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samedi 13 décembre 2014

Quicktest Ciné!





- Iron Man 2 (2010) de Jon Favreau, avec Robert Downey Jr et Mickey Rourke:
Toujours léger, toujours agréable à regarder. Tout est soigné, tout fonctionne au millimètre. La mythologie aussi est légère, on croit à une évolution du personnage principal au début, mais ce n'est qu'un feu de paille, tout revient bien vite à sa place. La relative profondeur viendra du coup des méchants, avec un Sam Rockwell Sam-Rockwellesque, et un Mickey Rourke tout en présence. Un bon divertissement, comme d'hab.

13/20

- Moi, Moche et Méchant 2 (2013) de Chris Renaud et Pierre Coffin:
Difficile d'enchaîner après un carton. Si on refait la même, on se fait critiquer. Si on change tout, le risque est trop grand. "Moi, Moche et Méchant 2" est ce qui se fait en général dans ces cas là, il essaie de satisfaire tout le monde, ce qui n'est pas forcément le meilleur choix. Le scénario tranche avec le premier par son manque de simplicité, et, à l'instar de "Cars 2", oublie d'assumer le côté enfantin. Le cahier des charges est rempli, mais la justesse de ton n'est pas là.

11/20

- Man of Steel (2013) de Zack Snyder, avec Henry Cavill et Amy Adams:
Le super-héros maudit du cinéma revient. Pas de bol sur ce coup-là non plus, c'est Zack Snyder qui s'en occupe. Et comme d'habitude, quand Zack Snyder s'occupe de quelque chose, il s'en occupe en plein. Du coup, "Man of Steel" n'est pas un Superman, c'est un film de Snyder. Avec un grand "S" sur sa poitrine aussi. On sent que chaque plan est une excuse pour montrer quel réalisateur extra il est. Le scénario oscille entre le bon et le grand n'importe quoi et Superman reste maudit au cinéma.

08/20

- Only God Forgives (2013) de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling et Kristin Scott Thomas:
"Only God Forgives" est-il une copie de "Drive"? Pas vraiment. Le style est le même, c'est certain, l'ambiance est prenante, les trempes visuelle et sonore sont impressionnantes. Mais quelques maladresses, non présentes dans "Drive", viennent fragiliser ce film. D'abord, à cause du film précédent, Gosling en mec fragile, on a du mal à y croire. Ensuite, le scénario, cette pourtant simple histoire de vengeance, ne nous emmène pas très loin. On est envoûté par la forme, mais l'on sent le cruel manque d'épaisseur.

12/20

vendredi 7 novembre 2014

Quicktest Ciné !





- Moi, Moche et Méchant (2010) de Chris Renaud et Pierre Coffin:
Pour une entrée dans le monde de l'animation, on peut dire que c'est réussi!  "Moi, Moche et Méchant" vient concurrencer les Pixar et autres Disney avec ce mélange bien dosé d'humour et de tendresse. Détonnant, avec juste ce qu'il faut d'irrévérence, bien aidé par les Minions en parfaits seconds rôles, voici un dessin animé qui frappe juste, et qui saura convaincre  petits et grands.

15/20

- Iron Man (2008) de Jon Favreau, avec Robert Downey Jr et Gwyneth Paltrow:
Le temps passe et, à part les X-Men, Marvel n'est toujours pas ma tasse de thé. Iron Man a sa petite myhtologie, mais rien d'exceptionnel, du moins à mes yeux. Par contre, au cinéma, il a Robert Downey Jr, et ça, ça change tout. Plus qu'une interprétation, il réussit à transcender le rôle et lui donner une rare énergie et un incroyable sens de l'humour. Des super pouvoirs non négligeables.

14/20

- The Bling Ring (2013) de Sofia Coppola, avec Emma Watson et Katie Chang:
La bonne nouvelle, c'est que Sofia Coppola revient à la base de son univers, à savoir les jeunes filles en détresse. Du coup, on a vraiment l'impression de la retrouver, après un "Somewhere" un peu raté. "The Bling Ring" est une histoire vraie, un super fait divers parfait à raconter, mais finalement assez vain. Il n'a pas la puissance tragique d'un "Lost In Translation" ou de "Virgin Suicides". Reste un bon film quand même, avec un regard intéressant sur une certaine frange de la jeunesse actuelle.

13/20

- Les Stagiaires (2013) de Shawn Levy, avec Vince Vaughn et Owen Wilson:
Avec deux zigotos comme Vince Vaughn et Owen Wilson à l'affiche, on y va pour s'en payer une tranche. Et à ce niveau là, "Les Stagiaires" déçoit et n'arrive pas à la cheville d'un "Serial Noceurs" par exemple. Bizarrement, c'est au niveau de l'histoire que le film va agréablement nous surprendre. Rien d'incroyable mais une bonne réflexion sur les générations et le monde du travail. Et c'est par ce biais que les personnages, bien sympathiques, finiront par nous donner la banane.

12/20

jeudi 30 octobre 2014

Top 5 films d'horreur pour Halloween!





J'ai envie de le faire chaque année, cette fois-ci, j'y pense! Voici quelques idées de films d'horreur à voir en ce lugubre 31 octobre. Personnellement, je suis tombé dedans quand j'étais bien jeune, et c'est un genre cinématographique qui a encore bien du charme à mes yeux. Bien sûr, au fil des ans, on pourrait croire que plus rien ne va nous fait peur. C'est sans compter certains trublions, James Wan en tête, passés maîtres dans l'art d'explorer toutes nos angoisses. J'ai cependant essayé de faire une sélection variée, en essayant de ne pas trop tomber dans l'éloge élitiste de la pure frayeur. L'horreur est un genre suffisamment vaste pour satisfaire le plus grand nombre. Voici donc ma sélection des films de 2013. Bouh!


5: World War Z, de Marc Foster (2013):
Commençons doucement, avec un film d'horreur à voir en famille. Pas de grande peur à l'horizon, tout est bien édulcoré, les zombies sont méchants mais Brad est là pour vous protéger. Optez pour la version director's cut quand même, avec quelques minutes de zombies en plus, histoire de paraître un minimum crédible. Les puristes détesteront sûrement mais le savoir-faire hollywoodien assurera le service après vente du divertissement. Un popcorn movie horrifique, si vous voulez.




4: Pandémie (Gamgi), de Kim Sung-Soo (2013):
Un Top 5 film d'horreur sans film asiatique n'est pas un Top 5 film d'horreur. Pourtant, ici, rien à voir avec "Deux Soeurs", "Ring", ou toute autre histoire de fantôme à vous faire manger votre télécommande. J'ai choisi "Pandémie" pour faire écho à l'actualité, il montre énormément de choses sur les conséquences que pourraient avoir une contagion massive sur la société actuelle, en s'appuyant sur les relations entre personnages. Kim Sung-Soo sait nous toucher et du coup, quand les scènes difficiles arrivent, elles semblent avoir encore plus d'impact. Car après tout, l'horreur est humaine...




