mardi 28 mai 2013

Quicktest Musique





- Klaxons - Surfing the Void (2010):
Après le succès de l'album précédent, la sortie du deuxième album des jeunes anglais s'annonçait difficile. D'autant qu'aucun titre ne semble clairement se détacher de "Surfing The Void", pas de single évident à donner aux kids. Mais si rien ne se détache, c'est surtout que l'album est constant dans sa qualité. Rien d'extraordinaire, mais des titres bien écrits et un album varié, sympa à écouter quand on n'attend pas de deuxième "Golden Skans".

12/20




- Is Tropical - Native To (2011):
Trio electro anglais signé chez Kitsuné, label en général synonyme de qualité, Is Tropical semblait avoir tout ce qu'il faut là où il faut. Malheureusement, certains titres ne sont clairement pas au niveau, notamment vocalement, et il ne se détache de ce premier album aucun style, aucune véritable personnalité. Ce qui n'empêche pas certaines bonnes idées et quelques morceaux sympatoches ("Land of the Nod", "Lies"). 

08/20



jeudi 23 mai 2013

Quicktest ciné!





- Margin Call (2012) de J.C. Chandor, avec Kevin Spacey et Jeremy Irons:
1h50 à parler que de finance? Vous êtes sûrs? Avec une telle qualité d'écriture, on ne peut être que certains. Les ambiances sont soignées et l'on passe la nuit avec ces requins aux dents plus ou moins aiguisées, à les voir parler de choses qui nous concernent (notre argent) mais aussi de problématiques qui nous dépassent. A la fois intéressant et prenant, "Margin Call" est une réussite.

14/20

- Rebelle (2012) de Mark Andrews et Brenda Chapman, avec Kelly Macdonald et Emma Thompson:
On pense toujours avoir tout vu du côté de l'animation, l'émerveillement est pourtant au rendez-vous. Les paysages écossais, envoûtants, sont travaillés dans leur moindre détail, jusqu'aux accents des personnages. Les amoureux de ce merveilleux pays, dont je fais partie, seront conquis. Pour le reste, Disney connaît ses gammes et arrive même à retrouver son tout meilleur niveau par instants. Et la petite rouquine finit de nous faire chavirer. Redhead girl power!

15/20

- Terminator 3: Le Soulèvement des Machines (2003) de Jonathan Mostow, avec Arnold Schwarzenegger et Nick Stahl:
Bizarre comme une bonne idée peut se retourner contre soi. Le parti pris de ce troisième volet est la dérision, reprenant les scènes des deux premiers épisodes avec humour. Malheureusement, au bout d'un moment, on attend que la mythologie soit respectée et que le sérieux reprenne le dessus, ce qui ne sera pas le cas. On passe tout de même un bon moment, notamment grâce à un pas en avant au niveau des effets spéciaux, mais ce T3 reste quand même le maillon faible de la saga.

12/20

- Trust (2012) de David Schwimmer, avec Clive Owen et Catherine Keener:
Un film difficile sur les dangers du net pour les jeunes adolescentes. Le sujet est plutôt bien traîté, la pudeur nécessaire à ce type de sujet entraîne malheureusement une réalisation beaucoup trop lisse de la part de l'ancien acteur de "Friends". Il n'est pas approprié de parler de plaisir devant un film coup de poing mais le travail est bien fait, et fait réfléchir sur un sujet bien de notre temps.

13/20

mercredi 17 avril 2013

Nouvelle rubrique: Les Incontournables!





Printemps 1996. Assis sur une chaise devant chez moi, je m'apprête à mettre en marche mon Walkman. Le hasard a voulu que quelques exemplaires du premier album d'un jeune groupe californien, sorti quelques mois plus tôt, atterrissent dans un minuscule disquaire de Chambéry. Le hasard a également voulu que l'un de mes potes achète ce disque, par hasard, sans l'écouter auparavant (une autre époque...), simplement parce que la pochette était jolie. Il m'en a fait une cassette (une autre époque, je vous dis) et je n'ai plus qu'à appuyer sur play pour voir la vie autrement. Je ne le sais bien sûr pas encore. J'écoute de la musique depuis quelques années déjà, depuis que Metallipierrot (véridique!) a propagé l'album noir de Metallica dans la cour de Vaugelas, mon lycée. Metallica, puis Rage, les Smashing, Nirvana, les Red Hot. Je pensais sincèrement que c'était mon univers, mon son. Mais ce disque là a vraiment changé ma façon de ressentir la musique, c'est la première fois qu'un disque me faisait l'effet d'un miroir. J'aimais Metallica mais je ne me reconnaissais pas entièrement dans ce style noir à tête de mort. J'aimais Nirvana mais je ne me reconnaissais pas vraiment dans ce côté "auto-destructeur". Cet album était différent, ce groupe était différent, et les groupes qui étaient amis avec eux aussi, Korn, Far, Human Waste Project, Incubus, que je découvrirai plus tard. Et je me reconnaissais en eux. Mais ça, je ne le sais pas encore, car comme je le disai, je n'ai pas encore appuyé sur play. 





