une réputation de groupe de scène qui trouvera ses limites dans le son proposé, notamment celui des guitares, inaudibles, transformant leur puissance espérée en set bruitiste. L'énergie est là quand même, et au vu, ou du moins à l'entendu de certains morceaux sur disque, j'espère les revoir bientôt, dans une salle plus petite, plus en accord avec leur style. 





Du punk au folk, il n'y a que quelques pas, ceux qui conduisent de la 1ère à la 2ème scène. D.D. Dumbo est un homme orchestre des temps modernes. Par un système de boucles, le jeune australien réussit à construire un set que je pensais trouver beaucoup plus répétitif. Bien sûr, la façon de faire, instru après instru, est la même à chaque titre, mais ses chansons sont suffisamment bien écrites pour nous convaincre à chaque fois. On pense successivement à Jeff Buckley, ou Sting pour certaines intonations de voix. Un bon concert, très agréable.


Basé en grande partie sur des artistes peu connus, il était nécessaire de réviser un minimum avant de venir. De ce que j'avais pu entendre, Son Lux semblait être le plus prometteur. Mais franchement, je ne m'attendais pas à cela. L'electro-pop de son dernier album, "Lanterns", a la classe, mais ne semblait pas receler autant de puissance potentielle. Bien aidé par ses deux furieux et excellents compères, Ryan Lott enchaîne la beauté et la fureur, l'ombre et la lumière. Un moment de bonheur pour l'amateur de contraste que je suis. Le meilleur concert de la soirée. Oui, devant St Vincent, pour qui je suis venu à la base. Impressionnant!


L'un des groupes les plus attendus par le public apparemment était Future Islands. Avec les prestations endiablées de son excentrique chanteur, beaucoup était venus pour se déhancher sur leurs rythmes pop. Musicalement, j'ai été un peu déçu. Les nappes de claviers pendant 45 minutes, c'est légèrement redondant... Il va falloir varier davantage pour combler ceux qui ne viennent pas que pour remuer leur popotin. Mais il y a quelque chose d'éminemment sympathique chez eux qui compense cette légère faiblesse musicale. Ils débarquent sur scène déguisés pour Halloween, se donnent plus qu'à fond, et leur leader, suant comme un goret, plaisante tout le long et papote avec le public, comme personne en cette soirée. Un concert fun et un sacré showman! 




Tout s'enchaîne, aucun break, on attend le groupe tout pourri qui servira d'excuse pour aller se ravitailler. Mais il ne viendra pas. C'est la jeune danoise Mo qui sera sacrifiée quelques morceaux pour que j'aille reprendre des forces. Du moins essayer. Car le système de jetons pour se sustanter a de quoi énerver. Ok, vous voulez nous faire consommer, les gars, on a compris. 4€ la boisson, mais un système de jetons qui ne s'achètent que par tranche de 10€. Donc si tu veux quelque chose, ce sera quand même 10€ minimum. Très peu pour moi. Agacé, je n'ai pas vraiment profiter du concert de Mo, qui ne m'avait pas emballé lors de mes premières écoutes sur disque. Pourtant, de loin, certaines mélodies ressortent clairement et ont le potentiel pour convaincre. Sans être dedans, elle a su me donner envie de suivre ses prochaines aventures. A suivre donc...



Révélation de l'année précédente, avec son très bon premier album, Chvrches faisait limite figure de groupe confirmé, vu le nombre de dates qu'ils ont enchaîné ces derniers mois. En ce qui me concerne, leur concert au Trianon avait été une déception et j'avais hâte de les revoir pour infirmer ou confirmer cette sensation. Et bien, Chvrches en live, ça n'a pas changé. Toujours cette impression d'écouter le disque en plus fort, toujours ces effets gênants sur la voix, toujours ce jeu de scène limité. Mais toujours aussi des titres d'une réelle qualité qui arrivent, avec la puissance et la qualité de la prod, à nous emporter presque à chaque morceau. Le jour où le trio écossais haussera son niveau de jeu en live, il deviendra réellement incontournable.


Le moment tant attendu pour moi était arrivé. C'est la première fois que je voyais Annie Clark, aka St Vincent, sur scène. Sa réputation la précède et on a toujours un peu peur d'être déçu dans ces cas là. Mais ce ne fut pas du tout le cas. Ses morceaux sont d'une telle qualité qu'une simple interprétation aurait fait le boulot. Mais, ces petites chorégraphies, ses mignons petits pas, ou sa façon de se jeter par terre, comme pour tuer dans l'oeuf la possibilité de la classer dans la case diva, nous amène à ce constat simple. St Vincent est une guitare heroïne, aux riffs affûtés, aux arrangements complexes, dissonants et dérangeants. Elle vous charme une seconde et vous botte les miches celle d'après, vous laissant au final avec cette impression qu'elle est unique. La grande classe!





Les styles sont tellement différents que l'on ne peut même pas dire que Belle & Sebastian va souffrir de la comparaison avec la miss. C'est juste un autre univers dans lequel on va s'engouffrer avec grand plaisir. Mais avec, aussi, un brun de fatigue quand même. Sans ravitaillement, les paupières commencent à se faire lourdes et les vieux briscards écossais auront du mal à me convaincre entièrement. Leur classic brit pop fait le boulot, et nous emporte même sur certains titres aux rythmes plus enjoués. Mais d'autres souffrent de leur classicisme justement, et je suis certain qu'ils auraient pu, au vu de leur discographie, nous sortir un set un peu meilleur que celui-ci. Mais encore une fois, le concert est de qualité dans l'ensemble, et termine la soirée de manière très tendre et bon esprit.


18h30 - 01h15, huit concerts. On relativise complètement le prix, vu qu'aucun des huit groupes n'a été mauvais, bien au contraire. Pitchfork confirme la véracité de ses choix musicaux et l'on sera impatient, d'ici quelques mois, de retrouver leur excellente programmation. A l'année prochaine!

Et si vous voulez voir ou revoir certains concerts de cette édition 2014, c'est par ici !




jeudi 30 octobre 2014

Top 5 films d'horreur pour Halloween!





J'ai envie de le faire chaque année, cette fois-ci, j'y pense! Voici quelques idées de films d'horreur à voir en ce lugubre 31 octobre. Personnellement, je suis tombé dedans quand j'étais bien jeune, et c'est un genre cinématographique qui a encore bien du charme à mes yeux. Bien sûr, au fil des ans, on pourrait croire que plus rien ne va nous fait peur. C'est sans compter certains trublions, James Wan en tête, passés maîtres dans l'art d'explorer toutes nos angoisses. J'ai cependant essayé de faire une sélection variée, en essayant de ne pas trop tomber dans l'éloge élitiste de la pure frayeur. L'horreur est un genre suffisamment vaste pour satisfaire le plus grand nombre. Voici donc ma sélection des films de 2013. Bouh!


