mercredi 20 février 2013
Quicktest Ciné!
- Hunger Games (2012) de Gary Ross, avec Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson:
Le contraste entre les thématiques primitives et futuristes donnent lieu à un univers intéressant et plutôt bien foutu. Jennifer Lawrence assure et porte le commencement de cette saga sans aucun mal. Seul bémol pour les plus cinéphiles, il sera difficile de ne pas faire le rapprochement entre l'histoire de Hunger Games et celle de Battle Royale. Le côté grand public en plus.
14/20
- Un Heureux Evènement (2011) de Rémi Bezançon, avec Louise Bourgoin et Pio Marmai:
Ce film risquera de ne pas parler qu'aux femmes enceintes ou en âge d'avoir des enfants. Il est suffisamment bien écrit pour parler aux autres spectateurs, et on aura tous quelque chose à penser ou à dire sur la véracité des propos. Un beau film, bien écrit donc, et bien interprété. Louise Bourgoin s'impose en tant qu'actrice, définitivement.
15/20
- Crazy Stupid Love (2011) de John Requa et Glenn Ficarra, avec Steve Carell et Ryan Gosling:
Une romcom sympathique, mais un peu trop longue, parasytée par des sous-intrigues inutiles, voire agaçantes. On passe tout de même un bon moment grâce au duo Carell-Gosling, dans des registres un peu différents de ce qu'ils font d'habitude, plus sérieux pour le premier, et sex-symbol assumé pour le second.
12/20
- The Dictator (2012) de Larry Charles, avec Sacha Baron Cohen et Anna Faris:
J'aime bien Sacha Baron Cohen, mais j'ai du mal avec ses films. Excellent en tant qu'acteur ou en comique de situation, il tombe souvent dans le lourdingue et le vulgaire dans ses propres créations. Pourtant, ce film est le premier où il remplit à mes yeux son contrat, c'est à dire nous faire rire! Malgré, toujours, quelques lourdeurs.
12/20
dimanche 17 février 2013
Live Report: The Joy Formidable, Maroquinerie, Paris, 12-02-2013
Pour ce premier concert en 2013, j'avais tout simplement rendez-vous avec l'un de mes groupes préférés du moment dans ma salle de concert parisienne favorite. En gros, le programme d'une soirée idéale! Malgré quelques difficultés pour arriver (à quand un arrêt de métro "Maroquinerie"?!) et un retard habituel, c'est quasi frigorifié que je pénètre dans la salle. Mon corps et mon âme allaient vite être réchauffés par une bien agréable ambiance indé anglo-saxonne: ça parle anglais un peu partout et Biffy Clyro squatte les platines en attendant nos chers amis gallois. On n'est pas bien là?
Ce coup-ci, je n'ai même pas vu la couleur, même pas entendu la moindre note de la première partie, We Are Animal. A ce niveau, 2013 risque de rester dans la continuité de 2012. En attendant la suite, direction le stand pour acheter le dernier album des gallois, difficile à trouver dans le commerce. 10€ bien dépensés au vu de la qualité de l'opus. Celui-ci arrive à se placer au niveau du précédent, avec une évolution intéressante vers la maturité. Il est difficile pour moi d'être totalement objectif envers ce groupe, tant le rapprochement peut être facilement fait avec le mien. Mais je le suis suffisamment pour affirmer que ce mélange de rock dur et de mélodies féminines et aériennes est assez rare d'abord, et assez intéressant de l'autre, pour aspirer à être davantage reconnu. Pourtant, le succès reste discret pour l'instant, même si, en ce qui nous concerne ce soir, la Maroquinerie n'est pas loin d'être pleine. Comme on dit, le rock gallois ne s'est pas fait en un jour...
Quand le trio monte sur scène, on apprécie la qualité sonore de la Maro. Les 3 ont en effet un son assez difficile à cerner, avec un son tantôt lourd tantôt bruitiste, Ritzy optant pour la config Fender + Fender (ça me rappelle quelqu'un...). Pourtant, l'ensemble basse-guitare envoie bien, le chant est clair, la batterie attaque sévère, tout ce qu'il faut pour donner la meilleure impression des nouveaux titres du combo, et un bon mur du son au passage. Des déjà classiques "This Ladder Is Ours" et "Cholla" à la perle acoustique "Silent Treatment", en passant par "Little Blimp" ou "Maw Maw Song", on découvre ce deuxième opus en live, ainsi que la puissance et les mélodies de Ritzy et Rhydian, et la précision de Matt. Ce que l'on découvre aussi, même si cela ne m'a pas surpris plus que ça, c'est leur gentillesse. Même si Ritzy fout la trouille quand elle ouvre grand les yeux :) , les trois sont adorables avec leur public, parlent, sourient souvent et s'amusent sincèrement. La chanteuse nous rappellera qu'ils marchent ce soir sur les traces de leur passé, puisque c'est dans cette même salle qu'a eu lieu le premier concert du groupe avec Matt, et donc tous les 3. Le tout accompagné d'anecdotes sympathiques et d'interactions avec le public. Les "tubes" du premier disque seront également joués pour notre plus grand plaisir, ainsi qu'un titre encore plus ancien, extrait d'un vieil EP. En tout, on a eu droit à 1h20 de bonne musique et de bonne humeur. Un excellent moment, pour nous et, je l'espère, pour eux aussi!
The Joy Formidable est typiquement le genre de groupe qui mettra je ne sais combien d'années à se faire connaître en France, si tant est qu'il y arrive. Mais à l'instar de Biffy Clyro, à force de persévérance, on se rendra peut-être compte que le rock peut apporter autre chose que ce qu'on lui connait dans ce pays, c'est à dire pas grand chose. Le trio gallois est un groupe plus qu'intéressant, différent et tout à fait recommandable pour peu qu'on ait le courage de lui laisser sa chance sur plus d'une seule et unique écoute. Un bon concert en tout cas, en espérant les revoir bientôt!
samedi 16 février 2013
Quicktest Ciné!
