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samedi 6 septembre 2014

De l'Ere des Dinosaures à l'Ere de Glace - Paris Expo, Porte de Versailles, Paris





Se tenait jusqu'au 31 août une exposition sur l'ère des dinosaures. Des reconstitutions à l'échelle avec des animaux animés, un programme idéal pour les enfants, mais aussi pour certains grands. J'ai eu, quand j'étais petit, une période où j'étais féru de préhistoire, mais cette expo ne m'attirait pas totalement. Peut-être le prix un poil de mammouth prohibitif. Mais en y repensant, l'expo Titanic ayant eu lieu au même endroit était également très chère, et valait au final tout à fait son coût. Avec l'aide d'une réduction perso, je me suis finalement laissé tenter, à la dernière minute, en espérant que ces bestiaux m'en mettraient effectivement plein la vue.




Ces grands hangars, à l'espace prometteur, manquent désespérément de cachet, c'est évident. Le point positif, dans le cas présent, c'est la résonnance de l'endroit, où, à peine entré, on entend au loin grogner des dizaines d'animaux plus ou moins féroces. Avec l'obscurité ambiante, l'impression de rentrer dans une sorte de jungle ancestrale est réussie. L'exposition prend le parti de remonter le temps et de commencer par des animaux préhistoriques encore présents à ce jour ou disparus, mais dont on connait facilement leur descendance. Le panda géant, le rhinocéros laineux ou le célèbre tigre à dents de sabre côtoient des autruches ou des castors à la taille impressionnante. Les animations sont discrètes, les bruitages parfois grossiers, mais l'expo commence bien et l'on se dit que l'on passera un bon moment.




Le lien avec l'homme est souvent tissé, de manière plus qu'agréable puisqu'il permet de situer l'existence de ces espèces par rapport à la nôtre. L'ancêtre de l'âne nous côtoyait donc déjà il y a bien longtemps et le dodo s'est éteint au 17ème siècle. Vers la fin de cette première zone consacrée aux animaux anciens, l'un des meilleurs tableaux est donc la représentation de mammouths accompagnés d'humains, nous rappelant que nous avons croisé le chemin de ces mammifères mythiques. Et aussi d'être un peu plus impressionné par leur taille. L'occasion aussi de voir l'impact des dessins animés modernes sur nos chers bambins. Ce ne sont pas vraiment des mammouths que nous avons ici, c'est ... Manny! A vrai dire, même moi, je n'ai pas pu m'empêcher de crier, dans ma tête bien sûr, "Taekwon-Dodo" à la vue du sus-cité volatile... Les enfants s'éclatent en tout cas, et c'est une bonne chose.




On rentre du coup dans la deuxième zone, celle des dinosaures, avec une certaine impatience. Et on est accueilli d'entrée par un squelette de T-Rex reconstitué. Très bonne idée, les efforts de la paléontologie sont à mettre en avant puisqu'ils permettent ces reconstitutions. C'est grâce aux fouilles que l'on peut se faire une idée plus ou moins précise de la taille, des habitudes alimentaires ou des "caractères" de ces grands reptiles. Même si l'on se doute qu'une part d'interprétation peut parfois intervenir, la mise en avant du caractère scientifique est important, et aurait même pu être plus présent. 
De l'ancêtre du crocodile au brontosaure, en passant par le spinosaure, ou le célèbre archéoptéryx, que j'imaginais beaucoup plus grand, les spécimens se succèdent et impressionnent. Le point noir de l'expo restera l'audioguide, inclus dans le prix, mais aux explications tout de même légères. Même si certaines espèces nous parlent moins que d'autres, il y en a sur lesquelles on aurait aimé plus de précision. L'exposition est clairement dirigée vers les familles et certaines explications se limitent au minimum.




On se contente du coup d'observer. Les animations sont toujours trop limitées, mais les textures, les peaux, les cornes, les dents sont vraiment très bien réalisées. La taille impressionne, évidemment, surtout quand on essaie de prendre une photo du brachiosaure, au cou surdimensionné, et qu'on ne réussit à le cadrer qu'en reculant de 10 ou 15 mètres. En croisant le spinosaure, on se dit déjà que le monde des dinosaures pouvait être un monde hostile. Mais tout le monde le sait, le roi de cette ère n'est autre que le fameux tyrannosaure. La dernière salle lui est consacré, il partage l'affiche avec le bien connu tricératops, qui paraît pourtant ridicule à côté du T-Rex. Simplement terrifiant, il n'a jamais existé et l'on peut supposer qu'il n'existera jamais une espèce aussi menaçante que celle-ci. Sa taille, même si ce n'est pas le plus grand des dinos, ses dents ou sa posture sont autant d'éléments qui, combinés, en font sans doute le plus grand prédateur de tous les temps!
Par contre, j'ai été déçu de ne pas voir ce monstre gentil qu'est le diplodocus. Il doit y avoir une explication mais ne pas afficher, dans une exposition de dinosaures à taille réelle, le plus grand d'entre eux me paraît être un oubli fâcheux. Sur ce coup, la déception est à l'échelle de l'animal.