5: World War Z, de Marc Foster (2013):
Commençons doucement, avec un film d'horreur à voir en famille. Pas de grande peur à l'horizon, tout est bien édulcoré, les zombies sont méchants mais Brad est là pour vous protéger. Optez pour la version director's cut quand même, avec quelques minutes de zombies en plus, histoire de paraître un minimum crédible. Les puristes détesteront sûrement mais le savoir-faire hollywoodien assurera le service après vente du divertissement. Un popcorn movie horrifique, si vous voulez.




4: Pandémie (Gamgi), de Kim Sung-Soo (2013):
Un Top 5 film d'horreur sans film asiatique n'est pas un Top 5 film d'horreur. Pourtant, ici, rien à voir avec "Deux Soeurs", "Ring", ou toute autre histoire de fantôme à vous faire manger votre télécommande. J'ai choisi "Pandémie" pour faire écho à l'actualité, il montre énormément de choses sur les conséquences que pourraient avoir une contagion massive sur la société actuelle, en s'appuyant sur les relations entre personnages. Kim Sung-Soo sait nous toucher et du coup, quand les scènes difficiles arrivent, elles semblent avoir encore plus d'impact. Car après tout, l'horreur est humaine...




3: Insidious, Chapitre 2, de James Wan (2013):
Pour moi, le premier "Insidious" est un classique de l'horreur moderne, ni plus ni moins. Terrifiant, intelligent, à la fois référencé et irrévérencieux, sa suite ne pouvait pas lui tenir la dragée haute. James Wan arrive tout de même à lui donner de la qualité, en évitant une certaine redite dans la deuxième partie du film, en accentuant les pistes horrifiques contradictoires. On perd en cohérence mais on gagne en folie. Niveau frousse, on monte d'un cran, c'est évident...




2: Mama, d'Andres Muschietti (2013): 
Pareillement, la présence d'un film espagnol est obligatoire dans ce Top. L'originalité de ce métrage, c'est la part d'humanité du fantôme, toute relative certes, mais dont on comprend l'intention. Premier film d'horreur maternel, "Mama" saura rajouter quelque chose dans sa terreur, une sorte de tendresse et d'empathie qui ne nous laissera pas insensible à l'histoire. Et si un film d'épouvante vous faisait pleurer?




1: Conjuring, Les Dossiers Warren, de James Wan (2013):
Personne ne saura mieux vous faire peur que James Wan. Ses ambiances sont parfaites, ses timings excellents. Un vrai savoir-faire qui pourrait tendre à se répéter un peu par moments. Peu importe "The Conjuring" est un peu l'apothéose actuel du film de possession. Plus cohérent qu'"Insidious 2", plus maîtrisé, il saura à coup sûr faire hérisser le moindre poil de votre anatomie. N'oubliez pas d'éteindre la lumière. Bon courage... Et faites de beaux rêves...




mercredi 29 octobre 2014

Quicktest Musique !






- Kavinsky - OutRun (2013):
Un truc me dérange chez Kavinsky. Comment un artiste peut être si nettement estampillé "cool" en ayant montré si peu de choses? C'est un premier album, certes, mais cela commence à se savoir que le mec tourne avec les mêmes morceaux depuis 2006. Alors, Kavinsky, précurseur dans le revival 80's ou opportuniste qui attend son tour et l'exploite au maximum? Musicalement, c'est fun, kitsch, parfois bien foutu, souvent redondant aussi. On sera quand même quelques uns à ne pas pouvoir se contenter de ça. La suite, si suite il y a, nous en dira plus sur l'état d'esprit du bonhomme.

11/20





- Gesaffelstein - Aleph (2013):
Encore un DJ producteur français, mais dans un style bien différent. Dix ans de moins, un son moderne, tranchant, agressif parfois. Il sait aussi se faire subtil et établir des ambiances vraiment travaillées. Le tout est par contre très clinique, ses conceptions sonores sont bluffantes, mais l'on pourra par moments regretter ce côté aseptisé. "Aleph" reste impressionnant, pas étonnant que le jeune Lyonnais se soit déjà imposé comme une pointure du paysage électronique français.

14/20




mercredi 22 octobre 2014

Top 5: Femmes ... Vraiment Fatales ...





Il est temps de parler franchement. Le sexe fort, le sexe faible, tout ça, à votre place, je n'y croirais pas trop. J'ai vu "Gone Girl" au cinéma hier soir, et cette histoire de femme kidnappée m'a inspirée ce petit Top 5. Les femmes sont pour moi souvent une grande source de respect et d'inspiration. Mais je ne me leurre plus depuis longtemps, on respecte parfois ce que l'on craint, et les femmes, sous leur apparence fragile, ne doivent pas être sous-estimées. Elles peuvent même être dangereuses. Vous ne me croyez pas? Quoi de mieux que la vérité cinématographique pour le démontrer...



- 5: "Liaison Fatale" d'Adrian Lyne: 
Michael Douglas est un a(i)mant à problèmes. Particulièrement avec les femmes. Avant "La Guerre des Rose" et "Harcèlement", il aurait dû apprendre de ses erreurs grâce à "Liaison Fatale", où une de ses rencontres extra-conjugales va simplement détruire sa vie. Là où "Gone Girl" et Fincher en profitent pour égratigner les médias et la société toute entière, Adrian Lyne fonce droit devant et donne dans le thriller creepy, transformant Glenn Close en cauchemar au féminin.




- 4: "Audition" de Takashi Miike: 
Dans les pays asiatiques, les femmes sont supposées plus dociles. J'aurai pu taper dans "Battle Royale", mais Yamazaki dans "Audition" m'a toujours fasciné. Rien dans son personnage ne peut nous faire penser qu'une déferlante de folie va s'abattre sur le personnage principal. Et le créneau de la douce Yamazaki, c'est la torture... Désolé Aoyama, mais tu n'avais apparemment pas le droit à l'erreur... Y'a plus qu'à serrer les dents...





-3: "Basic Instinct" de Paul Verhoeven: 
Ce bon vieux Michael... Il n'a toujours pas compris. Et cette fois, on ne lui jette qu'à moitié la pierre. Là où les deux cintrées précédentes agissaient par passion, respectivement chaude et froide, la Catherine sait exactement ce qu'elle fait. Elle a notamment bien compris le pouvoir de la chair sur le sexe dit fort, et use de son corps et de son cerveau pour manipuler son monde. Flippante. Mais fascinante...