3: Insidious, Chapitre 2, de James Wan (2013):
Pour moi, le premier "Insidious" est un classique de l'horreur moderne, ni plus ni moins. Terrifiant, intelligent, à la fois référencé et irrévérencieux, sa suite ne pouvait pas lui tenir la dragée haute. James Wan arrive tout de même à lui donner de la qualité, en évitant une certaine redite dans la deuxième partie du film, en accentuant les pistes horrifiques contradictoires. On perd en cohérence mais on gagne en folie. Niveau frousse, on monte d'un cran, c'est évident...




2: Mama, d'Andres Muschietti (2013): 
Pareillement, la présence d'un film espagnol est obligatoire dans ce Top. L'originalité de ce métrage, c'est la part d'humanité du fantôme, toute relative certes, mais dont on comprend l'intention. Premier film d'horreur maternel, "Mama" saura rajouter quelque chose dans sa terreur, une sorte de tendresse et d'empathie qui ne nous laissera pas insensible à l'histoire. Et si un film d'épouvante vous faisait pleurer?




1: Conjuring, Les Dossiers Warren, de James Wan (2013):
Personne ne saura mieux vous faire peur que James Wan. Ses ambiances sont parfaites, ses timings excellents. Un vrai savoir-faire qui pourrait tendre à se répéter un peu par moments. Peu importe "The Conjuring" est un peu l'apothéose actuel du film de possession. Plus cohérent qu'"Insidious 2", plus maîtrisé, il saura à coup sûr faire hérisser le moindre poil de votre anatomie. N'oubliez pas d'éteindre la lumière. Bon courage... Et faites de beaux rêves...




mercredi 22 octobre 2014

Top 5: Femmes ... Vraiment Fatales ...





Il est temps de parler franchement. Le sexe fort, le sexe faible, tout ça, à votre place, je n'y croirais pas trop. J'ai vu "Gone Girl" au cinéma hier soir, et cette histoire de femme kidnappée m'a inspirée ce petit Top 5. Les femmes sont pour moi souvent une grande source de respect et d'inspiration. Mais je ne me leurre plus depuis longtemps, on respecte parfois ce que l'on craint, et les femmes, sous leur apparence fragile, ne doivent pas être sous-estimées. Elles peuvent même être dangereuses. Vous ne me croyez pas? Quoi de mieux que la vérité cinématographique pour le démontrer...



- 5: "Liaison Fatale" d'Adrian Lyne: 
Michael Douglas est un a(i)mant à problèmes. Particulièrement avec les femmes. Avant "La Guerre des Rose" et "Harcèlement", il aurait dû apprendre de ses erreurs grâce à "Liaison Fatale", où une de ses rencontres extra-conjugales va simplement détruire sa vie. Là où "Gone Girl" et Fincher en profitent pour égratigner les médias et la société toute entière, Adrian Lyne fonce droit devant et donne dans le thriller creepy, transformant Glenn Close en cauchemar au féminin.




- 4: "Audition" de Takashi Miike: 
Dans les pays asiatiques, les femmes sont supposées plus dociles. J'aurai pu taper dans "Battle Royale", mais Yamazaki dans "Audition" m'a toujours fasciné. Rien dans son personnage ne peut nous faire penser qu'une déferlante de folie va s'abattre sur le personnage principal. Et le créneau de la douce Yamazaki, c'est la torture... Désolé Aoyama, mais tu n'avais apparemment pas le droit à l'erreur... Y'a plus qu'à serrer les dents...





-3: "Basic Instinct" de Paul Verhoeven: 
Ce bon vieux Michael... Il n'a toujours pas compris. Et cette fois, on ne lui jette qu'à moitié la pierre. Là où les deux cintrées précédentes agissaient par passion, respectivement chaude et froide, la Catherine sait exactement ce qu'elle fait. Elle a notamment bien compris le pouvoir de la chair sur le sexe dit fort, et use de son corps et de son cerveau pour manipuler son monde. Flippante. Mais fascinante...




- 2: "Misery" de Rob Reiner: 
Et puis, il y a les vraies cinglées. Celles qui ne se rendent même plus compte de la folie, de l'obsession qui les habitent. Et pour montrer que la beauté n'est pas une arme obligatoire, j'ai choisi Annie Wilkes. Son côté quelconque, presque normale, nous prend à défaut, et quand on commence à se méfier, il est bien trop tard et on se retrouve attaché à un lit à se faire défoncer les chevilles à la masse! Enfin, moi ça ne m'est jamais arrivé. Mais méfiance quand même...




- 1: "Kill Bill" de Quentin Tarantino: 
On finira par l'ange vengeur par excellence, Beatrix dans Kill Bill. J'avais le choix dans la filmographie de QT, grand amateur de vengeance, et de revanche féminine en particulier ("Jackie Brown", "Boulevard de la Mort" ou "Inglorious Basterds"). Mais la meilleure arme de la femme est justement de faire croire qu'elle laisse le pouvoir. La Mariée a été sous-estimée. Et la centaine de personnes qui s'est dressée entre elle et Bill y ont laissé leur vie. Mais un ange reste un ange. Le mystère, qu'il tende vers le danger ou pas, est suffisamment fascinant pour attirer, et encore plus quand il se mêle à la beauté. Je vous aurais bien prévenu... Elles auront notre peau... 





mardi 9 septembre 2014

Quicktest Ciné !





- La Reine Des Neiges (2013) de Chris Buck et Jennifer Lee:
Il y avait longtemps qu'on n'avait pas connu un tel raz de marée animé. Il y a forcément des enfants autour de vous qui connaissent les paroles "Libérée, Délivrée" par coeur, c'est obligé! Alors oui, certains diront que ça chante beaucoup, peut-être un peu trop, notamment au début du film. Mais il faut avouer que les chansons sont de qualité, donc pas de problème finalement. Le scénario est bon, avec son excellent dénouement en contre-pied, les graphismes parfaits, on a tout simplement affaire au meilleur Disney depuis bien longtemps.

16/20

- Mud (2013) de Jeff Nichols, avec Matthew McConaughey et Tye Sheridan:
La première chose que l'on aime dans "Mud", c'est son ambiance. Ca sent le Mississipi, le redneck et l'accent du sud à couper au couteau. Puis il y a le casting. Matthew McConaughey confirme son renouveau et est juste énorme. En plus, il est entouré de deux gamins, notamment Tye Sheridan, qui ont la très bonne idée de se hisser à son niveau. L'histoire est simple mais belle, Jeff Nichols gagne en maturité et transpire la grande classe. Tout est réussi, émouvant. C'est beau comme un cul-terreux.