- Un Jour (2011) de Lone Scherfig, avec Anne Hathaway et Jim Sturgess:
Parfois drôle, ce sont surtout la romance et le drame qui se mêlent pour mieux nous émouvoir. Pas sûr que cela fonctionne pour tout le monde, mais l'ensemble est suffisamment bien troussé. Dommage que la combinaison des deux acteurs ne soit pas optimale, Sturgess semblant (forcément) un peu en dessous par rapport à Miss Hathaway. Bon film quand même.
13/20
- Mes Meilleures Amies (2011) de Paul Feig, avec Kristen Wiig et Rose Byrne:
Kristen Wiig est, parait-il, la nouvelle perle de la comédie américaine. Elle est plutôt drôle en effet, mais cela ne sauve pas le film. Faire du Apatow au féminin n'apporte pas pour autant de la subtilité, surtout quand la réalisation est confiée à un homme. Plaisant mais un peu long, avec quelques passages marrants, et rien de plus...
11/20
- Comment Tuer son Boss? (2011) de Seth Gordon, avec Jason Bateman et Jennifer Aniston:
Toujours dans le style Judd Apatow, cette comédie ne fait mouche qu'à quelques trop minces reprises. A voir pour les boss plus que pour les premiers rôles. Jennifer Aniston, Colin Farrell et Kevin Spacey sont excellents, et font clairement de l'ombre au trio de tête, inconsistant.
10/20
- Colombiana (2011) d'Olivier Megaton, avec Zoe Saldana et Michael Vartan:
Cette production Besson avait plutôt bonne réputation. Mais en fait, on retrouve toujours le même format, la même musique, le même personnage principal de femme à la fois forte et fragile que d'habitude. Pas mauvais en soi, mais tellement déjà vu. Autant revoir "Le Cinquième Elément"...
10/20
mercredi 13 février 2013
Et l'Homme... Créa le Robot - Musée des Arts et Métiers (Paris)
Beaucoup de choses m'intéressent. Vraiment beaucoup. Du coup, il serait un peu compliqué pour moi de voir toutes les expositions parisiennes. Celle-ci ne faisait pas forcément partie de ma top seeing-list, mais une invitation (merci The Creator's Project!) m'a permis d'y aller ce dimanche. Et vu que l'expo est assez courte (entre 30 et 45 minutes), j'en ai profité pour visiter la permanence du musée des Arts et Métiers. Et au passage réveiller, si tant est qu'elle en avait besoin, ma fibre scientifique. Voici mon compte-rendu d'un endroit à voir absolument!
Ce sont Robbix et Robbixa (que vous apercevez sur l'affiche) qui accueillent les visiteurs. De quoi installer d'entrée la fascination, mais aussi le trouble. Ces deux animatronics discutent, nous regardent, et leur interaction, bien que programmée, nous renvoie forcément à l'humanité relative mais croissante de la création robotique. Pour les croyants, Dieu créa l'Homme à son image, et c'est tout logiquement de la même façon que l'Homme crée le robot. Mais avant de nous proposer des réflexions à son sujet, l'exposition nous le présente chronologiquement, des systèmes mécaniques des ingénieurs égyptiens, puis grecs, à l'automate du 18ème siècle, jusqu'à l'invention de la cybernétique au siècle dernier. Un voyage passionnant, montrant que l'idée de la robotique ne date pas d'hier, qu'il s'agisse de jouets, d'horlogerie ou de modèles de fabrication industrielle. On pense également au problème du nucléaire, sujet bien d'actualité après la catastrophe de Fukushima, et des tâches allouées aux robots quand l'intégrité physique des hommes est mise à mal. L'autre axe fort de cette évolution est la découverte de mondes inconnus, qu'ils soient abyssaux ou spatiaux. Sujet également d'actualité puisque le rover Curiosity est arrivé sur Mars et a commencé ses premiers forages il y a quelques jours!
Se posent ensuite certaines questions passionnantes. Certains types de robots sont construits pour la défense nationale ou pour la médecine. Des exosquelettes, des prothèses mais aussi des créations plus poussées soulevant le problème de l'intelligence artificielle. La réflexion est amenée un cran plus loin, et la peur aussi, souvent liée à nos expériences cinématographiques. Cette peur d'une création humaine qui pourrait lui glisser entre les doigts et lui échapper. Vaste débat, auquel l'exposition ne répond pas vraiment, si réponse il y a, préférant rester dans un contexte ouvert à tous. Mais les questions sont tout de même posées, lui permettant d'être appréciée à des niveaux différents, et d'être autant adaptée aux familles avec enfants qu'aux adeptes de science-fiction. C'est tout logiquement que l'exposition se termine avec un lien logique avec le cinéma, présentant des robots célèbres du septième art. Certains sont des répliques, d'autres des originaux, comme ce modèle R2D2 utilisé sur le tournage de "Star Wars"!
Une exposition de qualité donc, mais un peu courte, ce qui m'a conduit à vouloir prolonger la visite par la permanence des Arts et Métiers. Et bien m'en a pris, puisqu'il suffit apparemment de dépenser 6,50€ pour voyager dans le temps. Car la qualité des machines et des instruments présentés nous envoient à travers les époques avec une facilité déconcertante. Des simples étalons ou instruments de mesures, servant aux commerçants et dans la vie de tous les jours, aux machines plus abouties dont les plus grands scientifiques se sont servies pour leurs découvertes, on passe une grande partie de la visite la bouche ouverte, béat devant tant d'ingéniosité, de travail de précision ou, tout simplement, de beauté. Le patrimoine scientifique et technique présent dans ce musée est grandiose et risque de ne pas plaire qu'aux adeptes de science et d'histoire.
Les différentes ailes du bâtiment sont associées à des thèmes, que sont les instruments scientifiques, les matériaux, l'énergie, la mécanique, la construction, ou encore la communication. De quoi avoir une vision approfondie de l'évolution technique de ces domaines à travers l'histoire. Et quand on pense que la fin de la visite est proche, on se reprend une nouvelle claque dans l'escalier qui mène au rez-de-chaussée. L'incroyable machine volante de Clément Ader trône telle une chauve-souris au milieu de ce superbe morceau de bâtiment, nous ramenant à la fin du 19ème siècle et à la conquête du ciel.