- 2: "Misery" de Rob Reiner: 
Et puis, il y a les vraies cinglées. Celles qui ne se rendent même plus compte de la folie, de l'obsession qui les habitent. Et pour montrer que la beauté n'est pas une arme obligatoire, j'ai choisi Annie Wilkes. Son côté quelconque, presque normale, nous prend à défaut, et quand on commence à se méfier, il est bien trop tard et on se retrouve attaché à un lit à se faire défoncer les chevilles à la masse! Enfin, moi ça ne m'est jamais arrivé. Mais méfiance quand même...




- 1: "Kill Bill" de Quentin Tarantino: 
On finira par l'ange vengeur par excellence, Beatrix dans Kill Bill. J'avais le choix dans la filmographie de QT, grand amateur de vengeance, et de revanche féminine en particulier ("Jackie Brown", "Boulevard de la Mort" ou "Inglorious Basterds"). Mais la meilleure arme de la femme est justement de faire croire qu'elle laisse le pouvoir. La Mariée a été sous-estimée. Et la centaine de personnes qui s'est dressée entre elle et Bill y ont laissé leur vie. Mais un ange reste un ange. Le mystère, qu'il tende vers le danger ou pas, est suffisamment fascinant pour attirer, et encore plus quand il se mêle à la beauté. Je vous aurais bien prévenu... Elles auront notre peau... 





mardi 9 septembre 2014

Quicktest Ciné !





- La Reine Des Neiges (2013) de Chris Buck et Jennifer Lee:
Il y avait longtemps qu'on n'avait pas connu un tel raz de marée animé. Il y a forcément des enfants autour de vous qui connaissent les paroles "Libérée, Délivrée" par coeur, c'est obligé! Alors oui, certains diront que ça chante beaucoup, peut-être un peu trop, notamment au début du film. Mais il faut avouer que les chansons sont de qualité, donc pas de problème finalement. Le scénario est bon, avec son excellent dénouement en contre-pied, les graphismes parfaits, on a tout simplement affaire au meilleur Disney depuis bien longtemps.

16/20

- Mud (2013) de Jeff Nichols, avec Matthew McConaughey et Tye Sheridan:
La première chose que l'on aime dans "Mud", c'est son ambiance. Ca sent le Mississipi, le redneck et l'accent du sud à couper au couteau. Puis il y a le casting. Matthew McConaughey confirme son renouveau et est juste énorme. En plus, il est entouré de deux gamins, notamment Tye Sheridan, qui ont la très bonne idée de se hisser à son niveau. L'histoire est simple mais belle, Jeff Nichols gagne en maturité et transpire la grande classe. Tout est réussi, émouvant. C'est beau comme un cul-terreux.

15/20

- Stoker (2013) de Chan-Wook Park, avec Mia Wasikowska et Nicole Kidman:
Bizarre comme je m'étais mis en tête que ce film parlait de vampires. Le titre sûrement. J'avais tort, mais pas tant que ça finalement, tant il en partage le goût du noir séduisant, mystérieux, presque sensuel. Park instaure avec son incroyable réalisation un ton particulier, bien aidé par des décors et des costumes superbes. Mia Wasikowska assure, le scénario de Wentworth Miller (héros de "Prison Break") est inspiré. Comme quoi, il est encore possible de faire de bons films avec des scénarios originaux.

15/20

- Sous Surveillance (2013) de Robert Redford, avec Shia LaBeouf et Robert Redford:
Un bon thriller politique sur fond d'activisme. Redford a la bonne idée d'aller plus loin, et d'offrir une réflexion sur l'engagement et ce qu'il devient après de longues années. Etant lui-même très engagé, on peut se douter que ce film pourrait être l'un de ses plus personnels. Quant à Shia LaBeouf, il prouve qu'il n'a aucun problème de talent quand il choisit un rôle qui lui va bien.

14/20

samedi 6 septembre 2014

De l'Ere des Dinosaures à l'Ere de Glace - Paris Expo, Porte de Versailles, Paris





Se tenait jusqu'au 31 août une exposition sur l'ère des dinosaures. Des reconstitutions à l'échelle avec des animaux animés, un programme idéal pour les enfants, mais aussi pour certains grands. J'ai eu, quand j'étais petit, une période où j'étais féru de préhistoire, mais cette expo ne m'attirait pas totalement. Peut-être le prix un poil de mammouth prohibitif. Mais en y repensant, l'expo Titanic ayant eu lieu au même endroit était également très chère, et valait au final tout à fait son coût. Avec l'aide d'une réduction perso, je me suis finalement laissé tenter, à la dernière minute, en espérant que ces bestiaux m'en mettraient effectivement plein la vue.




Ces grands hangars, à l'espace prometteur, manquent désespérément de cachet, c'est évident. Le point positif, dans le cas présent, c'est la résonnance de l'endroit, où, à peine entré, on entend au loin grogner des dizaines d'animaux plus ou moins féroces. Avec l'obscurité ambiante, l'impression de rentrer dans une sorte de jungle ancestrale est réussie. L'exposition prend le parti de remonter le temps et de commencer par des animaux préhistoriques encore présents à ce jour ou disparus, mais dont on connait facilement leur descendance. Le panda géant, le rhinocéros laineux ou le célèbre tigre à dents de sabre côtoient des autruches ou des castors à la taille impressionnante. Les animations sont discrètes, les bruitages parfois grossiers, mais l'expo commence bien et l'on se dit que l'on passera un bon moment.




Le lien avec l'homme est souvent tissé, de manière plus qu'agréable puisqu'il permet de situer l'existence de ces espèces par rapport à la nôtre. L'ancêtre de l'âne nous côtoyait donc déjà il y a bien longtemps et le dodo s'est éteint au 17ème siècle. Vers la fin de cette première zone consacrée aux animaux anciens, l'un des meilleurs tableaux est donc la représentation de mammouths accompagnés d'humains, nous rappelant que nous avons croisé le chemin de ces mammifères mythiques. Et aussi d'être un peu plus impressionné par leur taille. L'occasion aussi de voir l'impact des dessins animés modernes sur nos chers bambins. Ce ne sont pas vraiment des mammouths que nous avons ici, c'est ... Manny! A vrai dire, même moi, je n'ai pas pu m'empêcher de crier, dans ma tête bien sûr, "Taekwon-Dodo" à la vue du sus-cité volatile... Les enfants s'éclatent en tout cas, et c'est une bonne chose.




On rentre du coup dans la deuxième zone, celle des dinosaures, avec une certaine impatience. Et on est accueilli d'entrée par un squelette de T-Rex reconstitué. Très bonne idée, les efforts de la paléontologie sont à mettre en avant puisqu'ils permettent ces reconstitutions. C'est grâce aux fouilles que l'on peut se faire une idée plus ou moins précise de la taille, des habitudes alimentaires ou des "caractères" de ces grands reptiles. Même si l'on se doute qu'une part d'interprétation peut parfois intervenir, la mise en avant du caractère scientifique est important, et aurait même pu être plus présent. 
De l'ancêtre du crocodile au brontosaure, en passant par le spinosaure, ou le célèbre archéoptéryx, que j'imaginais beaucoup plus grand, les spécimens se succèdent et impressionnent. Le point noir de l'expo restera l'audioguide, inclus dans le prix, mais aux explications tout de même légères. Même si certaines espèces nous parlent moins que d'autres, il y en a sur lesquelles on aurait aimé plus de précision. L'exposition est clairement dirigée vers les familles et certaines explications se limitent au minimum.