Deftones, "Adrenaline", 1995. Un son complètement différent. Le néo-métal est un style qui a beaucoup été critiqué par la suite. Il n'empêche que l'on n'invente pas un nouveau genre musical tous les jours, loin de là. Et même si Faith No More avait bien balisé le terrain, cet album et le premier Korn l'ont fait. A partir de là, on se tait un peu. La qualité première du néo, comme on l'appellera ensuite, c'est justement que ce n'est pas vraiment du métal. Le hip hop est une influence majeure de Korn, comme la new wave l'est pour Deftones ou le funk pour Incubus. Le mélange des genres est roi, l'ouverture d'esprit est une loi impérative et les préjugés musicaux n'ont pas leur place. Et ça, ça change tout. Pour moi en tout cas, ça a tout changé. Ainsi, les premières notes d'"Adrenaline" sont à la fois douces et agressives et instaure un contraste de chaque instant, qui donne un relief fou à cette musique, qui en devient imprévisible et ne laisse pas de place à l'ennui. La voix incroyable de Chino y est bien sûr pour beaucoup, la rythmique de Chi et Abe est impressionnante et les riffs variés de Stephen séduisent. Mais encore une fois, ce qui frappe, c'est l'ensemble, c'est le résultat obtenu par cet album, finalement si inclassable qu'on a dû inventer un style de musique pour parler de cette nouvelle scène.




La valeur ajoutée de cet album, en opposition à leur deuxième album, également cultissime, c'est le charme du "premier album". "Around The Fur" sera plus mature dans l'écriture, mieux produit, mieux enregistré, plus cohérent. Mais le charme des débuts, cette énergie, cette candeur, cette fougue, cette rage même, ce sont des éléments qui se perdent forcément à un moment de la carrière d'un groupe, et "Adrenaline" en est rempli. D'où cette impression de sincérité absolue, et cet effet miroir dont je parlais. Peu importe s'il est parfait ou pas, s'il est meilleur que le second, il est le genre d'album qui nous parle. C'est une oeuvre pure, sincère et intègre, qui ne plaira pas forcément à tout le monde de part son contraste, mais qui mérite à mon sens une attention particulière. Pour ma part, on parle de contraste, c'est donc tout à fait logique qu'il fasse partie de ma liste d'albums favoris.




Le fait que le premier disque de cette nouvelle rubrique soit le premier Deftones n'est bien sûr pas anodin. "Adrenaline" est un album culte et a changé beaucoup de choses pour moi, mais j'aurai pu en choisir un encore plus personnel. Tout ceci n'est qu'un prétexte à un hommage à Chi Cheng, bassiste original du groupe, décédé samedi soir. Suite à un grave accident de voiture en 2008, il était depuis longtemps dans un état semi-comateux et s'est éteint ce week-end. Je n'aime pas les clichés du RIP affiché sur les réseaux sociaux et tout cela, mais je dois avouer que son départ m'a bien attristé. Korn, Deftones et tout le début du néo prônaient des valeurs familiales assez fortes et saines, et il était si facile pour nous de se sentir concernés et de faire partie, en quelque sorte, de cette famille. Au lieu de faire un simple hommage, ce qui aurait été un peu idiot, vu que je ne le connaissais évidemment pas personnellement, je préfère parler de sa musique, de sa sincérité et de l'âme qu'il mettait avec les autres dans la musique de Deftones. Je peux en parler, pour l'avoir ressenti tellement de fois depuis ce printemps 1996. Merci pour ça Chi, so long...




samedi 6 avril 2013

Quicktest Ciné!