J'ai donc apprécié ma visite au pays des dinosaures de la Porte de Versailles. Malgré une absence remarquée et une durée relativement courte (1h15), surtout au vu du prix d'entrée, on est rapidement transporté des millions d'années en arrière et impressionné par ces animaux d'un autre temps. L'expo est tout de même clairement orientée famille, ce qui n'est pas un défaut en soi, mais aurait gagné à présenter un autre niveau de lecture, pour les plus grands. Pas de déception pour autant, un moment bien sympathique, mais l'espoir qu'avec un tel tarif, la prochaine expo en ces lieux nous en proposera davantage.




vendredi 20 juin 2014

Le Parc de Thoiry, Thoiry (78)





A l'approche de l'été, notamment pour les familles avec enfants, les parc animaliers sont de grands classiques. Des classiques remis au goût du jour cette année avec l'ouverture en avril du zoo de Vincennes, entièrement repensé et rénové. Il est vrai que pour une capitale, Paris en manquait clairement. En attendant, il existe évidemment de beaux et grands parcs en France, le plus réputé étant Beauval, qui m'avait pourtant laissé un avis mitigé lors de ma visite il y a quelques années. Du coup, je ne m'attendais pas à être subjugué par Thoiry, réputé inférieur. J'y ai pourtant passé un excellent moment, en ce premier dimanche de juin. Voici ma critique.




Un parc animalier, c'est censé être davantage qu'un parc avec des animaux dedans. Si on aime la Nature, on s'attend à un endroit qui la respecte, qui lui donne l'opportunité de s'exprimer. Cela passe bien sûr par l'espace et Thoiry est impressionnant à ce niveau là. Je ne vais pas vous bassiner avec les chiffres, mais c'est grand. Le zoo est en effet situé sur le magnifique domaine du château, situé au fin fond des Yvelines. Paradoxalement, le nombre d'espèces ne paraît pas immense. Et ce n'est peut-être pas plus mal, les animaux auront davantage de place. Beauval m'avait un peu déçu à ce niveau là. La taille de certains enclos ou de certaines cages laissait franchement à désirer, donnant une impression de démonstration d'une course absurde à la quantité, plus qu'à la qualité. Ici, on est au milieu des champs, la vie est partout, pas seulement dans les enclos, et si le nombre de bêtes semble moindre, c'est sans compter les espèces végétales, les fleurs, les abeilles, bourdons, écureuils, etc... qui sont ici chez eux. Sans y être forcés. Cela paraît évident, mais l'on ne retrouve pas cela partout (cela m'avait choqué à Beauval par exemple, mais peut-être était-ce une question de saison) et Thoiry nous donne cette impression de rentrer dans un écosystème sain, protégé, où la Nature est clairement reine.





La visite commence par le parcours en voiture dans la réserve africaine. Eléphants, phacochères, dromadaires, antilopes, zèbres, ... Tous les grands animaux sont là, à quelques mètres seulement. On reste toujours admiratifs devant la taille des girafes par exemple. Ou devant celle, toute relative, d'une autruche. Sauf que l'autruche est à  50 centimètres de la voiture, ce qui fait relativiser ce qui est relatif... Enfin, vous me comprenez. Les zèbres se rapprochent beaucoup aussi. Ceux qui ne se rapprochent pas vivent leur vie, et semblent se sentir bien dans cet espace safari. La visite commence pour le mieux.

On pense à se garer et à continuer à pied, mais l'on passe avant cela par le territoire des ours. Tout le monde aime les ours non? Les voir de si près donne envie de sortir de la voiture et d'aller leur faire un gros câlin. Vous vous doutez que c'est une chronique que j'écris, et non mes mémoires, et en concluez que je suis évidemment resté dans ma voiture. Mais ils sont si proches que les premières grosses étincelles s'éclairent dans nos yeux. Il doit même rester quelques poils de baribal sur ma calandre. Et que dire lorsqu'on aperçoit à quelques mètres un bison, originaire d'Amérique comme ces ours. C'est énorme, c'est beau. Il passe à un mètre seulement de la voiture, on en reste bouche bée, à peine capable de dégainer l'appareil photo. Pas grave, notre esprit fera le travail de mémoire.





La suite se fait à pied dans le merveilleux parc du château. Accueilli par des statues végétales façon "Edward aux Mains d'Argent", on rentre dans ce grand espace vert le sourire aux lèvres. Le temps n'est pas au beau fixe, mais les oiseaux chantent quand même. Les prés environnants sont parfaitement entretenus, gardant juste ce qu'il faut d'aspect sauvage. Les fleurs du printemps
offrent aux abeilles et aux bourdons de quoi travailler dur, pendant que nous profitons de notre dimanche. Toujours les mêmes qui bossent. On enchaîne les enclos, tous de taille suffisante, voire importante. Le paradoxe d'un zoo, c'est que quand la surface de leur habitat est trop grand, il y a un risque de ne pas apercevoir les bêtes. Comme ce panda roux, perché tout en haut, dont on apercevra qu'une touffe de poil. Les amateurs d'animaux, tout comme les enfants d'ailleurs, sauront comprendre. Quant aux autres... Dans l'ensemble, Thoiry semble avoir trouver le bon compromis. Il y a même quelques espèces que l'on voit mieux que jamais, comme les lions et les tigres, grâce à des systèmes de tunnel vitrés. Et je peux vous dire qu'une lionne qui passe juste au dessus de nous, avec ses pattounes démesurées, ou un tigre qui feule à quelques mètres, comme pour nous dire de venir le voir de plus près, laissent son lot de souvenirs indélébiles.