On se contente du coup d'observer. Les animations sont toujours trop limitées, mais les textures, les peaux, les cornes, les dents sont vraiment très bien réalisées. La taille impressionne, évidemment, surtout quand on essaie de prendre une photo du brachiosaure, au cou surdimensionné, et qu'on ne réussit à le cadrer qu'en reculant de 10 ou 15 mètres. En croisant le spinosaure, on se dit déjà que le monde des dinosaures pouvait être un monde hostile. Mais tout le monde le sait, le roi de cette ère n'est autre que le fameux tyrannosaure. La dernière salle lui est consacré, il partage l'affiche avec le bien connu tricératops, qui paraît pourtant ridicule à côté du T-Rex. Simplement terrifiant, il n'a jamais existé et l'on peut supposer qu'il n'existera jamais une espèce aussi menaçante que celle-ci. Sa taille, même si ce n'est pas le plus grand des dinos, ses dents ou sa posture sont autant d'éléments qui, combinés, en font sans doute le plus grand prédateur de tous les temps!
Par contre, j'ai été déçu de ne pas voir ce monstre gentil qu'est le diplodocus. Il doit y avoir une explication mais ne pas afficher, dans une exposition de dinosaures à taille réelle, le plus grand d'entre eux me paraît être un oubli fâcheux. Sur ce coup, la déception est à l'échelle de l'animal.




J'ai donc apprécié ma visite au pays des dinosaures de la Porte de Versailles. Malgré une absence remarquée et une durée relativement courte (1h15), surtout au vu du prix d'entrée, on est rapidement transporté des millions d'années en arrière et impressionné par ces animaux d'un autre temps. L'expo est tout de même clairement orientée famille, ce qui n'est pas un défaut en soi, mais aurait gagné à présenter un autre niveau de lecture, pour les plus grands. Pas de déception pour autant, un moment bien sympathique, mais l'espoir qu'avec un tel tarif, la prochaine expo en ces lieux nous en proposera davantage.




mercredi 20 août 2014

Quicktest Ciné !





- The Land of Hope (2013) de Sion Sono, avec Isao Natsuyagi et Megumi Kagurazaka:
Comment raconter le drame de Fukushima d'une manière détournée.Tout débute comme un film japonais relativement classique puis s'installe une tension savamment distillée par Sion Sono. Petit à petit, on se met à ressentir la présence de cet ennemi invisible qu'est la radioactivité, et ses conséquences sur la vie quotidienne et les liens familiaux. Bien traîté, parfaitement réalisé, "The Land of Hope" séduira les amateurs de film asiatique et ouvrira peut-être une porte vers ce cinéma pour les non initiés.

14/20

- Trance (2013) de Danny Boyle, avec James McAvoy et Rosario Dawson:
Un scénario qui manque vraiment de simplicité. Basé sur l'hypnose et l'art, on ne retiendra au final que l'aspect retord de l'histoire, trop de pièces au puzzle finissent par tuer le puzzle. Et le souci, c'est que cela vient même impacter la toujours géniale réalisation de Danny Boyle, son côté too much rendant le tout encore plus fouillis. Pas mauvais, mais brouillon.

11/20

- Du Sang et Des Larmes (2014) de Peter Berg, avec Mark Wahlberg et Taylor Kitsch:
Ultra réaliste d'entrée, avec ses images d'archives, on est happé par l'histoire vraie de ces Navy Seals en Afghanistan. Le récit est fluide, la réalisation soignée, les acteurs sont très bons, tout est réussi. Jusqu'à la conclusion, où la réalité nous frappe, nous touche même. Et l'on se rend compte que l'on vient de voir un peu plus qu'un film, presque un récit de guerre.

15/20

- Erin Brockovich (2000) de Steven Soderbergh, avec Julia Roberts et Albert Finney:
Tout le monde se souvient du personnage d'Erin Brockovich, porté à l'écran par Soderbergh, et incarnée d'une manière hallucinante par Julia Roberts, absolument parfaite. Elle fait de son personnage quelqu'un d'attachant, une femme à la fois forte et fragile. Bien sûr, on retiendra davantage sa force, et si l'on y pense, ce film pourrait même être un manifeste féministe. Un film tellement sous-estimé. Girl power!

16/20

samedi 2 août 2014

Exposition Star Wars Identities, Cité du Cinéma, Saint-Denis





Enfin, je vois cette expo Star Wars! Cela faisait longtemps que je voulais la visiter, j'aurai même pu la manquer sans une prolongation bien sentie. Je ne suis pas un grand fan de Star Wars, c'est important de le préciser, car même si, mon avis je vous donne, les vrais aficionados de la saga pourront avoir un regard totalement différent sur ce qui est présenté. En tant que cinéphile en tout cas, c'est évidemment un événement à ne pas louper. Direction donc les nouveaux studios de Luc Besson, à Saint-Denis, où cette Cité du Cinéma nous accueille dans ses hangars à l'espace conséquent. 




Dans "Star Wars Identities", il y a évidemment Star Wars. On s'attend à rentrer dans l'univers particulier de George Lucas, à voyager à l'autre bout de l'univers pendant le temps de l'exposition. D'entrée, le Star Bar nous accueille, tel un comptoir de multiplex, avec la possibilité de prendre des munitions pour l'aventure, comme au cinéma. On entend en fond sonore la musique de John Williams qui retentit et on se précipite vers l'hyper-espace. Tout cela nous rappelle l'expo Titanic. Le hangar cloisonné, l'univers cinématographique, le prix élevé, mais aussi tout ce qui va avec qui bonifie le rapport à la visite. Ici, l'audioguide est inclus, et on se retrouve aussi avec un bracelet interactif, dont je vous expliquerai la fonction dans un paragraphe suivant.




Dès les premiers mètres, on ressent une certaine excitation. On a devant nous des pièces véritables et la magie opère du coup rapidement. C3PO et R2D2 pour ouvrir le bal, les costumes de Luke et Léïa, la plaque de Han Solo en carbonite, Yoda, et mon ami Chewbacca... Tout le monde est là. On se retrouve bouche bée devant la salle des vaisseaux, la finesse des détails des maquettes de l'époque est incroyable et on se rappelle au bon souvenir des effets spéciaux de notre enfance, bien avant le numérique. Les méchants sont venus aussi, et Dark Vador trône en point d'orgue avec des effets sonores idéaux pour l'ambiance. La quantité, la qualité, l'authenticité... Encore une fois, je ne suis un fan ultime, mais je ne vois pas bien comment on pourrait être déçu par cette partie de l'exposition.