Cette machine sensationnelle introduit donc la dernière partie de la permanence, les transports. C'est du moins ce que l'on croit, puisqu'il reste encore l'église. Qui se révèle être en fait une sorte d'apothéose. On se demande bien si cela est possible, mais outre l'endroit, magnifique, on se retrouve nez à nez avec des pièces majeures de l'histoire, et notamment le célèbre Pendule de Foucault! On contemple son mouvement hypnotique mais aussi ce génie scientifique qui fait de cette machine à la fois une énigme et une référence du monde scientifique. Dans cette collégiale Saint-Martin des Champs, se trouvent également d'anciennes voitures, et l'avion de Blériot. En parler devient anecdotique tellement ces engins historiques doivent être vus en vrai. Et surtout dans un cadre d'une telle beauté.
Comment ne pas vous conseiller de visiter au moins une fois le musée des Arts et Métiers... Et je dis bien au moins, car le nombre de trésors au mètre carré est assez hallucinant, et invite à des visites multiples, au même titre que le Louvre ou que le musée d'Orsay. Adapté aux curieux comme aux familles, on est en présence d'un patrimoine incroyable, à protéger et à soutenir. Quand on parle d'exposition, il est certain que l'on pense d'abord aux peintures. Mais cette permanence vous permettra de varier les plaisirs et saura vous faire voyager à travers les âges pour une somme très modeste. Et vu que l'expo sur les robots est également qualitative, n'hésitez pas à y aller dans les prochaines semaines pour faire d'une pierre deux coups!
dimanche 10 février 2013
Quicktest Musique
- LCD Soundsystem - LCD Soundsystem (2005):
Dès le premier album, James Murphy nous enivrait déjà avec ses rythmes électro minimalistes, répétitifs et hypnotiques. La différence se fait peut-être par la facette rock du combo qui était alors plus proche du punk que du son en The. Cela se voit encore plus si vous possédez ou écoutez la fortement conseillée version 2 cds de cet album éponyme. Un succès mérité.
14/20
- Citizens! - Here We Are (2012):
Cet album est apparu dans de nombreux classements des meilleurs albums de l'année 2012. Pourtant, ce jeune groupe écossais aux mélodies pop beaucoup trop sucrées ne fait même pas à moitié mouche. Produit par le leader de Franz Ferdinand, le chant, tour à tour attachant ("Love You More") et agaçant ("Reptile"), repousse l'instrumentation dans une discrétion à la limite de la transparence. Bof bof...
09/20
dimanche 20 janvier 2013
Quicktest Cinéma!
- The Troll Hunter (2011) d'André Ovredal, avec Otto Jespersen et Glenn Erland Tosterud:
Un film norvégien sur la légende des trolls. Voici une thématique intéressante, ou du moins originale. Mais cette originalité se fait vite rattraper par une forme bien trop proche du "Projet Blair Witch". En découle une série B, à voir pour satisfaire notre curiosité. Pas plus...
11/20
- Arrête-Moi Si Tu Peux (2003) de Steven Spielberg, avec Leonardo DiCaprio et Tom Hanks:
Une excellente histoire, vraie de surcroît, très bien scénarisée, et forcément très bien mise en scène par Spielberg. Les acteurs sont impeccables, la musique marque les esprits et l'ambiance 60-70's est des plus agréables. A voir et à revoir, toujours un bon moment.
15/20
- I'm Still Here (2011) de Casey Affleck, avec Joaquin Phoenix et Casey Affleck:
On sait maintenant que toute cette histoire n'était en fait qu'une vaste imposture. Mais si on ne le sait pas, ce semi-docu peut s'avérer tour à tour drôle ou dérangeant. Un long-métrage dans tous les cas bizarre, assez difficile à juger, et qui du coup ne restera pas dans les mémoires.
10/20
- Shame (2011) de Steve McQueen (II), avec Michael Fassbender et Carey Mulligan:
Une analyse de la sexualité masculine, quand elle devient pathologique. Le sujet est traité de manière intéressante, même si le format indé amène un peu d'ennui, celui-ci finit même par prendre le dessus et le film deçoit à la fin. Restent les acteurs. Fassbender est monstrueux!
11/20
samedi 19 janvier 2013
Quicktest Musique!
- Drive (Bande Originale du Film) - Cliff Martinez (2011):
Le film "Drive" a mis la pâtée à tout amateur de cinéma qui se respecte. Sa bande originale aussi. Malheureusement, écouter la BO seule, sans les images de Nicolas Winding Refn, est une semi-déception. Non chronologique, mal construite avec les 5 morceaux originaux sur les 5 premières pistes, la suite manque de relief et en devient longuette. On préférera du coup retrouver ces superbes ambiances 80's en regardant le film. Encore et encore.
12/20
- Damon Albarn - Dr Dee (2012):
Et dire que j'ai failli passer à côté de ce disque... Damon Albarn se lance cette fois-ci dans un opéra folk, croisant son style avec une musique classique période renaissance. Il raconte l'histoire de John Dee, scientifique anglais du 16ème siècle, conseiller personnel d'Elizabeth 1re. Au sommet de sa forme, notre ami Damon fait étalage de toute sa maîtrise musicale. Je ne sais pas si ce concept-album parlera aux personnes qui n'écoutent pas de classique. Ce que je sais en revanche, c'est que Damon est un génie d'un éclectisme hallucinant. Et ce Dr Dee en est une preuve supplémentaire.
17/20
jeudi 17 janvier 2013
Quicktest Ciné!
- Elektra (2005) de Rob Bowman, avec Jennifer Garner et Terence Stamp:
En tant que spin-off, quand on parle d'"Elektra", on pense forcément à "Daredevil". C'est moche de dire du mal des handicapés, mais ce dernier était complètement à la ramasse. Oubliez les idées préconçues car "Elektra" s'en sort bien. Jennifer Garner est impeccable et porte un scénario certes léger, mais sans véritable point noir. Pas un chef-d'oeuvre mais tout de même mésestimé.