N'oublions la nouveauté du parc, qui doit dater de moins de  deux ans, il s'agit de l'Arche des Petites Bêtes. Un navire en bois construit au milieu d'un petit étang, qui sert aussi de laboratoire d'étude sur l'environnement alentours. Comme son nom l'indique, on y retrouve... des petites bêtes! Petites grenouilles, caméléons, araignées, et un de mes nouveaux chouchous, le rat trompe. La découverte des espèces se transforme vite en jeu, comme un "Où est Charlie?" version animal. On s'amuse à retrouver ces minis copains, bien cachés dans leur mini habitat. Un très bon moment!





Le parc de Thoiry est donc une véritable réussite. Plus qu'un zoo, c'est un territoire entièrement dédié à l'environnement. Eco-responsable, le domaine fait attention à son bilan carbone et grouille de messages préventifs, sur les bêtes elles-mêmes, mais aussi sur l'environnement en général, la pollution, la fragilité de certains écosystèmes et les espèces en voie de disparition. On se sent concerné, et on profite au mieux de cet espace où la Nature et l'Homme semblent cohabiter en harmonie. A la fin de notre visite, on est autant ébloui par un champ de fleurs sauvages que par l'éléphant de cinq mètres de haut croisé quelques heures plus tôt. Bravo aux équipes de Thoiry qui nous font ressentir cela. On apprécie, et apparemment, les animaux aussi. Car je ne sais pas si c'est grâce au printemps, mais j'ai rarement vu autant d'animaux faire les fous, gambader et s'amuser comme s'ils étaient chez eux (antilopes, singes, servals, ...). La preuve ultime de la qualité d'un zoo, c'est le bien-être de ses habitants. La mission semble magnifiquement accomplie à Thoiry.





samedi 7 juin 2014

Exposition Nuit - Grande Galerie de l'Evolution, Paris





Une exposition sur le thème de la nuit? Quelle belle idée! A condition de bien l'exploiter bien sûr. Le visuel est très beau, direction donc la Grande Galerie de l'Evolution, pour voir comment un thème aussi vaste a pu être abordé. C'est un endroit tout public, et le fait de devoir plaire aux petits comme aux grands ne doit pas être une excuse pour limiter le qualitatif. On active en tout cas la vision nocturne et on file s'en rendre compte par nous-mêmes.


Sans surprise, les visiteurs sont surtout des familles avec enfants, cette sortie semble vraiment adaptée pour eux. Pas trop petits tout de même, on est plongé dans le noir, cela pourrait en effrayer quelques-uns. Et puis le contenu est scientifique, du moins naturaliste, on est à la Grande Galerie, il faudra savoir les intéresser. Après une première salle sur l'Espace, appelée "Une Nuit à la Belle Etoile", intéressante mais à la scénographie perfectible, on passe aux spécimens d'animaux nocturnes que la Galerie a rassemblé. L'immersion est totale, tout est intéressant, mais il manque quelque chose pour me passionner. Mais peut-être est-ce parce que cette représentation animale ne m'a jamais vraiment parlé, je n'ai jamais été un grand fan des Galeries de l'Evolution et autres Museum d'Histoire Naturelle. Bref, cela reste un goût personnel qui n'enlève en rien à la quantité (250 espèces) et à l'intérêt de cette grande pièce. Mais il me faudra tout de même attendre les troisièmes et quatrièmes salles pour être véritablement épaté par cette expo.




Et c'est la scénographie qui fera la différence. "Une Nuit de Sommeil", troisième partie de la visite, a beau toujours nous présenter les espèces animales, l'éclairage ultra-violet met en évidence un superbe décor mural qui relève considérablement l'ambiance. Les animaux sont présentés en position pour dormir, et on les imagine vraiment en pleine nature. Et cet effort scénographique n'enlèvera en rien le côté familial et accessible. C'est superbe. Et la suite continue sur le même niveau de qualité, moins grâce à la mise en scène qu'aux idées proposées. L'espace sur le sommeil humain nous propose un décor de chambre d'enfant, où l'on retrouvera tour à tour un vieux téléviseur, qui retransmet des épisodes de "Bonne Nuit les Petits", ou une projection de (gentils) monstres, habitant généralement dans nos placards ou sous nos lits. 




Il est clair en tout cas que la qualité de l'exposition est montée d'un cran et la quatrième partie enfoncera le clou. Je ne vous dévoilerai pas tout, mais mention spéciale à l'installation loup-garou, avec détection de mouvement et projection vidéo, qui vaut son pesant de cacahuètes! L'immersion est réussie, et l'on aurait tendance à en redemander. Heureusement, le billet inclut évidemment la visite de la Grande Galerie et vu l'éclairage de l'endroit, nos yeux ne seront pas agressés par la trop vive lumière. 




L'exposition "Nuit" vous accueille en tout cas jusqu'au 3 novembre et, malgré un début que je juge personnellement un peu timide dans la scénographie, elle saura vous convaincre sur l'ensemble. Entre grands, avec des petits, pas trop petits tout de même (même si ça dépend toujours des enfants), il y a de quoi passer un très bon moment, à prolonger à l'extérieur, avec le Jardin des Plantes, les grandes serres, et la ménagerie, si le budget vous le permet. De quoi passer une bonne journée en famille!


dimanche 1 décembre 2013

Pixar, 25 Ans d'Animation - Le Musée d'Art Ludique, Paris





Après sa création pour le MoMa de New York en 2005, l'exposition Pixar débarque dans la ville de Ratatouille. Le maître de l'animation inaugure ce nouvel endroit qu'est le Musée de l'Art Ludique et ce devrait être l'un des événements de cette fin d'année. En théorie, ça devrait même déjà l'être, et il est étonnant que ce cocktail idéal de sortie en famille ne soit pas 100 fois plus demandé et mis en avant. Y aurait-il un piège? Est-ce juste un manque au niveau de la promotion? Ou est-ce tout simplement que notre passion pour Pixar ne va pas plus loin que notre salon et notre collection de dvd? Pour moi en tout cas, cette expo n'était à louper sous aucun prétexte, et je suis ravi de l'avoir vu si tôt, pour pouvoir vous en parler. Et peut-être vous donner l'envie d'y aller d'ici le 02 mars.