15/20

- Stoker (2013) de Chan-Wook Park, avec Mia Wasikowska et Nicole Kidman:
Bizarre comme je m'étais mis en tête que ce film parlait de vampires. Le titre sûrement. J'avais tort, mais pas tant que ça finalement, tant il en partage le goût du noir séduisant, mystérieux, presque sensuel. Park instaure avec son incroyable réalisation un ton particulier, bien aidé par des décors et des costumes superbes. Mia Wasikowska assure, le scénario de Wentworth Miller (héros de "Prison Break") est inspiré. Comme quoi, il est encore possible de faire de bons films avec des scénarios originaux.

15/20

- Sous Surveillance (2013) de Robert Redford, avec Shia LaBeouf et Robert Redford:
Un bon thriller politique sur fond d'activisme. Redford a la bonne idée d'aller plus loin, et d'offrir une réflexion sur l'engagement et ce qu'il devient après de longues années. Etant lui-même très engagé, on peut se douter que ce film pourrait être l'un de ses plus personnels. Quant à Shia LaBeouf, il prouve qu'il n'a aucun problème de talent quand il choisit un rôle qui lui va bien.

14/20

mercredi 20 août 2014

Quicktest Ciné !





- The Land of Hope (2013) de Sion Sono, avec Isao Natsuyagi et Megumi Kagurazaka:
Comment raconter le drame de Fukushima d'une manière détournée.Tout débute comme un film japonais relativement classique puis s'installe une tension savamment distillée par Sion Sono. Petit à petit, on se met à ressentir la présence de cet ennemi invisible qu'est la radioactivité, et ses conséquences sur la vie quotidienne et les liens familiaux. Bien traîté, parfaitement réalisé, "The Land of Hope" séduira les amateurs de film asiatique et ouvrira peut-être une porte vers ce cinéma pour les non initiés.

14/20

- Trance (2013) de Danny Boyle, avec James McAvoy et Rosario Dawson:
Un scénario qui manque vraiment de simplicité. Basé sur l'hypnose et l'art, on ne retiendra au final que l'aspect retord de l'histoire, trop de pièces au puzzle finissent par tuer le puzzle. Et le souci, c'est que cela vient même impacter la toujours géniale réalisation de Danny Boyle, son côté too much rendant le tout encore plus fouillis. Pas mauvais, mais brouillon.

11/20

- Du Sang et Des Larmes (2014) de Peter Berg, avec Mark Wahlberg et Taylor Kitsch:
Ultra réaliste d'entrée, avec ses images d'archives, on est happé par l'histoire vraie de ces Navy Seals en Afghanistan. Le récit est fluide, la réalisation soignée, les acteurs sont très bons, tout est réussi. Jusqu'à la conclusion, où la réalité nous frappe, nous touche même. Et l'on se rend compte que l'on vient de voir un peu plus qu'un film, presque un récit de guerre.

15/20

- Erin Brockovich (2000) de Steven Soderbergh, avec Julia Roberts et Albert Finney:
Tout le monde se souvient du personnage d'Erin Brockovich, porté à l'écran par Soderbergh, et incarnée d'une manière hallucinante par Julia Roberts, absolument parfaite. Elle fait de son personnage quelqu'un d'attachant, une femme à la fois forte et fragile. Bien sûr, on retiendra davantage sa force, et si l'on y pense, ce film pourrait même être un manifeste féministe. Un film tellement sous-estimé. Girl power!

16/20

samedi 2 août 2014

Exposition Star Wars Identities, Cité du Cinéma, Saint-Denis





Enfin, je vois cette expo Star Wars! Cela faisait longtemps que je voulais la visiter, j'aurai même pu la manquer sans une prolongation bien sentie. Je ne suis pas un grand fan de Star Wars, c'est important de le préciser, car même si, mon avis je vous donne, les vrais aficionados de la saga pourront avoir un regard totalement différent sur ce qui est présenté. En tant que cinéphile en tout cas, c'est évidemment un événement à ne pas louper. Direction donc les nouveaux studios de Luc Besson, à Saint-Denis, où cette Cité du Cinéma nous accueille dans ses hangars à l'espace conséquent. 




Dans "Star Wars Identities", il y a évidemment Star Wars. On s'attend à rentrer dans l'univers particulier de George Lucas, à voyager à l'autre bout de l'univers pendant le temps de l'exposition. D'entrée, le Star Bar nous accueille, tel un comptoir de multiplex, avec la possibilité de prendre des munitions pour l'aventure, comme au cinéma. On entend en fond sonore la musique de John Williams qui retentit et on se précipite vers l'hyper-espace. Tout cela nous rappelle l'expo Titanic. Le hangar cloisonné, l'univers cinématographique, le prix élevé, mais aussi tout ce qui va avec qui bonifie le rapport à la visite. Ici, l'audioguide est inclus, et on se retrouve aussi avec un bracelet interactif, dont je vous expliquerai la fonction dans un paragraphe suivant.




Dès les premiers mètres, on ressent une certaine excitation. On a devant nous des pièces véritables et la magie opère du coup rapidement. C3PO et R2D2 pour ouvrir le bal, les costumes de Luke et Léïa, la plaque de Han Solo en carbonite, Yoda, et mon ami Chewbacca... Tout le monde est là. On se retrouve bouche bée devant la salle des vaisseaux, la finesse des détails des maquettes de l'époque est incroyable et on se rappelle au bon souvenir des effets spéciaux de notre enfance, bien avant le numérique. Les méchants sont venus aussi, et Dark Vador trône en point d'orgue avec des effets sonores idéaux pour l'ambiance. La quantité, la qualité, l'authenticité... Encore une fois, je ne suis un fan ultime, mais je ne vois pas bien comment on pourrait être déçu par cette partie de l'exposition.




Ce qui pourra en gêner certains, c'est peut-être la partie Identities. J'en reviens au début de l'expo et aux bracelets qui nous sont délivrés. A travers dix bornes, le visiteur se construit un personnage selon les visuels et les codes de la mythologie. On répond à des questions qui suivent le récit et s'appuient sur l'évolution psychologique des héros de Star Wars, mais aussi sur ce que l'on est, plus personnellement. D'où l'on vient, les gens que l'on rencontre, l'inné et l'acquis, et en question finale, le choix ultime de la saga: succomber ou pas au côté obscur de la Force. Tout ceci sera compris de différentes façons selon nos âges, les enfants y verront un moyen vraiment sympathique d'interagir avec ce monde et de devenir un personnage de Star Wars. Pour les plus grands, faire le lien avec l'identité est un moyen d'approfondir sa connaissance des protagonistes, mais aussi de se poser des questions sur soi-même. Certains trouveront ça un peu gadget, un peu cache-misère, je trouve personnellement que cette partie "Identities" est une plus-value, et ce pour plusieurs raisons. Sans cette interactivité, l'exposition aurait peut-être été un peu courte, bien que de qualité. Aussi, la connexion avec l'univers Star Wars est vraiment plus importante. Il faut enfin avouer que l'une des forces de ce dernier est le travail des personnalités de ses héros, et leur devenir au fil des années. Quoi de plus logique donc que de s'appuyer sur leur évolution et leurs choix pour proposer une interactivité qui étoffe grandement et à bon escient cette exposition. 