Ce qui pourra en gêner certains, c'est peut-être la partie Identities. J'en reviens au début de l'expo et aux bracelets qui nous sont délivrés. A travers dix bornes, le visiteur se construit un personnage selon les visuels et les codes de la mythologie. On répond à des questions qui suivent le récit et s'appuient sur l'évolution psychologique des héros de Star Wars, mais aussi sur ce que l'on est, plus personnellement. D'où l'on vient, les gens que l'on rencontre, l'inné et l'acquis, et en question finale, le choix ultime de la saga: succomber ou pas au côté obscur de la Force. Tout ceci sera compris de différentes façons selon nos âges, les enfants y verront un moyen vraiment sympathique d'interagir avec ce monde et de devenir un personnage de Star Wars. Pour les plus grands, faire le lien avec l'identité est un moyen d'approfondir sa connaissance des protagonistes, mais aussi de se poser des questions sur soi-même. Certains trouveront ça un peu gadget, un peu cache-misère, je trouve personnellement que cette partie "Identities" est une plus-value, et ce pour plusieurs raisons. Sans cette interactivité, l'exposition aurait peut-être été un peu courte, bien que de qualité. Aussi, la connexion avec l'univers Star Wars est vraiment plus importante. Il faut enfin avouer que l'une des forces de ce dernier est le travail des personnalités de ses héros, et leur devenir au fil des années. Quoi de plus logique donc que de s'appuyer sur leur évolution et leurs choix pour proposer une interactivité qui étoffe grandement et à bon escient cette exposition. 




Si vous cherchez une exposition sympa à visiter, seul, entre amis ou même en famille, "Star Wars Identities" est là pour vous. Bien sûr, il faut connaître un minimum l'univers des films, et je dirai même de la trilogie originelle. Les enfants qui ne connaissent que les dessins animés récents ne seront peut-être pas entièrement emballés par les pièces originales par exemple. A part cette condition, vous pouvez y aller, même le prix digne d'une expo londonienne ne gâchera pas votre plaisir tant la technologie et l'interactivité le justifie. J'ai attendu longtemps mais je n'ai pas été déçu. Un très bon moment, dont vous pourrez profiter jusqu'au 5 octobre! Que la Force s... Enfin, vous connaissez...





jeudi 3 juillet 2014

Quicktest Ciné!





- Cloud Atlas (2013) de Tom Tykwer, Lana et Andy Wachowski, avec Tom Hanks et Halle Berry:
Plus qu'un film chorale, un véritable puzzle, mélangeant plusieurs genres cinématographiques, plusieurs époques. Il est impressionnant de voir que les Wachowski maîtrisent tous les cinémas qui'il nous propose. Ceci étant dit, 3 heures, c'est long. Le film nous dit: "L'océan n'est-il pas une multitude de gouttes?". C'est ici difficilement que la somme des instants fait le récit, et l'on reste un peu frustré par l'ensemble. On aimera quand même sur le moment se perdre dans ses méandres.

12/20

- Oblivion (2013) de Joseph Kosinski, avec Tom Cruise et Olga Kurylenko:
Ambitieux et réussi dans la forme, "Oblivion" tient également la route dans son histoire. Malheureusement, le film se plante dans l'un de ses thèmes principaux: le rapport à l'humanité. Olga Kurylenko est à la ramasse (ce n'est pas la première fois), on ne croit pas une seule seconde à l'histoire d'amour et pour le reste, c'est limite. On ne rentre jamais totalement dans ce conte SF, pourtant non dénué de qualités. Le film se laisse regarder quand même. Dommage...

11/20

- Edward Aux Mains d'Argent (1991) de Tim Burton, avec Johnny Depp et Winona Ryder:
Si l'on demande à un fan de Tim Burton de nous donner le nom du film qui représente le mieux son univers, ce serait sûrement celui-ci. plus qu'un classique, Edward est devenu au fil des années un conte intemporel que l'on regarde de temps de temps. Magique, tragique et d'une beauté désarmante. Une merveille, qui date déjà de 1991, et que l'on transmettra maintenant à la génération suivante.

18/20

- Entretien Avec un Vampire (1994) de Neil Jordan, avec Tom Cruise et Brad Pitt:
A chaque époque sa vision du monde des vampires. Deux ans après le "Dracula" de Coppola, Neil Jordan enfonce le clou du mythe des années 90, celui du suceur de sang mystérieux et sensuel. En moins romanesque, puisque l'entrevue nous raconte l'envers du décor, et ce que "ressent" un vampire après des siècles d'existence. Pas de désacralisation pour autant, ce point de vue oscille entre la fresque historique et le drame glauque horrifique. La réalisation n'a rien d'exceptionnel, pour le reste, c'est du tout bon.

15/20

dimanche 22 juin 2014

Monumenta 2014: Ilya et Emilia Kabakov, Nef du Grand Palais (Paris)





La nouvelle édition du Monumenta, c'est en ce moment, à la Nef du Grand Palais. Je vous rappelle rapidement le principe, un artiste contemporain s'approprie l'endroit et exploite au mieux  sa superficie. Cette année, c'est le couple Kabakov, Ilya et Emilia, qui nous propose leur "Etrange Cité". Il s'agit d'une reconstitution d'une mini-ville, représentative d'une civilisation à moitié imaginaire, à moitié référencée. Un programme pas forcément parlant à l'avance, mais vu le prix, et vu le cadre, qui fait toujours son effet, on fonce voir ce qu'il en est. Et vu que l'événement se termine aujourd'hui, je viens de vous trouver une idée sorties pour cet après-midi. Je suis sympa non?




Et vu que je suis naïf et que je crois sincèrement que quelqu'un va aller voir Monumenta aujourd'hui, grâce à mon article, je vais essayer de ne pas trop spoiler. Cette édition 2014 révèle son lot de surprises, on déambule dans les "ruelles" de cette cité sans savoir de quoi sera faite la prochaine étape, et c'est plutôt agréable. Il faut dire que le couple Kabakov sait recevoir, dès l'entrée de l'exposition. La première oeuvre est splendide, elle s'appelle "La Coupole" et s'inspire de la synesthésie d'Alexandre Scriabine, qui fait correspondre des sons et des couleurs. La Coupole change avec le temps et la mélodie, et on pourrait rester longtemps à contempler cet énorme objet coloré. 