Pixar, ce sont des valeurs avant tout. Pour John Lasseter, le directeur de création, également réalisateur de "Toy Story" ou de "Cars", un bon film d'animation devra se baser sur trois critères: l'histoire, de bons personnages, et un univers crédible. L'exposition présente ainsi la construction de ces trois éléments primordiaux grâce à de nombreux dessins, peintures et autres figurines. Il est complètement passionnant de voir le travail des débuts sur le décor de "Wall-E", ou les tests de couleurs des personnages, avec un Mike Wazowski violet et rouge par exemple. Tous les dessins ont quelque chose, en tant qu'oeuvre d'une part, certains étant juste magnifiques, mais aussi dans la mise en place de cet univers et de ces personnages auxquels nous sommes tant attachés.




Mais ce qui frappe le plus dans cette première partie d'expo, c'est le côté artisanal de ces débuts. Tout part d'un coup de crayon. Comme le montre le croquis de Buzz l'Eclair ci-dessus, on sent que les premières esquisses ont déjà fait le gros du travail. On reconnaît tout de suite sa personnalité, comme on saisira d'entrée l'ambiance générale pour un croquis des fonds marins dans "Nemo". Bien sûr que tout est ensuite numérisé, modernisé, les outils de maintenant permettent un tel travail de textures qu'il serait dommage de s'en priver. Et encore une fois, peu importe la quantité de modernisme apporté à l'animation, car à la base, il y aura toujours l'histoire et les personnages. Et le crayon.




Des sculptures 3D en résine, d'une précision hallucinante, émaillent cette première partie d'exposition, puis l'on passe à la seconde partie, dédiée à la construction de l'univers à l'intérieur duquel évolueront nos amis animés. De l'affectif, on bifurque sur l'artistique. Les planches de décors sont impressionnantes de crédibilité et parfois d'une beauté incroyable. Mention toute particulière aux tableaux en fusain, dont la précision laisse littéralement bouche bée. C'est non seulement magnifique, mais aussi tellement vivant que l'on pourrait les contempler de longues minutes en espérant le voir s'animer.
D'ailleurs, on commence à se dire que pour une expo sur l'animation, il manque un peu ... d'animation. Heureusement, les deux surprises finales viennent un peu rattraper la donne. D'abord, le Zootrope Toy Story, qui nous montre le principe de mise en mouvement et son impression optique. Puis l'Artscape, une projection sur un écran panoramique des différents styles visuels de Pixar. Tous différents mais tous immersifs au possible, nous montrant encore une fois leur grande cohérence artistique. Excellent!




Vous l'avez sûrement compris, cette expo vaut carrément le déplacement. On y trouve la quantité, la qualité, mais aussi l'état d'esprit. Ce côté artisanal qui donne encore plus de valeur à cette maison d'animation. Je me pose tout de même une question: les films étant complètement tous publics, peut-on en dire de même de l'exposition? J'ai un doute. Cela dépendra évidemment de l'enfant, de son rapport à l'univers Pixar. Cela dépendra peut-être aussi des accompagnants, de la façon dont les grands vont présenter cela aux plus petits. Ce n'est du coup plus un question d'âge, c'est plus un moment à partager entre passionnés. C'est un peu comme regarder les bonus d'un dvd ... Ok, je reconnais que ce n'est pas mon argument le plus vendeur, je vais donc plutôt terminer en disant que l'on parlait autrefois de magie Disney, mais quand on se promène dans les couloirs de ce musée d'Art Ludique, je peux vous dire que l'on ressent sans problème la magie Pixar. Et peut-être est-ce là la plus grande qualité de cette expo. Peu importe son contenu finalement, aussi qualitatif soit il, nous sommes en terrain connu. Cet univers est un peu le nôtre, et petits et grands ne manqueront pas de le ressentir. Et d'en sortir les yeux tout pétillants!





samedi 15 juin 2013

Cinema Paradiso, Soirée Colette - Nef du Grand Palais, Paris





Quelle bonne idée de faire un drive-in, un vrai, à Paris! Tout le monde connaît le cinéma en plein air de la Villette, qui réunit chaque été, gratuitement, des centaines de personnes, plus ou moins fans de ciné d'ailleurs. Mais le confort n'est pas idéal, et sur le papier, ce Cinema Paradiso s'apprête à lui mettre une belle fessée! Pour le cadre d'abord, puisque c'est la magnifique Nef du Grand Palais qui accueillera les cinéphiles. Puis pour tout ce qu'il y a autour aussi, car un environnement à l'améwicaine yeah nous est proposé. Piste de roller, stand de véritables burgers, concours en tout genre... Un événement donc, confirmé a priori par la vente de billets pour les différents films proposés, qui se sont vendus comme des bouchées de pain. Mais comme je le disais, ça, c'est sur le papier...