13/20
- L'Ordre et la Morale (2011) de Mathieu Kassovitz, avec Mathieu Kassovitz et Iabe Lapacas:
Prenant! Sur un sujet moyennement sexy, le conflit en Nouvelle-Calédonie dans les années 80, le film est très bien documenté et se montre vraiment parlant sur les rapports entre militaires et civils, mais aussi sur l'influence des politiques et de l'Etat sur ce genre de situations. Du très bon Kasso!
14/20
- We Need To Talk About Kevin (2011) de Lynne Ramsay, avec Tilda Swinton et Ezra Miller:
Si vous voulez vous prendre une claque derrière la tête, voici le film qu'il vous faut. Et si votre enfant était mauvais? Je veux dire, vraiment mauvais. Que feriez-vous? Un film choc qui, bien qu'il n'ait strictement rien à voir avec un film d'horreur, perturbe suffisamment pour ressembler à un véritable cauchemar.
15/20
- The Amazing Spider-Man (2012) de Mark Webb, avec Andrew Garfield et Emma Stone:
Le jeu et la réalisation sont de bonne facture, ce nouveau Spider-Man en devient donc un divertissement correct. Mais le scénario est une horreur, aucune subtilité dans le passage de l'homme au super-héros, aucune nuance dans les diverses psychologies. Outre l'intérêt limité de relancer une franchise seulement quelques années après la fin de la précédente, passer après Sam Raimi était de toute façon une mauvaise idée.
08/20
mercredi 16 janvier 2013
Quicktest Musique!
- Ebony Bones - Bone Of My Bones (2009):
Révélation frappadingue de 2009, on a pas entendu parlé d'elle depuis malgré un joli succès à l'époque. Son univers bigarré apporte autant de bonnes choses (le travail des percussions, sa voix) que de maladresses (l'enregistrement, et une certaine limite sur certaines compositions). Trop inégal pour convaincre, même s'il s'agit d'un premier album. A voir par la suite, si suite il y a...
10/20
- Breton - Other People's Problems (2012):
Breton fait partie de ces groupes du moment qui aiment et mélangent tout. Ils maîtrisent la création électronique, la puissance du rock, le groove du hiphop et les arrangements chiadés d'instruments classiques. Breton impressionne. Un groupe bien dans son époque, qui, à force de vouloir en mettre plein la vue, oublie peut-être de mettre de l'âme dans sa musique. Une belle démonstration donc, mais qui reste un peu théorique à mon goût.
13/20
mardi 15 janvier 2013
Quicktest Cinéma!
- La Dame en Noir (2012) de James Watkins, avec Daniel Radcliffe et Ciaran Hinds:
Forcément, la curiosité première du film ne sera pas le film lui-même, mais le fait qu'il s'agisse du premier rôle post-Harry Potter pour Daniel Radcliffe. Ce film d'horreur a beau être esthétisé, il n'en est pas moins flippant. Il est en plus suffisamment bien écrit, et Daniel Radcliffe, pour répondre à la curiosité, s'en tire impeccablement. Une très belle histoire horrifique.
14/20
- Fright Night (2011) de Craig Gillespie, avec Anton Yelchin et Colin Farrell:
La principale qualité de ce film est qu'il ne se prend pas au sérieux, il reste toujours en décalage. Mais c'est du coup aussi son principal défaut, ce qui le fait presque basculer au rayon série B. Bien réalisé, bien joué, une belle photographie avec quelques très jolis plans, ce remake de "Vampire, Vous Avez Dit Vampire?" est un pop-corn movie modeste, mais pas désagréable pour autant.
11/20
- Moulin Rouge! (2001) de Baz Luhrmann, avec Nicole Kidman et Ewan McGregor:
En le revoyant 10 ans après, je ne me souvenais pas de "Moulin Rouge!" comme ça. Ce film est insupportable! Bien sûr, j'exagère, car le film est bourré de qualités. Son incroyable richesse, de décors, de réalisation, de mimiques ou de grandes phrases, le transforme en exagération de tous les instants, au point qu'il en devient fatigant à regarder. Too much!
11/20
- Antichrist (2009) de Lars Von Trier, avec Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe:
Je ne sais pas quoi écrire sur ce film. Malgré quelques fulgurances visuelles, il est d'une violence telle que je n'ai jamais été choqué de la sorte de toute ma vie cinématographique. Du coup, s'agit de l'oeuvre d'art ultime? Oui, si vous arrivez à y trouver un sens. Sinon, il ne restera de tout ça que l'impression d'une vaste provocation gratuite, et plutôt malsaine. Difficile à noter, je mets d'habitude 10 aux films qui s'oublient aussi vite qu'ils se sont vus. Je mettrai 10 à "Antichrist" en espérant aussi l'oublier rapidement.
10/20
jeudi 10 janvier 2013
Quicktest Musique!
- Baxter Dury - Happy Soup (2011):
La british middle class a toujours son charme, Baxter Dury l'a prouvé l'année dernière avec ce "Happy Soup", qui a rencontré un joli petit succès. Si l'ensemble se laisse écouter, seules quelques pistes sortent véritablement du lot ("Happy Soup", "Hotel In Brixton"), le reste s'essouffle au bout de quelques écoutes, la faute à des compositions parfois simplistes. Reste donc le charme général, et les voix, envoûtantes (la sienne et celle de Madelaine Hart).
12/20
- Maxïmo Park - The National Health (2012):
A chaque album, Maxïmo Park aura toujours 2 énormes problèmes. Un, le fait d'avoir une personnalité de groupe tellement forte qu'il lui sera quasi impossible de se renouveler. Deux, le fait d'avoir déjà fait un album parfait avec "Earthly Pleasures" en 2007, quasi impossible à surpasser. Après un troisième album terne en comparaison du précédent, celui-ci monte d'un cran, et, sans atteindre le niveau du second, se pose en référence rock de cette année 2012. La grande classe!