C'est d'ailleurs un point important de l'édition de cette année. Je n'ai pas pu voir tous les Monumenta depuis 2007, mais celui-ci est le premier auquel j'assiste avec ... du son. Et ça change beaucoup. La musique renvoyée par la Coupole est d'une zénitude absolue. Ce sentiment de calme, presque de plénitude, trouve écho dans la lumière du soleil qui traverse le toit vitré de la Nef, et la douce chaleur qui l'accompagne. On retrouve également de la musique (la "Passacaille" de Bach) dans le Musée Vide, et l'on se dit que, comme souvent, l'image et le son sont difficiles à dissocier, ou du moins que les associer apporte quelque chose de particulier. C'est complètement le cas ici.




Pour le reste, comme dit précédemment, je préfère ne pas trop dévoiler de détails. Sept bâtiments en plus de l'entrée nous racontent l'histoire de cette Cité, qui doit autant à une ancienne ville tibétaine qu'à des édifices anciens, comme la Tour de Babel ou les Pyramides. Et bien sûr, l'imagination des Kabakov fait le reste. Tout semble pensé en tout cas. Maquettes, tableaux, mythologies, on rentre vraiment dans un monde qui, s'il n'a pas, aurait très bien pu exister. Le couple russe nous en démontre les croyances, par des aspects pratiques, et d'autres plus imagées. Les références sont nombreuses, musicales donc, scientifiques avec ses constructions selon le célèbre angle de 60 degrés, artistiques pour ses peintures influencées par Cézanne notamment, ou encore religieuses, avec ses deux chapelles. Plus que ça, les liens au temps sont éparses, piochant dans les anciennes civilisations comme dans la modernité. Ce qui nous donne un sentiment d'intemporalité, une Cité étrange, peut-être, mais surtout sans âge. Ce côté en dehors du temps a du coup la force de nous renvoyer à notre époque. Une réflexion toujours utile.




Ce cru 2014 s'avère être à nouveau une bonne surprise. Cela devient une habitude et on attend déjà la prochaine édition avec impatience. Le bon point de la vision des époux Kabakov, c'est qu'elle montre à nouveau à quel point Monumenta peut, selon les années, osciller entre le graphique (Buren en 2012) et le réfléchi (Boltanski en 2010). Les Kabakov tendent davantage vers la deuxième catégorie sans pour autant délaisser la première, et se mettent au niveau de l'événement, devenu au fil des ans un passage obligé pour tout amateur d'art contemporain. 
Je ne peux personnellement que vous le conseiller. Pour cet après-midi, ou pour les prochaines années!





vendredi 20 juin 2014

Le Parc de Thoiry, Thoiry (78)





A l'approche de l'été, notamment pour les familles avec enfants, les parc animaliers sont de grands classiques. Des classiques remis au goût du jour cette année avec l'ouverture en avril du zoo de Vincennes, entièrement repensé et rénové. Il est vrai que pour une capitale, Paris en manquait clairement. En attendant, il existe évidemment de beaux et grands parcs en France, le plus réputé étant Beauval, qui m'avait pourtant laissé un avis mitigé lors de ma visite il y a quelques années. Du coup, je ne m'attendais pas à être subjugué par Thoiry, réputé inférieur. J'y ai pourtant passé un excellent moment, en ce premier dimanche de juin. Voici ma critique.




Un parc animalier, c'est censé être davantage qu'un parc avec des animaux dedans. Si on aime la Nature, on s'attend à un endroit qui la respecte, qui lui donne l'opportunité de s'exprimer. Cela passe bien sûr par l'espace et Thoiry est impressionnant à ce niveau là. Je ne vais pas vous bassiner avec les chiffres, mais c'est grand. Le zoo est en effet situé sur le magnifique domaine du château, situé au fin fond des Yvelines. Paradoxalement, le nombre d'espèces ne paraît pas immense. Et ce n'est peut-être pas plus mal, les animaux auront davantage de place. Beauval m'avait un peu déçu à ce niveau là. La taille de certains enclos ou de certaines cages laissait franchement à désirer, donnant une impression de démonstration d'une course absurde à la quantité, plus qu'à la qualité. Ici, on est au milieu des champs, la vie est partout, pas seulement dans les enclos, et si le nombre de bêtes semble moindre, c'est sans compter les espèces végétales, les fleurs, les abeilles, bourdons, écureuils, etc... qui sont ici chez eux. Sans y être forcés. Cela paraît évident, mais l'on ne retrouve pas cela partout (cela m'avait choqué à Beauval par exemple, mais peut-être était-ce une question de saison) et Thoiry nous donne cette impression de rentrer dans un écosystème sain, protégé, où la Nature est clairement reine.





La visite commence par le parcours en voiture dans la réserve africaine. Eléphants, phacochères, dromadaires, antilopes, zèbres, ... Tous les grands animaux sont là, à quelques mètres seulement. On reste toujours admiratifs devant la taille des girafes par exemple. Ou devant celle, toute relative, d'une autruche. Sauf que l'autruche est à  50 centimètres de la voiture, ce qui fait relativiser ce qui est relatif... Enfin, vous me comprenez. Les zèbres se rapprochent beaucoup aussi. Ceux qui ne se rapprochent pas vivent leur vie, et semblent se sentir bien dans cet espace safari. La visite commence pour le mieux.

On pense à se garer et à continuer à pied, mais l'on passe avant cela par le territoire des ours. Tout le monde aime les ours non? Les voir de si près donne envie de sortir de la voiture et d'aller leur faire un gros câlin. Vous vous doutez que c'est une chronique que j'écris, et non mes mémoires, et en concluez que je suis évidemment resté dans ma voiture. Mais ils sont si proches que les premières grosses étincelles s'éclairent dans nos yeux. Il doit même rester quelques poils de baribal sur ma calandre. Et que dire lorsqu'on aperçoit à quelques mètres un bison, originaire d'Amérique comme ces ours. C'est énorme, c'est beau. Il passe à un mètre seulement de la voiture, on en reste bouche bée, à peine capable de dégainer l'appareil photo. Pas grave, notre esprit fera le travail de mémoire.





La suite se fait à pied dans le merveilleux parc du château. Accueilli par des statues végétales façon "Edward aux Mains d'Argent", on rentre dans ce grand espace vert le sourire aux lèvres. Le temps n'est pas au beau fixe, mais les oiseaux chantent quand même. Les prés environnants sont parfaitement entretenus, gardant juste ce qu'il faut d'aspect sauvage. Les fleurs du printemps
offrent aux abeilles et aux bourdons de quoi travailler dur, pendant que nous profitons de notre dimanche. Toujours les mêmes qui bossent. On enchaîne les enclos, tous de taille suffisante, voire importante. Le paradoxe d'un zoo, c'est que quand la surface de leur habitat est trop grand, il y a un risque de ne pas apercevoir les bêtes. Comme ce panda roux, perché tout en haut, dont on apercevra qu'une touffe de poil. Les amateurs d'animaux, tout comme les enfants d'ailleurs, sauront comprendre. Quant aux autres... Dans l'ensemble, Thoiry semble avoir trouver le bon compromis. Il y a même quelques espèces que l'on voit mieux que jamais, comme les lions et les tigres, grâce à des systèmes de tunnel vitrés. Et je peux vous dire qu'une lionne qui passe juste au dessus de nous, avec ses pattounes démesurées, ou un tigre qui feule à quelques mètres, comme pour nous dire de venir le voir de plus près, laissent son lot de souvenirs indélébiles.