Commençons par les bonnes choses. Je ne reviendrai pas sur le cadre, superbe, surtout quand la nuit commence à tomber. Parlons ciné, 26 séances, que des classiques, de "Taxi Driver" à "Pulp Fiction", en passant par "Retour Vers le Futur". Pour une première édition, c'est la classe. Le confort des séances ne laisse pas trop de doute, installés que vous serez dans des vrais sièges de ciné, des transats, ou carrément dans des Fiat 500, avec champagne à volonté, pour un prix VIP. Le pass film vous permet de venir en journée pour profiter des attractions et de l'environnement recréé. Mieux, le pass ciné, mais aussi le pass journée, vous permettent de rester aux soirées electro qui ont lieu dans le SuperClub! Au choix, soirées Colette, O'Five, Kitsuné ou la journée Wandertlust, ses séances de yoga et son ambiance flower power. Des concours de baby-foot, de milkshakes, deux expositions, une sur les jeux vidéos et une d'art contemporain, intitulée "L'Echappée Belle", regroupant une cinquantaine d'oeuvres. Un programme très varié, et très riche. Mais où est le problème alors?




Comme je vous le disais. Tout ça, c'est sur le papier. Car en pratique, on a fait le tour des activités en à peine une heure. Pour peu qu'on ne soit pas joueur de baby, qu'on ne passe pas des heures sur la succession de jeux vidéos, qui n'est d'ailleurs pas une exposition (il ne s'agit pas de regrouper de nombreuses, certes, machines ou bornes d'arcade, pour en faire une expo...), le tour est vite fait. De même, à la fin de la journée, on n'aura pas forcément l'énergie de chausser les rollers pour aller sur la piste. Ce qui prend le plus de temps, c'est finalement de faire le tour des différents stands de marque. Et c'est là que le bât blesse. On ne rentre pas du tout dans une ambiance drive-in, mais dans un gigantesque placement produit, même pas dissimulé! C'est flagrant et plus qu'agaçant, car on finit par ne plus voir que ça. Du coup, peut-être qu'un bon repas nous changerait les idées. C'est les canadiens d'Omnivore qui viennent exprès nous préparer leurs spécialités. Mais là encore, 16€ le minuscule menu, avec des chips de base pour remplacer les frites, parce que le stand n'aurait pas les normes de sécurités nécessaires? 8€ la tiny portion de maccaroni and cheese, en ce qui me concerne... Reste à attendre la soirée Colette, pour effacer tout ça.




Heureusement, la soirée est prévue assez tôt, et commence vers 21h. Attendez, en même temps que la séance de ciné, qui a lieu à quelques mètres? Ne vous inquiétez pas, car la séance se fait grâce aux nouveaux  casques sans fil anti-bruits de la marque Silence Events... Non, je ne plaisante pas... Bref, la soirée Colette, avec là par contre, Digitalism en live, un tribute à Ed Banger avec Busy P entre autres... Le son raisonne un peu mais l'ambiance est là, la qualité aussi. Le tout, encore une fois, dans un cadre grandiose. Un très bon moment qui fait relativiser un début de soirée, sous forme de pilule à avaler.




Finalement, c'est le prix d'entrée qui déterminera votre niveau de déception. C'est un peu naze de parler d'argent mais c'est vraiment ce que j'ai ressenti. J'ai relativisé facilement avec mon pass journée à 6,50€ en tarif adhérent, au lieu de 11,50€ à la base, qui m'aurait déjà plus embêté. Mais le plaisir d'être dans la Nef, profiter de ce cadre la nuit, et la soirée Colette valaient le déplacement. 20,50€ pour voir un film, je trouvais ça trop cher à la base, mais avec une écoute au casque en plus, qui enlève quand même toute chance de convivialité... Quant au forfait pour deux personnes à 80,50€ pour l'accès à la Fiat Uno, j'espère que le champagne était vraiment bon. Pour cette première édition, ce Cinema Paradiso bénéficie donc de l'aspect événementiel qui l'entoure, et la hype qui l'accompagne. Mais tout ça reste de la théorie, et en pratique, seules les soirées electro et, à la rigueur, l'exposition "L'Echappée Belle", pourtant mal mise en valeur, valent le prix d'entrée. Finalement, Cinema Paradiso, c'est malheureusement le collectif H5, dont une oeuvre est présente, qui en parle le mieux. "In Brand We Trust".




mercredi 13 février 2013

Et l'Homme... Créa le Robot - Musée des Arts et Métiers (Paris)





Beaucoup de choses m'intéressent. Vraiment beaucoup. Du coup, il serait un peu compliqué pour moi de voir toutes les expositions parisiennes. Celle-ci ne faisait pas forcément partie de ma top seeing-list, mais une invitation (merci The Creator's Project!) m'a permis d'y aller ce dimanche. Et vu que l'expo est assez courte (entre 30 et 45 minutes), j'en ai profité pour visiter la permanence du musée des Arts et Métiers. Et au passage réveiller, si tant est qu'elle en avait besoin, ma fibre scientifique. Voici mon compte-rendu d'un endroit à voir absolument!