16/20
dimanche 6 janvier 2013
Quicktest ciné!
- 16 Blocks (2006) de Richard Donner, avec Bruce Willis et Mos Def:
Voici un peu ce qu'aurait été le personnage de John McClane s'il n'avait jamais fait d'exploits. Willis ne prend aucun risque mais tient bien son personnage de flic paumé. La valeur ajoutée du film, c'est sans conteste Mos Def, qui apporte la touche de naïveté et de lumière, et qui transforme un film lambda en film attachant.
14/20
- Océans (2010) de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud:
Un magnifique reportage animalier, mais pas vraiment un film dans le sens où il n'y a pas de liens entre les différentes scènes, qui se contentent de s'enchaîner. Du coup, le propos, si propos il y a, est quasi transparent. Sinon, certaines scènes sont dures, d'autres insupportables (heureusement reconstituées), la beauté du reste est à couper le souffle.
14/20
- Cloclo (2012) de Florent Emilio Siri, avec Jérémie Rénier et Benoit Magimel:
Qu'est-ce que ça joue mal, notamment dans le premier tiers du film! Une interprétation fâcheuse, heureusement rattrapée par une reconstitution et une réalisation de qualité. On en apprend beaucoup plus sur un personnage majeur de la musique française. Le film tire son épingle du jeu, malgré quelques défauts évidents.
13/20
- Un Monstre à Paris (2011) d'Eric Bergeron, avec Vanessa Paradis et Mathieu Chédid:
Question: est-ce qu'il s'agit d'un film pour les enfants? Je veux dire, QUE pour les enfants? Sinon, c'est une pure catastrophe! On a l'impression que tout est écrit et fait pour les 2 chanteurs, et que s'il n'y a aucune cohérence, ce n'est pas grave. Même la bande son ne représente que 2 ou 3 titres. Ni fait ni à faire...
05/20
mardi 1 janvier 2013
Top 5: les meilleurs albums de 2012!
En ce premier janvier 2013, je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année! Qu'elle soit belle, sereine, pleine de projets et de rêves. Et surtout, inondez-la de culture, de voyages, de rencontres, d'enrichissements divers et variés!
En ce qui concerne mon modeste blog, j'espère encore être cette année une possibilité de découvertes pour certains d'entre vous. Musique, cinéma, expositions, sorties, vous connaissez mes thèmes de prédilection, et j'essaierai encore d'améliorer cet espace et d'être le plus régulier possible.
Je montre l'exemple, en ce premier de l'an, en vous faisant part de mon Top album 2012! Je n'ai bien sûr pas écouté les 3/4 des sorties de cette année, mais suffisamment quand même pour que 5 disques en ressortent. Pas de grandes phrases, juste la liste. Les chroniques, courtes ou longues, sont déjà apparues les semaines précédentes, ou le seront très bientôt.
C'est parti!
- 5: Beach House - Bloom (US) , pop: 14/20
- 4: Stuck In The Sound - Pursuit (FR) , rock : 15/20
- 3: Maxïmo Park - The National Health (UK) , rock : 16/20
- 2: Damon Albarn -Dr Dee (UK) , opéra folk : 16/20
- 1: Hot Chip - In Our Heads (UK) , electro : 18/20
dimanche 30 décembre 2012
"Contagion" de Steven Soderbergh (2011)
Après trois ans de projets indépendants, Steven Soderbergh nous revient en 2011 avec "Contagion" qui, comme son nom l'indique, est un film sur la propagation d'un virus. Sa dernière livraison, le double métrage sur le Che, nous avait un peu laissé de marbre, traînant un peu trop en longueur, malgré une qualité évidente. C'est sûrement l'argument principal des détracteurs du réalisateur. Du talent, il en a, à revendre même! Mais le traitement ou le choix de ses films laisse parfois perplexe. Ce qui compte pour moi, c'est le nombre de claques qu'il a su me mettre en 25 ans de carrière. Et après "Hors d'Atteinte", "Solaris", "Ocean's 11" ou "Traffic", en voici une de plus.
La semaine dernière, c'était la fin du monde. J'ai renoncé à faire un Top 5 sur ce thème, car je n'avais rien d'original à dire. Ce film tombe à point nommé, on a parlé d'astéroïde, d'extra-terrestres, d'inversion polaire, mais un virus pourrait complètement jouer le rôle du destructeur final. Et quoi de plus flippant qu'un être bactériologique, invisible, inévitable et inarrêtable? Quoi de pire qu'une fin que l'on voit venir et que l'on ne peut contenir? Soderbergh insiste sur ce côté inéluctable, sa caméra filme les contacts, tellement nombreux que l'on en est même pas conscient. A l'ère du tactile, si l'épidémie se mettait en marche, on ne pourrait rien faire si ce n'est attendre. Et c'est en ça que "Contagion" est intéressant. Quelles sont les solutions? Se calfeutrer chez soi et éviter tout contact avec les autres comme le personnage de Matt Damon, et ainsi ne plus vivre qu'à moitié, en espérant que cela passe? Idem pour les autorités, à quel moment agir, à quel moment l'annoncer, comment l'annoncer sans provoquer la panique, la déshumanisation par la peur? Que dire de l'influence des médias dans la société actuelle, et de la suspicion que la plupart d'entre nous pourrait avoir? Y croire comme le personnage de Jude Law vous ferait passer pour un fou, comme ceux qui ont cru au 21/12/12, avec leur bunker et leurs réserves de nourriture. Pour les autres, le syndrome "Saint Thomas" pourrait leur permettre de garder la face en cas de fausse alerte, mais sinon? Les médias ont fait de nous des machines à douter, et nos facultés de raisonnement et de questionnement pourraient très bien être notre pire ennemi dans ce genre de situations.