N'oublions la nouveauté du parc, qui doit dater de moins de  deux ans, il s'agit de l'Arche des Petites Bêtes. Un navire en bois construit au milieu d'un petit étang, qui sert aussi de laboratoire d'étude sur l'environnement alentours. Comme son nom l'indique, on y retrouve... des petites bêtes! Petites grenouilles, caméléons, araignées, et un de mes nouveaux chouchous, le rat trompe. La découverte des espèces se transforme vite en jeu, comme un "Où est Charlie?" version animal. On s'amuse à retrouver ces minis copains, bien cachés dans leur mini habitat. Un très bon moment!





Le parc de Thoiry est donc une véritable réussite. Plus qu'un zoo, c'est un territoire entièrement dédié à l'environnement. Eco-responsable, le domaine fait attention à son bilan carbone et grouille de messages préventifs, sur les bêtes elles-mêmes, mais aussi sur l'environnement en général, la pollution, la fragilité de certains écosystèmes et les espèces en voie de disparition. On se sent concerné, et on profite au mieux de cet espace où la Nature et l'Homme semblent cohabiter en harmonie. A la fin de notre visite, on est autant ébloui par un champ de fleurs sauvages que par l'éléphant de cinq mètres de haut croisé quelques heures plus tôt. Bravo aux équipes de Thoiry qui nous font ressentir cela. On apprécie, et apparemment, les animaux aussi. Car je ne sais pas si c'est grâce au printemps, mais j'ai rarement vu autant d'animaux faire les fous, gambader et s'amuser comme s'ils étaient chez eux (antilopes, singes, servals, ...). La preuve ultime de la qualité d'un zoo, c'est le bien-être de ses habitants. La mission semble magnifiquement accomplie à Thoiry.





mardi 17 juin 2014

Quicktest Ciné!





- Fantasia 2000 (2000) de Walt Disney (différents réalisateurs):
Beaucoup plus court que le premier, ce deuxième "Fantasia" est aussi, malheureusement, beaucoup plus inégal. Là où le film de 1940 tenait deux heures sans trop s'essouffler, on peine à s'émerveiller tout du long de ces 80 minutes. Ce nouvel épisode vaut en fait davantage pour sa musique que pour son association animation-son. Il possède tout de même quelques jolis moments de bravoure, comme ce merveilleux "Oiseau de Feu".

14/20

- Zero Dark Thirty (2013) de Kathryn Bigelow, avec Jessica Chastain et Jason Clarke:
"Zero Dark Thirty" nous parle officieusement de l'arrestation de Ben Laden. Filmé de manière réaliste, Bigelow sait manifestement s'y prendre pour faire monter la tension en puissance. Dommage que le film soit légèrement trop long, et que cette montée progressive empêche certains changements de rythme qui auraient été salutaires. Mais cela fonctionne quand même, une fois dedans, on ne lâche plus vraiment. Niveau casting, Jessica Chastain est au top.

14/20

- Souviens-Toi, L'Eté Dernier... (1998) de Jim Gillespie, avec Jennifer Love Hewitt et Sarah Michelle Gellar:
15 ans après, le renouveau des slashers de la fin des 90's a forcément perdu de sa superbe. Il est fortement ancrée dans une époque, belle et bien révolue. Mais malgré un peu de naïveté dans les textes, souvent propre au travail de Kevin Williamson, et des acteurs pas tout le temps subtils, la fluidité du récit force le respect. Tension, ambiance, clins d'oeil et efficacité... "Souviens-Toi, L'Eté Dernier..." reste malgré tout un très bon film d'horreur. Ou peut-être est-ce juste ma nostalgie qui s'exprime. Mais j'assume!

15/20

- Jappeloup (2013) de Christian Duguay, avec Guillaume Canet et Marina Hands:
Malgré une réalisation beaucoup trop convenue, Christian Duguay a le mérite de ne pas choisir entre l'humain et l'animal, de ne pas prendre parti entre certaines réflexions humaines et la pureté, l'instinct du cheval. En résulte une histoire touchante sur une double carrière exceptionnelle. Un joli film.

14/20

lundi 16 juin 2014

Live Report: Damon Albarn, Alhambra, Paris, 05-05-2014





Chroniquer un concert qui date de plus d'un mois peut indiquer plusieurs choses. Que j'ai été très occupé, que ce concert était tellement bien qu'il méritait que j'en parle, même quelques semaines après, ou qu'il m'arrive, par moments, d'être psycho-rigide, au point de ne pas pouvoir zapper une chronique. Dans tous les cas, trois semaines avant sa nouvelle venue à Paris dans le cadre du festival Days Off, Damon Albarn était bel et bien à l'Alhambra le 5 mai dernier. Après un passage dans ma Fnac pour une séance de dédicaces, le chanteur de Blur nous attendait de pied ferme pour un concert spécial, semi-privé vu le nombre d'invités et de gens connus dans la salle. Une journée importante pour ses admirateurs et un premier concert dans la capitale pour présenter son premier album solo, "Everyday Robots".


Avant le concert, on se demandait quand même ce que l'affaire pouvait donner. Un seul album, vraiment calme, de très bonne facture certes, mais pas forcément taillé pour le live. On connait le monsieur par coeur, on connait sa générosité, son talent, et nous n'étions pas forcément trop inquiets. Mais quelques questions se posaient tout de même. Dès les premières notes, où plutôt les premières frappes du batteur, la moitié des interrogations disparaissent. Ca cogne, ça groove, le rythme est là, le son est bon. Et dès le troisième morceau, on sait qu'on va passer une soirée d'exception. Puisque le troisième morceau est un morceau de Gorillaz! Damon Albarn en solo, ce n'est qu'un unique album, mais dans l'absolu, Damon Albarn, c'est une discographie plus que conséquente. Du Gorillaz donc, du The Good, The Bad & The Queen et du Blur pour couronner le tout. L'intégralité de l'album solo est joué et les répertoires ancien et nouveau s'enchaînent parfaitement. Et avec l'intensité scénique qui va avec. Il n'est évidemment pas aussi à fond qu'à un concert de Blur, mais Damon est tout de même un sacré showman, avec une présence incroyable, digne des plus grands. Et comme les plus grands, il n'est pas entouré par n'importe qui. Ses musiciens sont d'un niveau ahurissant et envoient du saucisson. Et quelques invités de renom viennent rajouter le piment nécessaire aux concerts d'exception. Une chorale de 5-6 chanteurs, Oxmo Puccino sur "Clint Eastwood", et Mr Tony Allen sur 2 morceaux. La classe à tous les étages. Pour tout de même 90 minutes de bonheur.