Ce sont Robbix et Robbixa (que vous apercevez sur l'affiche) qui accueillent les visiteurs. De quoi installer d'entrée la fascination, mais aussi le trouble. Ces deux animatronics discutent, nous regardent, et leur interaction, bien que programmée, nous renvoie forcément à l'humanité relative mais croissante de la création robotique. Pour les croyants, Dieu créa l'Homme à son image, et c'est tout logiquement de la même façon que l'Homme crée le robot. Mais avant de nous proposer des réflexions à son sujet, l'exposition nous le présente chronologiquement, des systèmes mécaniques des ingénieurs égyptiens, puis grecs, à l'automate du 18ème siècle, jusqu'à l'invention de la cybernétique au siècle dernier. Un voyage passionnant, montrant que l'idée de la robotique ne date pas d'hier, qu'il s'agisse de jouets, d'horlogerie ou de modèles de fabrication industrielle. On pense également au problème du nucléaire, sujet bien d'actualité après la catastrophe de Fukushima, et des tâches allouées aux robots quand l'intégrité physique des hommes est mise à mal. L'autre axe fort de cette évolution est la découverte de mondes inconnus, qu'ils soient abyssaux ou spatiaux. Sujet également d'actualité puisque le rover Curiosity est arrivé sur Mars et a commencé ses premiers forages il y a quelques jours!





Se posent ensuite certaines questions passionnantes. Certains types de robots sont construits pour la défense nationale ou pour la médecine. Des exosquelettes, des prothèses mais aussi des créations plus poussées soulevant le problème de l'intelligence artificielle. La réflexion est amenée un cran plus loin, et la peur aussi, souvent liée à nos expériences cinématographiques. Cette peur d'une création humaine qui pourrait lui glisser entre les doigts et lui échapper. Vaste débat, auquel l'exposition ne répond pas vraiment, si réponse il y a, préférant rester dans un contexte ouvert à tous. Mais les questions sont tout de même posées, lui permettant d'être appréciée à des niveaux différents, et d'être autant adaptée aux familles avec enfants qu'aux adeptes de science-fiction. C'est tout logiquement que l'exposition se termine avec un lien logique avec le cinéma, présentant des robots célèbres du septième art. Certains sont des répliques, d'autres des originaux, comme ce modèle R2D2 utilisé sur le tournage de "Star Wars"!




Une exposition de qualité donc, mais un peu courte, ce qui m'a conduit à vouloir prolonger la visite par la permanence des Arts et Métiers. Et bien m'en a pris, puisqu'il suffit apparemment de dépenser 6,50€ pour voyager dans le temps. Car la qualité des machines et des instruments présentés nous envoient à travers les époques avec une facilité déconcertante. Des simples étalons ou instruments de mesures, servant aux commerçants et dans la vie de tous les jours, aux machines plus abouties dont les plus grands scientifiques se sont servies pour leurs découvertes, on passe une grande partie de la visite la bouche ouverte, béat devant tant d'ingéniosité, de travail de précision ou, tout simplement, de beauté. Le patrimoine scientifique et technique présent dans ce musée est grandiose et risque de ne pas plaire qu'aux adeptes de science et d'histoire.




Les différentes ailes du bâtiment sont associées à des thèmes, que sont les instruments scientifiques, les matériaux, l'énergie, la mécanique, la construction, ou encore la communication. De quoi avoir une vision approfondie de l'évolution technique de ces domaines à travers l'histoire. Et quand on pense que la fin de la visite est proche, on se reprend une nouvelle claque dans l'escalier qui mène au rez-de-chaussée. L'incroyable machine volante de Clément Ader trône telle une chauve-souris au milieu de ce superbe morceau de bâtiment, nous ramenant à la fin du 19ème siècle et à la conquête du ciel. 





Cette machine sensationnelle introduit donc la dernière partie de la permanence, les transports. C'est du moins ce que l'on croit, puisqu'il reste encore l'église. Qui se révèle être en fait une sorte d'apothéose. On se demande bien si cela est possible, mais outre l'endroit, magnifique, on se retrouve nez à nez avec des pièces majeures de l'histoire, et notamment le célèbre Pendule de Foucault! On contemple son mouvement hypnotique mais aussi ce génie scientifique qui fait de cette machine à la fois une énigme et une référence du monde scientifique. Dans cette collégiale Saint-Martin des Champs, se trouvent également d'anciennes voitures, et l'avion de Blériot. En parler devient anecdotique tellement ces engins historiques doivent être vus en vrai. Et surtout dans un cadre d'une telle beauté.





Comment ne pas vous conseiller de visiter au moins une fois le musée des Arts et Métiers... Et je dis bien au moins, car le nombre de trésors au mètre carré est assez hallucinant, et invite à des visites multiples, au même titre que le Louvre ou que le musée d'Orsay. Adapté aux curieux comme aux familles, on est en présence d'un patrimoine incroyable, à protéger et à soutenir. Quand on parle d'exposition, il est certain que l'on pense d'abord aux peintures. Mais cette permanence vous permettra de varier les plaisirs et saura vous faire voyager à travers les âges pour une somme très modeste. Et vu que l'expo sur les robots est également qualitative, n'hésitez pas à y aller dans les prochaines semaines pour faire d'une pierre deux coups!





dimanche 2 septembre 2012

Un Musée Ephémère - Château de la Roche-Guyon (Yvelines)





Voici la preuve que l'art peut être partout, et notamment là où ne l'attend pas. En revenant de Giverny le mois dernier, je me suis arrêté pour visiter le château de la Roche-Guyon. Je ne me faisais aucune illusion sur cette visite, c'était surtout pour combler un trou dans mon après-midi. Bien m'en a pris en tout cas. Non seulement l'édifice en lui-même est impressionnant, adossé à sa falaise de craie, mais il accueille en plus en son sein une exposition d'art contemporain des plus surprenantes. Une belle découverte!