Si vous cherchez une exposition sympa à visiter, seul, entre amis ou même en famille, "Star Wars Identities" est là pour vous. Bien sûr, il faut connaître un minimum l'univers des films, et je dirai même de la trilogie originelle. Les enfants qui ne connaissent que les dessins animés récents ne seront peut-être pas entièrement emballés par les pièces originales par exemple. A part cette condition, vous pouvez y aller, même le prix digne d'une expo londonienne ne gâchera pas votre plaisir tant la technologie et l'interactivité le justifie. J'ai attendu longtemps mais je n'ai pas été déçu. Un très bon moment, dont vous pourrez profiter jusqu'au 5 octobre! Que la Force s... Enfin, vous connaissez...





jeudi 3 juillet 2014

Quicktest Ciné!





- Cloud Atlas (2013) de Tom Tykwer, Lana et Andy Wachowski, avec Tom Hanks et Halle Berry:
Plus qu'un film chorale, un véritable puzzle, mélangeant plusieurs genres cinématographiques, plusieurs époques. Il est impressionnant de voir que les Wachowski maîtrisent tous les cinémas qui'il nous propose. Ceci étant dit, 3 heures, c'est long. Le film nous dit: "L'océan n'est-il pas une multitude de gouttes?". C'est ici difficilement que la somme des instants fait le récit, et l'on reste un peu frustré par l'ensemble. On aimera quand même sur le moment se perdre dans ses méandres.

12/20

- Oblivion (2013) de Joseph Kosinski, avec Tom Cruise et Olga Kurylenko:
Ambitieux et réussi dans la forme, "Oblivion" tient également la route dans son histoire. Malheureusement, le film se plante dans l'un de ses thèmes principaux: le rapport à l'humanité. Olga Kurylenko est à la ramasse (ce n'est pas la première fois), on ne croit pas une seule seconde à l'histoire d'amour et pour le reste, c'est limite. On ne rentre jamais totalement dans ce conte SF, pourtant non dénué de qualités. Le film se laisse regarder quand même. Dommage...

11/20

- Edward Aux Mains d'Argent (1991) de Tim Burton, avec Johnny Depp et Winona Ryder:
Si l'on demande à un fan de Tim Burton de nous donner le nom du film qui représente le mieux son univers, ce serait sûrement celui-ci. plus qu'un classique, Edward est devenu au fil des années un conte intemporel que l'on regarde de temps de temps. Magique, tragique et d'une beauté désarmante. Une merveille, qui date déjà de 1991, et que l'on transmettra maintenant à la génération suivante.

18/20

- Entretien Avec un Vampire (1994) de Neil Jordan, avec Tom Cruise et Brad Pitt:
A chaque époque sa vision du monde des vampires. Deux ans après le "Dracula" de Coppola, Neil Jordan enfonce le clou du mythe des années 90, celui du suceur de sang mystérieux et sensuel. En moins romanesque, puisque l'entrevue nous raconte l'envers du décor, et ce que "ressent" un vampire après des siècles d'existence. Pas de désacralisation pour autant, ce point de vue oscille entre la fresque historique et le drame glauque horrifique. La réalisation n'a rien d'exceptionnel, pour le reste, c'est du tout bon.

15/20

mardi 17 juin 2014

Quicktest Ciné!





- Fantasia 2000 (2000) de Walt Disney (différents réalisateurs):
Beaucoup plus court que le premier, ce deuxième "Fantasia" est aussi, malheureusement, beaucoup plus inégal. Là où le film de 1940 tenait deux heures sans trop s'essouffler, on peine à s'émerveiller tout du long de ces 80 minutes. Ce nouvel épisode vaut en fait davantage pour sa musique que pour son association animation-son. Il possède tout de même quelques jolis moments de bravoure, comme ce merveilleux "Oiseau de Feu".

14/20

- Zero Dark Thirty (2013) de Kathryn Bigelow, avec Jessica Chastain et Jason Clarke:
"Zero Dark Thirty" nous parle officieusement de l'arrestation de Ben Laden. Filmé de manière réaliste, Bigelow sait manifestement s'y prendre pour faire monter la tension en puissance. Dommage que le film soit légèrement trop long, et que cette montée progressive empêche certains changements de rythme qui auraient été salutaires. Mais cela fonctionne quand même, une fois dedans, on ne lâche plus vraiment. Niveau casting, Jessica Chastain est au top.

14/20

- Souviens-Toi, L'Eté Dernier... (1998) de Jim Gillespie, avec Jennifer Love Hewitt et Sarah Michelle Gellar:
15 ans après, le renouveau des slashers de la fin des 90's a forcément perdu de sa superbe. Il est fortement ancrée dans une époque, belle et bien révolue. Mais malgré un peu de naïveté dans les textes, souvent propre au travail de Kevin Williamson, et des acteurs pas tout le temps subtils, la fluidité du récit force le respect. Tension, ambiance, clins d'oeil et efficacité... "Souviens-Toi, L'Eté Dernier..." reste malgré tout un très bon film d'horreur. Ou peut-être est-ce juste ma nostalgie qui s'exprime. Mais j'assume!

15/20

- Jappeloup (2013) de Christian Duguay, avec Guillaume Canet et Marina Hands:
Malgré une réalisation beaucoup trop convenue, Christian Duguay a le mérite de ne pas choisir entre l'humain et l'animal, de ne pas prendre parti entre certaines réflexions humaines et la pureté, l'instinct du cheval. En résulte une histoire touchante sur une double carrière exceptionnelle. Un joli film.

14/20

mercredi 11 juin 2014

Quicktest Ciné!





- Possédée (2012) de Ole Bornedal, avec Jeffrey Dean Morgan et Kyra Sedgwick:
Oui oui, c'est un film d'horreur. Bien sûr que toutes les formules pour faire peur sont utilisées. Evidemment que c'est tiré d'un fait réel, ça va de soi! On commence à avoir l'habitude de ce genre d'affiches. Si l'on considère donc que certaines choses sont acquises et que la différence se fera ailleurs, "Possédée" fera figure de bonne surprise. Les personnages nous parlent, les croyances sont un peu différentes, et la réalisation, au millimètre, fait le reste. Rien d'original, mais tout de même du bon boulot.