- Félins (2012) de Keith Scholey et Alastair Fothergill, avec Samuel L. Jackson:
Un documentaire animalier de toute beauté qui, même s'il est clairement destiné à un public familial, avec toute la naïveté qui va avec, sait se rendre passionnant. Le dosage scénarisation - reportage est maîtrisé et les félins sont forcément plus qu'attachants. Magnifique, et tout public.

15/20

- Battleship (2012) de Peter Berg, avec Taylor Kitsch et Liam Neeson:
L'avantage quand on s'attend à une grosse daube, c'est que la surprise a des chances d'être bonne. Je ne vais quand même pas aller jusque là mais il est vrai que les effets spéciaux sont incroyablement réalistes, vraiment impressionnants. Le scénario n'est pas si naze en ce qui concerne l'intrigue principale, mais tout le reste est une catastrophe (intrigues secondaires, personnages, dialogues). A voir un soir de débranchage de cerveau.

09/20

- Twixt (2012) de Francis Ford Coppola, avec Val Kilmer et Elle Fanning:
Un film étrange. Visuellement d'abord, où certains plans sont d'une rare beauté et d'autres ressemblent plus à un film amateur. Au niveau du scénario aussi, qui sait nous accrocher par moments puis nous faire décrocher aussi vite, à cause de gros problèmes d'écriture, notamment la partie autobiographique qui ne se fond pas très bien dans l'histoire.

10/20

- Avengers (2012) de Joss Whedon, avec Robert Downey Jr et Samuel L. Jackson:
Difficile de faire un film qui se tient avec autant de stars et autant de personnages principaux. Mission accomplie sans problème pour Joss Whedon, l'ensemble est d'une fluidité et d'un savoir-faire sans faille. Par contre, je n'accroche pas du tout à l'aspect strictement commercial de cette franchise, à nous placer un par un les personnages puis la totale à la fin. Enfin, un manque de personnalité évident rendra ce film finalement banal.

12/20

dimanche 31 mars 2013

Quicktest Musique!





- The Black Keys - El Camino (2011):
Voici typiquement le genre d'album qu'il m'est difficile de noter. Difficile de trouver le moindre défaut dans le septième album du duo blues rock. Les bons titres s'enchaînent, 38 minutes de bonne musique, simple et efficace. Mais peut-être trop simple par moments, car on a du mal à être entièrement convaincu, comme si l'album manquait de consistance sur quelques titres. Un bon album tout de même, c'est déjà ça.

13/20



- Metz - Metz (2012):
Le trio a fait pas mal de bruit l'année dernière à la sortie de son premier album, au sens propre comme au figuré. Labellisé Subpop, l'influence Nirvana (premier album) se fait sentir, parfois trop, et le groupe devra, malgré le mini buzz qui l'entoure, se forger une véritable identité pour convaincre totalement dans le futur. D'ici là, on appréciera, par nostalgie, les relents sales et puissants de cette production "made in Seattle".

13/20



mercredi 27 mars 2013

Quicktest Cinéma!





- Sécurité Rapprochée (2012) de Daniel Espinosa, avec Denzel Washington et Ryan Reynolds:
Ca sentait le thriller ultra classique, déjà vu cent fois, et où l'on ne prend pas de plaisir tant on voit les choses arriver à mille kilomètres. Vrai, sauf pour le plaisir, car le manque d'originalité est compensé par un savoir-faire indéniable. Espinosa maîtrise le sujet, bien aidé par un duo d'acteurs au top. Pourtant, je n'aime pas Ryan Reynolds d'habitude, mais là, je ne trouve rien à lui redire. Classique, mais efficace.

12/20

- Le Territoire des Loups (2012) de Joe Carnahan, avec Liam Neeson et Dallas Roberts:
Un phénoménal survival, que Liam Neeson porte sans problème sur ses épaules. Personnellement, le loup est sûrement mon animal préféré et je n'ai pas aimé le portrait que l'on faisait de lui, même si c'est au profit de l'histoire. Tout ceci est heureusement est imagé, et n'est qu'un prétexte à l'introspection. Du coup, on se retrouve avec un bon film au final.