Tant de questions sur un sujet passionnant que le film pose de la plus belle manière. La réalisation est exceptionnelle, très crue, très froide, et met donc l'accent sur la propagation. Les cacahuètes sur le bar, les verres, les écrans tactiles, les transports en commun, tous ces plans serrés renforcent l'angoisse. Elle est également très réaliste, s'appuyant souvent sur des termes scientifiques. Le casting est impressionnant, mais Soderbergh le rend volontairement discret. Les stars ne survivent pas plus, tous les personnages peuvent mourir. Cela permet de comprendre que si contamination il y a, tout le monde peut être touché.
Le scénario est particulièrement bien écrit. Forcément un peu fouillis, il arrive à aborder un nombre de thématiques et d'angles de vues importants. L'un des sujets les mieux traités est le rapport au vaccin, et notamment la façon glaçante que les autorités du film de le distribuer. La fin pose également une dernière bonne question sur la conservation des souches toxiques.
Dernier point technique, la musique de Cliff Martinez est particulièrement efficace et colle parfaitement au côté anxiogène du métrage. Compère de Soderbergh depuis le début, cet ancien batteur des Red Hot Chili Peppers (oui oui!) s'est récemment fait remarqué avec la bande originale de Drive. On entendra sûrement beaucoup parlé de lui dans les prochaines années.
A sa sortie, il aurait été difficile de prédire le succès ou l'échec de ce film. Un an après, ce "Contagion" n'a pas fait l'unanimité. Pourtant, je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un problème de qualité, mais plutôt de positionnement. Pas vraiment blockbuster de par son côté réaliste, pas vraiment indépendant avec toutes ses stars au générique, "Contagion" est un film riche, difficile à cerner, qui pose nombre de questions sur la nature humaine en période de crise majeure. C'est sans doute le meilleur film sur la contamination depuis "28 Jours Plus Tard", qui officie dans un style bien différent, et peut-être le meilleur film de Steven Soderbergh. Une réussite!
16/20
jeudi 27 décembre 2012
Quicktest Musique!
- Beach House - Bloom (2012):
Au début, on trouve cet album un peu redondant. Mêmes ambiances, mêmes tempos, la pop éthérée du duo ne surprend pas longtemps. Puis, les mélodies nous choppent par le col pour ne plus nous lâcher. Chaque morceau, à défaut d'originalité, a un petit quelque chose, et la somme de ces quelque choses nous donne un album d'une douceur et d'une volupté plus qu'attachantes.
14/20
- Boys Noize - Power (2009):
Boys Noize est allemand et ça s'entend. Digne descendant de Kraftwerk, on pourrait également le rapprocher par moments de ses compatriotes Digitalism, en moins mélodique. Boys Noize tend beaucoup plus vers la techno, et à vrai dire, son album est impressionnant, notamment dans sa création de sons, mais s'avère fatiguant à écouter d'une traite. Idéal en club, sûrement, mais à écouter avec parcimonie à la maison. Du très bon boulot tout de même.
13/20
samedi 22 décembre 2012
Quicktest cinéma!
- Terminator 2: Le Jugement Dernier (1991) de James Cameron, avec Arnold Schwarzenegger et Edward Furlong:
Du classique SF au classique de l'entertainment. Histoire, scénario, mythologie, musique, réalisation, personnages... Et des effets spéciaux hallucinants! Dommage que l'interprétation laisse franchement à désirer, notamment celle de Linda Hamilton, irritante, ou de quelques personnages secondaires. Pas suffisant pour gâcher le plaisir!
15/20
- Des Hommes et Des Dieux (2010) de Xavier Beauvois, avec Lambert Wilson et Michael Lonsdale:
Il y a du fond, c'est certain. Xavier Beauvois, malgré une réalisation passive au possible, ne se plante pas du tout sur le traîtement des personnages et les réflexions religieuses et humaines. Mais la forme... On ne peut pas dire que "Des Hommes et Des Dieux" est un mauvais film, mais on ne peut pas non plus parler de moment de plaisir tant ennui il y a.
09/20
- Elephant Man (1980) de David Lynch, avec John Hurt et Anthony Hopkins:
Comme la fable ultime sur les comportements humains, la tolérance et l'acceptation des autres, ce vieux film de David Lynch alterne avec brio les séquences dures et émouvantes. Difficile de ne pas être touché par l'histoire de John Merrick. Et vu que cette histoire est vraie, elle fait d'autant plus réfléchir.
15/20
- J. Edgar (2012) de Clint Eastwood, avec Leonardo DiCaprio et Naomi Watts:
Le Clint 2012 remonte d'un cran par rapport aux éditions précédentes, plutôt décevantes, bien aidé forcément par Monsieur DiCaprio, toujours parfait. On passe des faits politiques aux besoins affectifs du patron du FBI, une ambiguité s'installe entre les deux, au point de ne plus vouloir lâcher des yeux ce personnage paradoxal et torturé par son amour secret.
13/20
jeudi 6 décembre 2012
Quicktest musique!
- The Chariot - Wars and Rumors of Wars (2009):
Le post-hardcore au nom de Jésus-Christ notre Sauveur me laisse assez souvent de marbre, mais je dois avouer que j'ai trouvé The Chariot différent. Beaucoup plus méchant, beaucoup plus ravagé, The Chariot reste post-hardcore mais avec une ferveur punk, une variété et une complexité qui balaye les clichés et arrive à séduire (enfin, surtout les initiés...). Du bon bourrin, Jésus doit être fier de vous!
14/20
- Fink - Perfect Darkness (2011):
Changement complet de style avec Fink, sa folk et sa voix particulière. On rentre tout de suite dans l'univers du grand-breton, grâce à la qualité et la variété de ses arrangements. Sa voix est envoûtante et ses chansons font mouche. Dommage que certains titres traînent un peu en longueur, car quand on n'a que deux riffs pendant cinq minutes, aussi bons soient-ils, cela finit par s'entendre, malgré les arrangements. Un bon album quand même!
13/20
mardi 4 décembre 2012
Top 5: "Que frio!"