13/20

- Stay (2006) de Marc Foster, avec Ewan McGregor et Naomi Watts:
Un peu fouillis, on hésite entre le "Tout ça pour ça" et l'envie de se laisser porter par cette sorte de rêve, à la fois romantique et dérangeant. Si c'est la deuxième solution qui nous choisit, c'est en partie grâce aux acteurs, McGregor, Watts, mais aussi Ryan Gosling, déjà au top bien avant sa médiatisation. Sinon, on oubliera certains aspects un peu too much, notamment au niveau formel, vu que l'ensemble fonctionne.

13/20

- Le Sixième Sens (1987) de Michael Mann, avec William Petersen et Joan Allen:
Hannibal Lekter a existé au cinéma bien avant la trilogie du "Silence des Agneaux". Michael Mann dirigeait de main de (futur) maître cette adaptation de "Dragon Rouge", repris plus tard dans le troisième volet. A vrai dire, ce film vaut tellement le déplacement que la susdite trilogie s'en retrouve un peu désacralisée. Ce "Sixième Sens" n'a strictement rien à envier à aucun des épisodes suivants.

14/20

- La Jetée (1962) de Chris Marker, avec Jean Négroni et Hélène Chatelain:
Ce court-métrage de 28 minutes est culte pour de nombreux cinéphiles. Il a notamment servi d'inspiration, de base même, pour "L'Armée des 12 Singes". Film culte donc, sauf que ce n'est pas vraiment un film, mais un roman photo, une succession d'images en noir et blanc, mis en histoire grâce à une voix off. Peu importe, c'est une expérience fascinante, une façon différente et réussie de raconter une histoire. A voir.

14/20

jeudi 17 avril 2014

Quicktest Cinéma!





- Insaisissables (2013) de Louis Leterrier, avec Jesse Eisenberg et Mark Ruffalo:
Avec son casting impressionnant, "Insaisissables" est au film de magie ce qu'"Ocean's 11" était au film de casse. En moins bien, le scénario étant quand même moins fluide. La maîtrise est tout de même là, le plaisir aussi, et on peut au final comparer le résultat au thème du film, la magie. Si on cherche la petite bête, on la trouvera peut-être, mais on diminuera le plaisir. Si on se laisse porter, sans trop rationaliser, le divertissement sera assuré.

14/20

- Le Hobbit: Un Voyage Inattendu (2012) de Peter Jackson, avec Martin Freeman et Ian McKellen:
Quand on n'est pas un fan absolu du "Seigneur des Anneaux", on ne peut s'empêcher de penser que ce premier volet du "Hobbit" est un peu une paraphrase. Même ambiance, même musique, même générique, même mise en scène. Heureusement, Peter Jackson a la maîtrise nécessaire pour paraphraser l'efficacité et le plaisir lié à la première trilogie. Le dépaysement, toujours aussi fort, est salutaire et les 3 heures passent comme une lettre à la Poste. 

14/20

- Looper (2012) de Rian Johnson, avec Bruce Willis et Joseph Gordon-Levitt:
Toutes les histoires de voyage dans le temps sont toujours un casse-tête, on ne peut s'empêcher de réfléchir à tout, savoir si tout est bien en place. Sans atteindre la perfection scénaristique de "L'Armée des 12 Singes", "Looper" est un bon puzzle SF, qui lorgne vers l'esprit de Philip K. Dick. A noter la transformation maquillage de JGL pour ressembler à Bruce Willis. C'est par moments tout à fait bluffant!

14/20

- Sugar Man (2012) de Malik Bendjelloul, avec Sixto Diaz Rodriguez:
Ou l'histoire incroyable du musicien Sixto Rodriguez, qui a vendu des millions de disques en Afrique du Sud et à travers le monde sans que personne ne sache de qui il s'agisse. On reste sidéré devant ce conte moderne et on est touché par les récits des protagonistes. Mention toute particulière au réalisateur, qui nous présente des images superbes, alors qu'il aurait pu se contenter du minimum, vu qu'il s'agit d'un film musical.

14/20

dimanche 23 mars 2014

Quicktest Cinéma!





- La Vengeance Dans La Peau (2007) de Paul Greengrass, avec Matt Damon et Julia Stiles:
C'est le troisième épisode de la saga, et les ressemblances se multiplient. Le scénario est de qualité mais la franchise commence à tourner un peu en rond par moments. Toujours efficace, les fans d'action à la "Jason Bourne" y trouveront leur compte, les autres ne trouveront plus ce petit truc en plus qui faisait le fort du premier épisode notamment. Dans l'ensemble, ne boudons pas notre plaisir, la boucle est bouclée et la trilogie est réussie.

13/20

- Skyfall (2012) de Sam Mendes, avec Daniel Craig et Javier Bardem:
James Bond fait le lien entre l'ancien et le nouveau. Et même si, comme il le dit lui-même dans le film, les vieilles méthodes sont toujours les meilleures, c'est bien le mélange des deux qui fait mouche. On oublie le "Quantum of Solace" et on se remet au niveau de "Casino Royale". Si ce n'est au dessus. La grande classe.

15/20

- Le Monde de Charlie (2013) de Stephen Chbosky, avec Logan Lerman et Emma Watson:
Un film indé sur les petites et les grandes blessures du jeune âge. Sans tomber dans le pathos et avec d'excellentes références ("Rocky Horror"), ce film d'adolescents est très touchant de justesse, bien aidé par un trio d'acteurs vraiment excellent.

14/20

- Samsara (2013) de Ron Fricke:
Des images impressionnantes, ordonnées avec sens et réflexion. Comme à son habitude, Ron Fricke ("Baraka") nous montre la vie, et tout ce qu'elle a de beau et de désolant. Le film est attaché à l'Homme, avec ce qu'il a fait de mieux et de pire. On est scotché à son fauteuil, hypnotisé par la puissance des images. L'ensemble restant tout de même positif et plutôt optimiste. Superbe!

15/20

jeudi 13 mars 2014

Quicktest Ciné!





- La Mort Dans la Peau (2004) de Paul Greengrass, avec Matt Damon et Franka Potente:
Le thème de la vengeance donne une direction un peu différente par rapport à "La Mémoire Dans la Peau". Le chassé devient chasseur et Langley rigole un peu moins. Nous, par contre, apprécions fortement ce retournement, qui permet de rester dans la lignée de l'épisode précédent sans tomber dans la redite. Une bonne suite, la surprise en moins.