Ce "Damon's day" était donc une journée particulière. Elle aurait pu l'être davantage si j'avais pu serrer la pince de ce grand monsieur, lors de son passage dans mon magasin. Mais une petite dédicace tout de même et un très bon concert, le tout avec un état d'esprit exemplaire, confortent la vision que j'ai de ce bonhomme exceptionnel. Cette soirée ne viendra pas taquiner le "Blur aux Nuits de Fourvière" dans le top de mes concerts de tous les temps, mais restera un très bon souvenir. Thank you Sir!




mercredi 11 juin 2014

Quicktest Ciné!





- Possédée (2012) de Ole Bornedal, avec Jeffrey Dean Morgan et Kyra Sedgwick:
Oui oui, c'est un film d'horreur. Bien sûr que toutes les formules pour faire peur sont utilisées. Evidemment que c'est tiré d'un fait réel, ça va de soi! On commence à avoir l'habitude de ce genre d'affiches. Si l'on considère donc que certaines choses sont acquises et que la différence se fera ailleurs, "Possédée" fera figure de bonne surprise. Les personnages nous parlent, les croyances sont un peu différentes, et la réalisation, au millimètre, fait le reste. Rien d'original, mais tout de même du bon boulot.

13/20

- Stay (2006) de Marc Foster, avec Ewan McGregor et Naomi Watts:
Un peu fouillis, on hésite entre le "Tout ça pour ça" et l'envie de se laisser porter par cette sorte de rêve, à la fois romantique et dérangeant. Si c'est la deuxième solution qui nous choisit, c'est en partie grâce aux acteurs, McGregor, Watts, mais aussi Ryan Gosling, déjà au top bien avant sa médiatisation. Sinon, on oubliera certains aspects un peu too much, notamment au niveau formel, vu que l'ensemble fonctionne.

13/20

- Le Sixième Sens (1987) de Michael Mann, avec William Petersen et Joan Allen:
Hannibal Lekter a existé au cinéma bien avant la trilogie du "Silence des Agneaux". Michael Mann dirigeait de main de (futur) maître cette adaptation de "Dragon Rouge", repris plus tard dans le troisième volet. A vrai dire, ce film vaut tellement le déplacement que la susdite trilogie s'en retrouve un peu désacralisée. Ce "Sixième Sens" n'a strictement rien à envier à aucun des épisodes suivants.

14/20

- La Jetée (1962) de Chris Marker, avec Jean Négroni et Hélène Chatelain:
Ce court-métrage de 28 minutes est culte pour de nombreux cinéphiles. Il a notamment servi d'inspiration, de base même, pour "L'Armée des 12 Singes". Film culte donc, sauf que ce n'est pas vraiment un film, mais un roman photo, une succession d'images en noir et blanc, mis en histoire grâce à une voix off. Peu importe, c'est une expérience fascinante, une façon différente et réussie de raconter une histoire. A voir.

14/20

samedi 7 juin 2014

Exposition Nuit - Grande Galerie de l'Evolution, Paris





Une exposition sur le thème de la nuit? Quelle belle idée! A condition de bien l'exploiter bien sûr. Le visuel est très beau, direction donc la Grande Galerie de l'Evolution, pour voir comment un thème aussi vaste a pu être abordé. C'est un endroit tout public, et le fait de devoir plaire aux petits comme aux grands ne doit pas être une excuse pour limiter le qualitatif. On active en tout cas la vision nocturne et on file s'en rendre compte par nous-mêmes.


Sans surprise, les visiteurs sont surtout des familles avec enfants, cette sortie semble vraiment adaptée pour eux. Pas trop petits tout de même, on est plongé dans le noir, cela pourrait en effrayer quelques-uns. Et puis le contenu est scientifique, du moins naturaliste, on est à la Grande Galerie, il faudra savoir les intéresser. Après une première salle sur l'Espace, appelée "Une Nuit à la Belle Etoile", intéressante mais à la scénographie perfectible, on passe aux spécimens d'animaux nocturnes que la Galerie a rassemblé. L'immersion est totale, tout est intéressant, mais il manque quelque chose pour me passionner. Mais peut-être est-ce parce que cette représentation animale ne m'a jamais vraiment parlé, je n'ai jamais été un grand fan des Galeries de l'Evolution et autres Museum d'Histoire Naturelle. Bref, cela reste un goût personnel qui n'enlève en rien à la quantité (250 espèces) et à l'intérêt de cette grande pièce. Mais il me faudra tout de même attendre les troisièmes et quatrièmes salles pour être véritablement épaté par cette expo.




Et c'est la scénographie qui fera la différence. "Une Nuit de Sommeil", troisième partie de la visite, a beau toujours nous présenter les espèces animales, l'éclairage ultra-violet met en évidence un superbe décor mural qui relève considérablement l'ambiance. Les animaux sont présentés en position pour dormir, et on les imagine vraiment en pleine nature. Et cet effort scénographique n'enlèvera en rien le côté familial et accessible. C'est superbe. Et la suite continue sur le même niveau de qualité, moins grâce à la mise en scène qu'aux idées proposées. L'espace sur le sommeil humain nous propose un décor de chambre d'enfant, où l'on retrouvera tour à tour un vieux téléviseur, qui retransmet des épisodes de "Bonne Nuit les Petits", ou une projection de (gentils) monstres, habitant généralement dans nos placards ou sous nos lits. 




Il est clair en tout cas que la qualité de l'exposition est montée d'un cran et la quatrième partie enfoncera le clou. Je ne vous dévoilerai pas tout, mais mention spéciale à l'installation loup-garou, avec détection de mouvement et projection vidéo, qui vaut son pesant de cacahuètes! L'immersion est réussie, et l'on aurait tendance à en redemander. Heureusement, le billet inclut évidemment la visite de la Grande Galerie et vu l'éclairage de l'endroit, nos yeux ne seront pas agressés par la trop vive lumière. 




L'exposition "Nuit" vous accueille en tout cas jusqu'au 3 novembre et, malgré un début que je juge personnellement un peu timide dans la scénographie, elle saura vous convaincre sur l'ensemble. Entre grands, avec des petits, pas trop petits tout de même (même si ça dépend toujours des enfants), il y a de quoi passer un très bon moment, à prolonger à l'extérieur, avec le Jardin des Plantes, les grandes serres, et la ménagerie, si le budget vous le permet. De quoi passer une bonne journée en famille!