Mes Top 5 se font bien trop rares. Ce ne sont pas les thèmes qui manquent pourtant. Ce qui est marrant, c'est que le dernier parlait de neige, et celui-ci du froid. Plus que ça même, le grand froid, et les problèmes qu'ont pu rencontré des personnages de films à cause de lui. Et bien sûr, je l'écris de chez moi, où je suis bien au chaud. Faut pas déconner non plus...
- 5: "Frozen" d'Adam Green: un petit film bien foutu au scénario assez simple, 3 jeunes restent coincés sur un télésiège à la fermeture des pistes. Et bien je peux vous dire qu'il fait bien froid en montagne, coincé à 20 mètres du sol. Pour passer le temps, les trois personnages discutent et se demandent notamment quelle est la pire façon de mourir. Le froid doit sûrement faire partie des plus atroces. Après, je vous entend d'ici me dire qu'on ne prend pas le télésiège tous les jours pour aller au boulot ou faire ses courses. A juste titre...
- 4: "Terminator 2" de James Cameron: Non, on fait en général une partie du chemin à pied. En région parisienne, je déteste ce vent glacial, qui donne une impression qu'il fait 10 degrés de moins que ce qu'il fait vraiment. Ca donne parfois l'impression qu'on va progressivement rester figé sur place. Un peu comme le T1000 aspergé d'azote liquide....
-3: "Star Wars V: L'Empire Contre-Attaque" d'Irvin Kershner: Toujours dans la série "le froid qui n'est pas causé par le froid", Han Solo se retrouve congelé à la fin de l'épisode 5. Au passage, voici un des meilleurs cliffhangers de l'histoire du cinéma, et qui dit Cliffhanger dit montagne, froid et tout ça... Je reste donc dans mon thème... Cela peut être une solution de se cryogéniser quand il commence à faire froid pour ne revenir qu'au printemps, mais vous reconnaîtrez que ce n'est pas super logique non plus...
-2: "Le Jour d'Après" de Roland Emmerich: Ce film a ses détracteurs, moi je l'aime bien surtout car son contenu scientifique est étudié. Donc, si on continue à faire n'importe quoi avec notre planète, on risque d'être confronté à une période glaciaire qui nous donnera un peu plus de mal que les températures actuelles. Privilégiez donc les endroits où vous pouvez faire cramer des livres, comme les survivants du film dans leur bibliothèque. Je suis content de bosser à la Fnac moi...
- 1: "Titanic" de James Cameron: Quoiqu'il arrive, comme Jack Dawson à la fin de Titanic, sachez rester dignes. S'il arrive à sauver sa damoiselle en faisant chavirer (...) des millions de jeunes filles dans le monde entier, je pense que nous serons nous aussi capables de garder la tête haute face aux éventuelles vagues de froid que nous rencontrerons cet hiver. "Never Let Go", qu'il disait... :)
jeudi 29 novembre 2012
Edward Hopper - Galeries Nationales du Grand Palais (Paris)
C'est l'évènement expo de cette fin d'année. Cette première rétrospective parisienne sur le peintre américain fait grand bruit. Dans les médias d'abord, tant il est difficile de passer à côté, mais aussi dans le coeur des gens. Edward Hopper est apprécié de tous, et le nombre de réservations le prouve, puisque, deux mois avant sa fin annoncée, l'exposition affiche déjà complet (en attendant un éventuel rajout de places ou de séances). Bien sûr, la surmédiatisation y est pour quelque chose, mais le bouche à oreille aussi. Car l'exposition a très bonne réputation. Alors, succès mérité ou popularisme pseudo-artistique? Voici mon modeste point de vue.
Vous vous souvenez quand vous étiez adolescent, que votre groupe favori commençait à avoir du succès et qu'il était récupéré par tous? C'était pénible n'est-ce pas? Hopper, c'est un peu la même chose. On entend plein de critiques sur le peintre en ce moment, simplement parce ce carton annoncé agace ceux qui aimaient Hopper depuis longtemps. De là à boycotter l'évènement? Bien mal vous en prendrait. L'exposition est superbe. A l'image de l'oeuvre, qui sous ces airs si accessibles propose une profondeur d'interprétation impressionnante, selon la vision de chacun. A mes yeux, Hopper est le premier artiste pop, avec cette fausse simplicité apparente. Et se retrouver face à certains tableaux impressionne, au point d'avoir envie d'y rester des heures. On pourrait se poser là, à décortiquer son travail, ou juste à s'évader dans ces séquences cinématographiques figées, mais qui suggèrent énormément. La visite en tout cas permettra, comme souvent au Grand Palais, une découverte chronologique, avec une première partie sur la formation de l'artiste et un regard sur ceux qui l'ont inspirés. La deuxième nous montre ses oeuvres les plus connues, et surtout les plus matures, le véritable univers d'Edward Hopper en fait.
Le début de l'exposition est original. Dans cette première partie, on voit davantage le travail de ses pairs que celui d'Edward Hopper. Elle permet de voir l'évolution de son travail, de ses débuts, très influencé par les impressionnistes ("Chop Suey", ci-dessus, fait penser à Degas), à ses études sur des sujets précis, comme les limites de la civilisation, les maisons, ou encore son obsession pour la lumière du soleil. Une salle est dédiée à ses gravures, très réussies, qui étaient, avec ses illustrations, sa seule source de revenus au début de sa carrière. Si la suite de son oeuvre a beaucoup influencé le cinéma (Hitchcock, notamment), on a déjà ici les prémices d'un univers visuel fort, et il serait intéressant de connaître l'influence d'Hopper sur la bande dessinée par exemple, tant certaines planches font penser aux BD des années 60.
La deuxième partie parle davantage aux amateurs puisque l'on rentre dans l'univers connu de l'artiste. Connu mais pas inintéressant car l'évolution est encore présente et le style s'affine au fil des ans. On retrouve un certain classicisme dans les années 30, comme des restes de l'impressionnisme européen, mais transposé dans son pays natal. Puis les années 40 nous offrent ses plus grandes réussites, comme "Nighthawks", son tableau le plus connu, ou "Summertime", mon favori. On commence également à voir la récurrence de certains thèmes, ou de certaines mises en scènes. Son obsession de la lumière du soleil donc, mais aussi ce côté voyeur présent dans beaucoup de ses peintures, représentées par un cadrage ou un angle particulier, par les fenêtres également. Hopper aime également mettre en peinture des femmes, souvent rousses. Ces personnages, en général, sont assez grossiers, mais toujours expressifs grâce au décor dans lequel ils se trouvent, proche de la mise en scène.