14/20

- The Place Beyond The Pines (2013) de Derek Cianfrance, avec Ryan Gosling et Bradley Cooper:
Trois histoires en une, mais pas de film chorale, ici, les histoires s'enchaînent. Parfaitement bien pour les deux premières, la troisième fait par contre un peu retomber le soufflé. L'ensemble est tout de même de qualité même si Derek Cianfrance ne transforme pas entièrement l'essai. Un bon film malgré tout.

14/20

- Chasing Mavericks (2012) de Michael Apted et Curtis Hanson, avec Gerard Butler et Johnny Weston:
L'histoire du surfer Jay Moriarity, qui s'était mis en tête de chasser la plus grande vague du monde. Ce destin, à la fois beau et tragique, innocent et spirituel, colle parfaitement au travail de Curtis Hanson. Le film ne pourrait s'apprécier que grâce à la beauté des images, et au côté "cool" rattaché au surf. Mais on s'attache en plus aux personnages, et l'émotion, renforcée par le fait que ce soit une histoire vraie, nous fait oublier les eaux bien trop calmes de la réalisation.

13/20

- Fantasia (1940) de Walt Disney (différents réalisateurs):
Il y a plus de 70 ans, "Fantasia" était presque une expérimentation dans le domaine du dessin, qui s'appuyait sur des grandes oeuvres musicales. La grande variété visuelle peut déstabiliser, tout comme la qualité de certains courts (1940, je vous le rappelle), mais l'intemporalité musicale fait le travail, faisant alterner le sympathique et le merveilleux, et élevant "Fantasia" au rang de classique de l'animation.

15/20

vendredi 28 février 2014

Quicktest Cinéma!





- American Nightmare (2013) de James DeMonaco, avec Ethan Hawke et Lena Headey:
Ou comment y croire et déchanter en 10 minutes. L'idée est prometteuse, mais se tranforme rapidement en projet sans personnalité, avec effets déjà vus et ressorts maintes fois éculés. Que ça ne fasse pas peur, passe encore, le pitch est après tout à mi-chemin entre l'horreur et le thriller. Mais James DeMonaco, pourtant réalisateur et auteur, dénature la promesse d'origine pour en faire un film sans intérêt. Bien joué...

07/20

- La Mémoire Dans la Peau (2002) de Doug Liman, avec Matt Damon et Franka Potente:
On se rend compte a posteriori à quel point Jason Bourne et sa franchise ont eu un impact sur les films d'action. Le côté réaliste est aujourd'hui un point de vue prisé par les réalisateurs de ce style. "La Mémoire Dans la Peau" se paye en plus le luxe d'une histoire plus que correcte et de personnages soignés. Rajoutez une scène culte (la course poursuite en Mini dans Paris, avec Oakenfold en fond sonore) et vous obtenez une référence du genre.

15/20

- Une Nouvelle Chance (2012 ) de Robert Lorenz, avec Clint Eastwood et Amy Adams:
Deux films sur le base-ball en si peu de temps, les amateurs apprécieront. Contrairement au "Stratège", et même s'il est très présent dans l'histoire, le sport ne sert que de trame de fond à une intrigue relationnelle père-fille. Le casting est parfait, et il est marrant de constater que, bien que réalisé par un autre, le film pourrait tout à fait être signé par Clint Eastwood, tant la ressemblance est frappante. Nous sommes donc en terrain connu, et malgré un rebondissement de trop à mon goût, "Une Nouvelle Chance" se laissera regarder avec grand plaisir.

14/20

- Populaire (2012) de Régis Roinsard, avec Déborah François et Romain Duris:
Un film de compétition de dactylographie, il fallait oser! Le pari est pourtant réussi grâce à une superbe reconstitution et un parti-pris d'un autre temps dans la réalisation, complètement assumé. Une belle légèreté. Déborah François est parfaite dans le rôle. 

13/20

jeudi 20 février 2014

Top 5 Cinéma ... 2012...


Oui, vous avez bien lu, on est début 2014 et je fais un bilan des films de 2012! La version officielle, c'est que si vous voulez faire un vrai point sur quelque chose, il faut avoir bosser dessus. Cela nécessite du temps, mais aussi du recul. Et avec ce recul, mon bilan n'en sera que meilleur. 
La version officieuse, c'est que je viens à peine de finir de voir tous les films que je voulais voir en 2012... Mais je trouve la version officielle plus sérieuse, donc on restera sur celle là ok?

Avant de vous dévoiler les 5 meilleurs, je vais vous parler du pire. Le pire film de 2012, pour moi, est "Abraham Lincoln: Chasseur de Vampires". Le pitch vaut déjà son pesant de moquerie, et le contenu est au niveau. Vous vous doutez que ni la partie historique, ni la partie vampirique ne sont respectées, et c'est réalisé à la truelle. Reste donc le côté nanar, délire entre potes. Perso, ça ne m'a pas parlé mais j'en connais que ça a fait rire, donc pourquoi pas, après tout.




Dans la catégorie films français, 2012 était l'année de "The Artist", mais j'ai préféré récompenser une bonne comédie. Parce que, depuis des lustres, les mots bonne, comédie et française ne vont pas souvent ensemble. Regardez "Radiostars" et rigolez un bon coup. Il y en a pour tous les goûts: du gras, du subtil, de la vanne entre potes... C'est bien écrit, les acteurs sont sympas, et on passe franchement un très bon moment!




En ce qui concerne nos petites têtes blondes, mais pas que, le meilleur film d'animation est sans aucune contestation possible "Rebelle" . D'abord, ce n'est pas une suite, c'est toujours une bonne nouvelle de voir un peu de créativité dans les studios! Ensuite, le personnage est des plus attachants, et enfin, l'univers écossais dans lequel cette adorable rouquine évolue est juste merveilleux. Un très bon Disney Pixar! Pour les grands et les petits!




En passant au peigne fin les sorties de 2012, je me suis rendu compte que ce n'était pas une super année de cinéma. De bonnes choses, un peu moins de suites que d'habitude, mais pas énormément de films qui nous marquent. Pas de quoi se plaindre tout de même, notamment grâce à un cinéma indépendant qui semble reprendre une position un peu plus flatteuse dans les programmations hebdomadaires. Voici mon Top 5:




- 5: The Dark Knight Rises, de Christopher Nolan, 3ème impressionnant volet de cette excellente trilogie Batman. Forcément en dessous du 2ème épisode, mais sans problème dans le Top 5!

- 4: Martha Marcy May Marlene, de Sean Durkin, un voyage aussi beau que dérangeant dans l'univers des sectes. Troublant, à différents niveaux.

- 3: The Impossible,  de Juan Antonio Bayona, où comment l'histoire vraie de cette famille victime du tsunami va vous retourner et vous émouvoir au plus haut point.