La surprise commence avant même l'entrée, puisqu'on est accueilli par des colonnes Buren. Puis un rébus des plus étranges, puisqu'il se fond tellement dans le paysage que les visiteurs n'y voient même pas un objet d'art, nous interpelle au détour de la terrasse. L'exposition moderne, jusque là discrète, commence à passionner. Que font ces oeuvres contemporaines dans un décor si traditionnel? La première chose qui vient à l'esprit, ce sont bien sûr les expositions Murakami ou Koons au château de Versailles, qui avaient fait grand bruit. Le principe est le même, l'approche est différente. Déjà parce que tous les artistes sont français, tous issus de cette génération des années 70 qui a marqué l'art de ces dernières décennies. Buren donc, mais aussi Ernest Pignon-Ernest, Jean-Luc Parant, Claude Viallat et bien d'autres. Aussi parce que les oeuvres ont été pensées par rapport à l'endroit, c'est le château qui a inspiré et non des pièces qui ont été dispersées de ci de là. Et la visite de cette belle forteresse moyenageuse est ainsi parsemée d'objets et d'oeuvres de notre temps.




La bâtisse en elle-même est déjà loin d'être quelconque. Entièrement creusée dans la roche, elle nous entraîne tour à tour au Moyen-Âge, au siècle des Lumières, au 19ème siècle, puisque Turgot, Condorcet, puis Hugo ou Lamartine y avaient leurs habitudes. Au 20ème siècle, l'ancienne forteresse retrouve même sa vocation militaire, Rommel s'y installe en 1944. La fin de la visite dans les casemates nous offre encore un tout autre aperçu de l'édifice. Notez que Edgar P. Jacobs a choisi ce château pour accueillir une aventure de Blake et Mortimer, dans l'album "Le Piège Diabolique".




L'exposition quant à elle est toujours intéressante. On parcourt les petits feuillets qui accompagnent chaque "emménagement", avec plus ou moins d'explications selon les artistes. Certains laissent perplexes, d'autres nous parlent un peu plus. La plupart utilise très bien l'espace, comme les têtes de mort d'Ernest Pignon-Ernest dans le pigeonnier, ou encore l'énorme installation dans les casemates, où le fer et les fils donnent une impression de science-fiction. On entre en tout cas dans chaque pièce avec hâte, pressé de découvrir comment l'art s'est encore approprié l'endroit.




Je ne peux que vous conseiller de visiter le château de la Roche-Guyon, et d'autant plus si vous le faîtes avant fin 2012. Cette exposition d'art moderne fait plus que pimenter une visite qui aurait déjà valu la peine dans l'absolu, juste pour l'édifice en lui-même. Le contraste entre le contemporain et l'ancien pourra peut-être en surprendre quelques-uns, mais personnellement, ce "Musée Ephémère" a fini de me convaincre que le mélange des deux est des plus intéressants, mais aussi parfois des plus esthétiques. Une visite atypique à moins d'une heure de Paris. N'hésitez pas une seconde!






mardi 7 août 2012

Maison et Jardins de Claude Monet, Giverny



Pas très loin de chez moi se situe un endroit que je n'avais jamais visité. C'est souvent comme ça, vous allez me dire. C'est au fin fond de l'Île de France (mais à seulement une heure de Paris), à Giverny précisément, que le peintre Claude Monet s'était installé, et s'était construit un univers fleuri, propice à la fois à sa création et à sa vie de famille. Je ne suis pas un fana des Impressionnistes mais j'aime bien Monet, j'ai donc profité de ce dimanche éclairci pour visiter sa maison et ses jardins.




La visite commence par le jardin principal, et l'on se retrouve d'emblée au milieu d'un nombre incalculable d'espèces florales. Niveau forme, rien de spécial, de grandes allées, des plus petites, rien d'extravagant, mais en même temps, Monet était un peintre, pas un roi. On se fraie un chemin au milieu des innombrables touristes en espérant se relaxer parmi toutes ces belles fleurs, que le peintre faisait venir de tous les endroits du monde. Dommage qu'elles ne soient pas plus indiquées par de petits panneaux, cela aurait pu être intéressant de connaître leur nom ou leur origine. Mais cela ne nous empêche pas d'en prendre plein les yeux, les couleurs sont belles et vives et le jardin est bien entretenu, à la fois propre et un peu sauvage.


On entre un peu plus dans l'intimité du peintre en visitant sa maison. La décoration a été conservée, elle donne une idée des goûts de l'artiste, notamment pour les couleurs vives ou les estampes japonaises. Le salon bleu est la première pièce visitée et est, avec la salle à manger (jaune vif), le point d'orgue de la visite. On appréciera aussi l'atelier, parfaitement située avec ses grandes vitres, même si certains regretteront que les peintures exposées ne soient que des répliques. Les originaux ne peuvent bien sûr pas être partout. Après la superbe salle à manger jaune, la cuisine et ses éléments cuivrés terminent la visite, et la sortie sur la mini-terrasse et les jardins fait son petit effet, on imagine le bien-être du peintre à profiter de ce paysage au quotidien. 