Mais la récurrence du peintre américain, c'est bien évidemment la solitude. Avec ces expressions vagues, ces regards dans le vide ou vers l'horizon, on la ressent comme l'élément maître du travail d'Hopper. Les personnages sont soucieux, absents, seuls, même quand ils sont plusieurs. Cette solitude est représentée à la campagne ou en ville, en extérieur ou en appartement. Mais elle est toujours présente, toujours palpable. Et j'ai vraiment trouvé très bonne l'idée, je suppose volontaire, de terminer cette exposition par "Chambres au bord de la Mer", représentant une pièce vide ensoleillée. Comme une conclusion évidente du travail d'Edward Hopper.
Le succès de cette fin d'année n'est donc pas une imposture. Cette rétrospective est une réussite, dans son fond comme dans sa forme. Ces quelques 130 peintures confirment la place à part que peut tenir Hopper dans nos têtes et dans nos coeurs. C'est tout un univers, à la fois réaliste, romantique, cinématographique qui nous embarque et dans lequel nous nous reconnaissons. Le plus européen des peintres américains mérite donc amplement ce succès et je vous inviterais bien à visiter cette exposition à tout prix. Mais ce sera compliqué, je ne vais pas vous mentir. Un très beau moment en tout cas!
mardi 27 novembre 2012
Live Report: Biffy Clyro, Triggerfinger, Divan du Monde, Paris, 26-11-2012
En ce lundi soir, le Divan du Monde accueillait la première soirée du festival Bring The Noise, avec une affiche à faire saliver les amateurs de gros son. Biffy Clyro en tête d'affiche et Triggerfinger en ouverture. Pas mal. Surtout pour les plus chanceux d'entre nous, car ce concert était sur invitation uniquement, à gagner dans différents concours, ou par Oui FM, la radio organisatrice. Et pour moi, le concert a commencé par une frayeur, car j'ai bien failli ne pas rentrer! Arrivé à 20h30 au lieu de 19h, comme d'hab à cause du travail, j'ai dû utiliser les meilleures techniques actor's studio pour convaincre les personnes à l'entrée. C'est passé. Mais il faut que je pense à changer de boulot...
Quand il fait froid dehors, rentrer dans une salle où joue Triggerfinger est un bon moyen de se réchauffer. Originaire du Texas belge, ces vieux briscards nous offrent un rock stoner bien chaleureux avec un son tout en sueur. On pense aux QOTSA, à Soundgarden aussi parfois. Je ne suis pas fan du groupe sur disque, leur son est impressionnant, je trouve les compos sympas, mais un peu primaires. En live, elles prennent encore plus d'épaisseur sans toutefois me convaincre davantage que d'habitude. Par contre, ce qui convainc, c'est l'attitude du groupe. A l'aise, vraiment drôle, décalé, à l'image des chaussures vert pomme du chanteur-guitariste, le groupe sait mettre l'assistance dans sa poche et nous faire décrocher des sourires, qu'on le veuille ou non. On passe un bon moment, et les voir sur scène est conseillé. Même si personnellement, il m'en faudra un peu plus. Une bon concert quand même, une bonne première partie.
Il faut dire aussi que ce qui vient après est considéré comme le haut du panier du rock mondial. Il est logique que la musique des belges semblent un peu primaire à côté de nos chers écossais. Le talent de Simon et des jumeaux semblent enfin être reconnu à sa juste valeur, et les voir en tête d'affiche d'un festival organisé par une radio est plutôt bon signe. Et on attend avec impatience l'arrivée du sixième album du trio, "Opposites". Trio qui devient maintenant quintet sur scène. Ce qui leur permet de rajouter quelques titres qui étaient difficilement jouables à trois, comme "Booooom, Blast & Ruin". Bien sûr, on attend surtout de découvrir les chansons extraites de leur prochain effort. Certaines tournent déjà sur le net depuis quelques semaines, et c'est tout logiquement "Stingin' Belle" qui ouvre le bal. Mention spéciale à "Sounds Like Balloons", qui se pose comme un futur hymne du groupe. Après, pas de surprise particulière, on est dans la continuité par rapport à "Only Revolutions". De là à penser que le groupe a du mal à se renouveler? Je ne dirai pas ça, même si j'y ai pensé. Biffy Clyro a tellement l'habitude d'explorer les moindres recoins du rock qu'il y aura forcément des moments où il passera dans des endroits où il est déjà passé. On attendra donc la sortie du prochain disque pour en avoir le coeur net. Ce qui compte pour l'instant, c'est la qualité de l'écriture, et à ce jeu là, ils sont toujours bien devant tout le monde.
Niveau live, pas grand chose à dire, c'est du Biffy, c'est du lourd et ça joue à la perfection. On est habitué. Deux bémols en ce qui me concerne. Je trouve un peu agaçant les tiques vocaux que peut avoir Simon par moments. Pas besoin de surjouer quand on a son talent, ça n'apporte pas grand chose. Deuxième chose, il serait intéressant de compter le nombre de dixièmes d'audition perdus par le public ce soir. Oui, je crois que c'était un peu fort...
En conclusion, je vais commencer par dire merci à Cyril d'OpenUpYourEars pour les invitations! Merci à Oui FM et à BringTheNoise, je n'ai pas le temps d'écouter la radio mais votre travail est plus que nécessaire. A défaut de révolution musicale, ce fût un bien bon concert, gratuit en plus, et la petite frayeur à l'entrée en valait la peine. Mais il faut quand même que je pense à changer de boulot! En vidéo, le live de BC au festival I-Tunes avec un setlist quasi-identique au concert d'hier soir. Enjoy!
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