- 2: Prometheus, de Ridley Scott, préquelle moyennement annoncée d'Alien, mais avec finalement ce qu'il faut de fond pour se suffire à elle-même et n'être qu'un gros clin d'oeil au chef d'oeuvre de Sir Ridley.

And number one!




- 1: Argo, de Ben Affleck, encore une histoire vraie, aussi incroyable soit elle, parfaitement portée à l'écran par Ben Affleck, qui est un très grand réalisateur! Un suspense et une maîtrise qui mérite le titre de film de l'année!



jeudi 6 février 2014

Quicktest Ciné!





- Gravity (2013) d'Alfonso Cuaron, avec Sandra Bullock et George Clooney:
Sans conteste l'événement SF de 2013, "Gravity" mérite largement son succès et sa réputation tant l'immersion spatiale est totale. Bien sûr, il sera conspué pour son manque de fond si on le compare à "2001, L'Odyssée de l'Espace". Argument irrévérent à mes yeux, vu que "Gravity" n'a aucune prétention métaphysique. C'est un film fait pour le cinéma, pour la 3D, pour le plaisir d'en prendre plein les yeux. Et s'il n'est pas aussi intellectuel que le Kubrick, cela ne veut pas dire pour autant que Cuaron n'y a pas caché quelques éléments de réflexion. A voir et à revoir, maintenant que la ferveur est retombée.

16/20

- La Cage Dorée (2013) de Ruben Alves, avec Rita Blanco et Joaquim de Almeida:
Il n'a pas de cliché sans feu. Si cette expression n'existe pas, je l'invente de ce pas. Ce film sur la communauté portugaise en est le meilleur argument tant les stéréotypes s'enchaînent. Pourtant, je mets au défi quiconque ayant des origines lusitaniennes de ne pas reconnaître plein de choses dans ce film. Le cliché bascule du coup dans la nostalgie et le plaisir qui vient avec est loin d'être anodin.

12/20

- Les Mondes de Ralph (2012) de Rich Moore:
Prometteur sur le papier, ce Disney s'avère être un grosse déception pour les amateurs de jeu vidéos. Malgré les nombreux et succulents featurings, le film manque cruellement de personnalité, à l'image du personnage principal, sympathique au demeurant. Il remplit quand même le cahier des charges des non gamers, grâce à quelques jolis moments graphiques, mais ne restera pas pour autant dans nos mémoires vives.

11/20

- Des Hommes Sans Loi (2012) de John Hillcoat, avec Shia LaBeouf et Tom Hardy:
La Prohibition est une période de l'histoire américaine qui peut se révéler très cinématographique lorsqu'elle est bien mise en valeur. C'est le cas ici, où John Hillcoat nous distille une ambiance enivrante, notamment grâce à des excellents acteurs, avec leurs mines patibulaires et leurs accents à couper au couteau. Un bon film.

14/20

dimanche 5 janvier 2014

Quicktest Ciné!





- Les Grands Fonds (1977) de Peter Yates, avec Nick Nolte et Jacqueline Bisset:
Plongée, chasse au trésor, une pointe de voodoo... Les éléments de base sont excellents pour ce vieux mais bon film d'aventure. La tension est parfaitement maîtrisée, bien aidée par la claustrophobie relative aux fonds marins. Une bonne surprise, vu que je n'avais jamais entendu parlé de ce film!

13/20

- The Impossible (2012) de Juan Antonio Bayona, avec Naomi Watts et Ewan McGregor:
Ce film bringuebale nos émotions comme le tsunami bringuebale les personnages. Il me semble difficile, voire impossible, de ne pas être ému par le sujet (une histoire vraie), parfaitement exploité par une très bonne mise en scène qui ne nous laisse que peu de répit. Pas assez peut-être, vu que la fin nous touchera moins que le reste du film. Normal, votre système lacrymal aura eu le temps de se vider trois fois d'ici là.

14/20

- Seven Psychopaths (2012) de Martin McDonagh, avec Colin Farrell et Woody Harrelson:
"Comme les 7 Mercenaires, mais avec des Psychopathes". Avec une accroche aussi géniale, on ne pouvait que craindre la déception. Entre du Charlie Kaufman et du Tarantino, ce film bancal arrive à nous surprendre et nous suspendre grâce à quelques séquences fabuleuses et un casting à tomber par terre de classe. Le reste manquera tout de même de personnalité. Plutôt agréable quand même.

13/20

- Melancholia (2011) de Lars Von Trier, avec Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg:
La première partie du film est vraiment dure à encaisser. Complètement dans le Dogme, ce sera un moment vraiment pénible à supporter pour tout ceux qui ne s'y reconnaissent pas. Heureusement, la deuxième partie est plus prenante et fait surtout montre de l'évolution artistique du réalisateur. Mais le retard pris au départ ne sera, en ce qui me concerne, pas rattrapé.

09/20

dimanche 1 décembre 2013

Pixar, 25 Ans d'Animation - Le Musée d'Art Ludique, Paris





Après sa création pour le MoMa de New York en 2005, l'exposition Pixar débarque dans la ville de Ratatouille. Le maître de l'animation inaugure ce nouvel endroit qu'est le Musée de l'Art Ludique et ce devrait être l'un des événements de cette fin d'année. En théorie, ça devrait même déjà l'être, et il est étonnant que ce cocktail idéal de sortie en famille ne soit pas 100 fois plus demandé et mis en avant. Y aurait-il un piège? Est-ce juste un manque au niveau de la promotion? Ou est-ce tout simplement que notre passion pour Pixar ne va pas plus loin que notre salon et notre collection de dvd? Pour moi en tout cas, cette expo n'était à louper sous aucun prétexte, et je suis ravi de l'avoir vu si tôt, pour pouvoir vous en parler. Et peut-être vous donner l'envie d'y aller d'ici le 02 mars.




Pixar, ce sont des valeurs avant tout. Pour John Lasseter, le directeur de création, également réalisateur de "Toy Story" ou de "Cars", un bon film d'animation devra se baser sur trois critères: l'histoire, de bons personnages, et un univers crédible. L'exposition présente ainsi la construction de ces trois éléments primordiaux grâce à de nombreux dessins, peintures et autres figurines. Il est complètement passionnant de voir le travail des débuts sur le décor de "Wall-E", ou les tests de couleurs des personnages, avec un Mike Wazowski violet et rouge par exemple. Tous les dessins ont quelque chose, en tant qu'oeuvre d'une part, certains étant juste magnifiques, mais aussi dans la mise en place de cet univers et de ces personnages auxquels nous sommes tant attachés.