On traverse le jardin (et la nationale...) pour visiter le jardin d'eau et le pont japonais, passage obligé et attendu des fans de Monet, puisque c'est ici qu'a été peinte la série de tableaux "Les Nymphéas". Le dépaysement est ici un peu plus prononcé! Le petit ruisseau, les petits ponts, les bambous, et bien sûr le célèbre étang et ses nombreux nénuphars. Un endroit magnifique où l'on pourrait rester des heures, et l'on comprend tout à fait la source d'inspiration qu'a pu être ce coin de nature. Le circuit est bien fait, et on ne perd pas une miette des différents coins du jardin d'eau. On s'attarde forcément sur le célèbre pont japonais, à contempler l'étang et sa flore. Un très joli moment!




Si vous aimez Monet, la visite de Giverny est fortement conseillée. Le musée des Impressionnistes, à quelques pas, ainsi que de nombreux restaurants vous permettront de compléter votre journée. Mon seul regret fût de ne pas voir plus d'espèces animales au milieu de ce paradis floral. Deux ou trois poules d'eau, quelques bourdons, quelques carpes, c'est peu dans un tel paradis. Où sont passées les oiseaux et les abeilles? L'amoureux des animaux que je suis chipote sûrement et ne pourra tout de même que vous conseiller la visite de cet endroit, que vous aimiez l'art, la nature, ou les deux, comme le propriétaire.






dimanche 13 novembre 2011

Le Parc des Félins, Nesles (77)





Oui, vous êtes bien sur mon blog. Y'a pas que la musique et le cinéma dans la vie! Ceux qui me connaissent savent que je suis aussi un passionné de nature et d'animaux. Après tout, je voulais déjà faire vétérinaire alors que le cd était à peine inventé, et que je n'avais jamais entendu parlé d'Uma Thurman! C'est donc plutôt logique que je vous parle de ce super Parc des Félins, que j'ai visité il y a de cela quelques jours.


Situé à Nesles, en Seine-et-Marne, le Parc des Félins regroupe 140 espèces dans un cadre exceptionnel, d'une superficie de 60 hectares. Vous y retrouverez les grands classiques (tigres, lions, pumas, ...) mais aussi des petits matous (chat des sables, ci-dessous) et des espèces moins connues, comme les jaguarondis ou les chats de Gordoni (bleus à bande blanche... :) ). Plus qu'un parc animalier, nous sommes dans un centre d'élevage et de reproduction, un endroit engagé dans la sauvegarde de ces espèces, dont certaines, comme les tigres de Sumatra ou de Sibérie sont proches de l'extinction. Et rien de tel que de voir ces quelques bestiaux de près pour sensibiliser ceux qui en avaient besoin.




Le grand tour se fait par régions du monde. L'Europe, l'Afrique, l'Amérique puis l'Asie. Il faut bien 3h pour tout visiter, et il est même conseillé de refaire le parcours à l'envers une fois arrivé. Car les tranches de vie se succèdent et les visites peuvent être différentes selon le moment de la journée (ou la période de l'année). Il est d'ailleurs conseillé de visiter le parc au printemps ou en automne, les conditions de température rendant les animaux plus visibles.


Parmi les plus belles espèces, il y a le lion blanc (ci-dessous) et le tigre blanc. Forcément différents, ils sont d'une présence et d'une beauté toute particulière. De manière générale, les grands félins sont impressionnants. Leur regard, la taille de leurs pattes, la perfection de leur pelage sont autant d'éléments qui nous fascinent. Mais il ne faut en aucun cas bouder les petits félidés. Il est par exemple très intéressant d'observer la ressemblance entre le chat sauvage et le chat domestique, ou le lien que l'on peut tisser entre le comportement de ces derniers parfois, et celui de ces compères de grande taille.




Autre élément du parc, et non le moindre, le circuit malgache. Une petite île où évoluent en toute liberté une cinquantaine de lémuriens, de 5 espèces différentes. Pas du tout peureuses et aussi timbrées que dans les films "Madagascar", ces petites peluches nous accueillent chez elles et nous remplissent le coeur de joie. On évolue à quelques centimètres d'elles, on les regardent manger et jouer dans leur environnement. Comme si nous n'étions pas là. Même si on se retrouve avec "I'd Like to Move it, Move it" dans la tête tout l'après-midi, c'est un grand moment de bonheur pour les petits et les grands!




C'est donc un très bel endroit dont je vous parle en ce moment. Les animaux sont magnifiques, on sent qu'ils sont très bien traités, on les voit de près en général, même si la taille des enclos, point plus que positif du parc, peut desservir la visibilité de certaines espèces (je n'ai même pas entraperçu le tigre de Malaisie par exemple). Mais c'est une bonne chose. Le parc réussit à nous faire sentir que nous sommes chez les félins, c'est nous qui sommes invités ici, et pas l'inverse. 
Je terminerai en rappelant que le cadre est magnifique. Dans l'écrin de cette petite forêt, il n'y a pas que les félins et les lémuriens. Ouvrez les yeux et observez les oiseaux (mésanges, rouge-gorges, ...) ou les petites souris en bord de chemin. Comme pour nous rappeler que la Nature s'y sent vraiment chez elle. 


Vous l'avez compris, si vous aimez les animaux, je pense que vous aimerez le Parc des Félins. Il fera le bonheur des passionnés et des petites familles et saura tous nous sensibiliser à cette noble cause qu'est la protection des espèces en voie d'extinction. Comme le dit leur slogan, "Pas de planète sans félins"!