Mais ce qui frappe le plus dans cette première partie d'expo, c'est le côté artisanal de ces débuts. Tout part d'un coup de crayon. Comme le montre le croquis de Buzz l'Eclair ci-dessus, on sent que les premières esquisses ont déjà fait le gros du travail. On reconnaît tout de suite sa personnalité, comme on saisira d'entrée l'ambiance générale pour un croquis des fonds marins dans "Nemo". Bien sûr que tout est ensuite numérisé, modernisé, les outils de maintenant permettent un tel travail de textures qu'il serait dommage de s'en priver. Et encore une fois, peu importe la quantité de modernisme apporté à l'animation, car à la base, il y aura toujours l'histoire et les personnages. Et le crayon.




Des sculptures 3D en résine, d'une précision hallucinante, émaillent cette première partie d'exposition, puis l'on passe à la seconde partie, dédiée à la construction de l'univers à l'intérieur duquel évolueront nos amis animés. De l'affectif, on bifurque sur l'artistique. Les planches de décors sont impressionnantes de crédibilité et parfois d'une beauté incroyable. Mention toute particulière aux tableaux en fusain, dont la précision laisse littéralement bouche bée. C'est non seulement magnifique, mais aussi tellement vivant que l'on pourrait les contempler de longues minutes en espérant le voir s'animer.
D'ailleurs, on commence à se dire que pour une expo sur l'animation, il manque un peu ... d'animation. Heureusement, les deux surprises finales viennent un peu rattraper la donne. D'abord, le Zootrope Toy Story, qui nous montre le principe de mise en mouvement et son impression optique. Puis l'Artscape, une projection sur un écran panoramique des différents styles visuels de Pixar. Tous différents mais tous immersifs au possible, nous montrant encore une fois leur grande cohérence artistique. Excellent!




Vous l'avez sûrement compris, cette expo vaut carrément le déplacement. On y trouve la quantité, la qualité, mais aussi l'état d'esprit. Ce côté artisanal qui donne encore plus de valeur à cette maison d'animation. Je me pose tout de même une question: les films étant complètement tous publics, peut-on en dire de même de l'exposition? J'ai un doute. Cela dépendra évidemment de l'enfant, de son rapport à l'univers Pixar. Cela dépendra peut-être aussi des accompagnants, de la façon dont les grands vont présenter cela aux plus petits. Ce n'est du coup plus un question d'âge, c'est plus un moment à partager entre passionnés. C'est un peu comme regarder les bonus d'un dvd ... Ok, je reconnais que ce n'est pas mon argument le plus vendeur, je vais donc plutôt terminer en disant que l'on parlait autrefois de magie Disney, mais quand on se promène dans les couloirs de ce musée d'Art Ludique, je peux vous dire que l'on ressent sans problème la magie Pixar. Et peut-être est-ce là la plus grande qualité de cette expo. Peu importe son contenu finalement, aussi qualitatif soit il, nous sommes en terrain connu. Cet univers est un peu le nôtre, et petits et grands ne manqueront pas de le ressentir. Et d'en sortir les yeux tout pétillants!





samedi 23 novembre 2013

Quicktest Ciné!





- Total Recall (1990) de Paul Verhoeven, avec Arnold Schwarzenegger et Sharon Stone:
Il n'y a pas à dire, certains effets spéciaux ont pris un coup de vieux. Les histoires de Philip K. Dick par contre ne souffriront jamais de ce problème. Du coup, ce "Total Recall" de plus de 20 ans séduit toujours, et ses défauts lui apportent même un dose de charme et de nostalgie. Un bon film, qu'on ne se lasse pas de revoir de temps en temps.

14/20

- Quantum of Solace (2008) de Marc Forster, avec Daniel Craig et Olga Kurylenko:
Trop de scènes d'action, peu de mythologie, des manques flagrants, surtout quand on passe après "Casino Royale". Cet épisode n'en est pas si mauvais pour autant, mais à défaut de savoir ce qu'en pensent les fans, pour un non aficionado de James Bond comme moi, cela ressemble à un coup pour rien.

11/20

- Argo (2012) de Ben Affleck, avec Ben Affleck et John Goodman:
L'ami Ben Affleck est tellement décimé par les critiques ces derniers temps qu'on en oublierait presque son sans-faute en tant que réalisateur. Plus que ça, Affleck apprend, progresse et son dernier film "Argo" est un monstre de classe et de suspense. Même comme acteur, je ne vois pas ce qu'on peut lui reprocher. Donc si après ce film, vous avez encore un problème avec Ben Affleck, je n'ai qu'une chose à vous dire: "Argo fuck yourself!".

17/20

- Monstres Academy (2013) de Dan Scanlon:
Faire une suite à "Monstres et Cie" était un gros risque, vu la qualité du premier épisode. Heureusement, grâce à un scénario travaillé, de bons rebondissements, ce 2ème volet tient carrément la route, contrairement à beaucoup de suites du genre. Sans atteindre le niveau de son illustre aîné, "Monstres Academy" convainc, à défaut de nous enchanter, et l'on retrouve les personnages avec beaucoup d'amitié. Ces monstres sont décidément plus humains que certains humains!

15/20

dimanche 20 octobre 2013

Quicktest Ciné!





- Paperboy (2012) de Lee Daniels, avec Zac Efron et Matthew McConaughey:
Violent, crasseux, avec une réalisation efficace à l'esprit très 70's, "Paperboy" ne fait pas dans la dentelle. Loin d'être parfait, mais tout de même bien foutu, ce film a au moins le mérite de permettre à Zac Efron et Nicole Kidman de casser leur image de très belle manière. Une plutôt bonne surprise.

13/20

- Casino Royale (2006) de Martin Campbell, avec Daniel Craig et Eva Green:
Je n'ai jamais été un fan de la franchise mais avouons que ce "James Bond Origins" a tout du renouveau réussi. Tout est maitrisé, du scénario aux effets spéciaux, en passant par le bon dosage au niveau des scènes d'action. Et Daniel Craig en impose, c'est un euphémisme. Du bon!

15/20

- Frankenweenie (2012) de Tim Burton:
Pas de surprise, non seulement on connait l'univers et l'imaginaire de Tim Burton par coeur, mais Frankenweenie est en plus un personnage déjà connu des fans du réalisateur. Toutefois, pas de surprise veut aussi dire pas de mauvaise surprise. Et on apprécie cette version long-métrage avec plaisir, à défaut d'étoiles dans les yeux.

13/20

- Bachelorette (2012) de Leslye Headland, avec Kirsten Dunst et Isla Fisher:
Dans la lignée des comédies trash féminines, "Bachelorette" déçoit de par son côté trop sage. Mais au final, seul l'humour en pâtit. L'histoire en elle-même se révèle et, à défaut de rire, on ne s'ennuie pas vraiment. Le trio d'actrices Dunst-Fisher-Caplan y est pour beaucoup, et le reste est presque anecdotique.

11/20