14/20

- Anonymous (2012) de Roland Emmerich, avec Rhys Ifans et Vanessa Redgrave:
Dans le domaine de la théorie du complot, l'histoire sur la véritable identité de Shakespeare se pose là. Difficile d'en vérifier la véracité, on se contentera d'apprécier le choix risqué d'Emmerich après ses derniers blockbusters, et surtout de savourer le fait que, cinématographiquement, cette histoire sur le plus grand tragédien de tous les temps devienne une grandiose tragédie.

14/20

- Sur la Piste du Marsupilami (2012) d'Alain Chabat, avec Jamel Debbouze et Alain Chabat:
Il y a dix ans, un Nul réalisa peut-être la meilleure comédie française depuis bien longtemps. Il est loin le temps d'"Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre". Les flops se sont depuis enchaînés, jusqu'à ce Marsupilami, qui bénéficie enfin d'une bonne réputation. Pour moi, c'est une déception de plus. Chabat soigne de plus en plus ses intrigues en vieillissant, mais se plante complètement quand il s'agit de nous faire rire.

08/20

dimanche 24 mars 2013

Hey! Part II, Modern Art & Pop Culture - Halle Saint-Pierre, Paris





Deuxième édition de l'exposition Hey! à la Halle Saint-Pierre. Une occasion de découvrir ou de se replonger dans l'univers moderne et pop du magazine éponyme. Pour moi, c'était une découverte. Car même si je connaissais la revue de nom, il est forcément bien plus concret et marquant de voir ce monde en vrai sous forme d'une expo. Et vu que le contenu est un peu marginal, l'évènement lui-même paraîtra différent et donnera l'impression d'un bol d'air frais à ceux qui fréquentent l'univers des arts contemporains. Bienvenue dans une autre dimension artistique, bienvenue chez Hey! .




Au pied du Sacré-Coeur, la Halle Saint-Pierre est le partenaire idéal du magazine, au vu de ses programmations habituelles. C'est déjà ici qu'avait eu lieu la première édition de l'exposition. Le deuxième volet regroupe cette fois 61 artistes internationaux, issus de 14 pays différents. Auxquels on ajoutera les deux mises en avant temporaires, dans le hall d'entrée, consacrées à Murielle Belin et Mr Djub. Sombres et pleines de minutie, comme une sympathique introduction au plat de résistance. Sympathique oui, mais forcément en dessous par rapport à la suite. Il faut dire que la première salle est consacrée à Joe Coleman, et dans le genre barré minutieux, l'Américain se pose là. Parfaitement mises en lumières, ses oeuvres, sortes de peintures en relief avec du texte, mettent dès le départ la barre très haut. Il faut dire que lui et Giger, le père d'Alien et du Necronomicon, sont les deux "stars" de l'exposition, et c'est sans aucun problème qu'il fait honneur à son rang.




Pour le fan d'Alien que je suis, voir en vrai une sculpture du Necronom est un moment unique. Trônant au milieu du rez-de-chaussée, il est difficile pour moi de me concentrer sur les premiers artistes, trop impatient d'en admirer les détails. Pourtant, j'y arrive, notamment grâce à quelques oeuvres coup de poing, comme la bête contemporaine de Renato Garza Cervera, tapis humain au visage et au regard réaliste et effrayant. Les peintures de Georganne Deen, les livres sculptés de Brian Dettmer, les tableaux en relief  de Louis Pons, les portraits "Famille Adams" de Travis Louie, sont sont autant d'exemples d'oeuvres réussies, qui sont pourtant relayées au second plan par ces quelques uppercuts proposés par le Suisse donc, ou encore par, avec peut-être plus d'objectivité, le coréen Choi Xooang et ses ailes pleines de mains. On se souviendra aussi de Gibert Peyre et de son installation électropneumatique "J'ai Froid", qui dans ce cadre peu éclairé sonnera pour certains comme un cauchemar éveillé. Impressionnant!




Le premier étage est lui en pleine lumière. Les oeuvres présentées sont ainsi un peu plus ludiques, un peu moins sombres. La naïveté prend le pas sur l'horreur, les jouets expriment autant que les monstres. Ainsi, les peintures cartoonesques de Todd Schorr ou de Mike Davis nous redonnent le sourire, là où les Barbies de Mariel Clayton nous font carrément marrer. Juste retour des choses que certains jugeront comme un positionnement féministe (l'artiste s'en défend), les Kens s'en prennent plein la tête par des Barbies revanchardes et sans pitié. Les Toys Icons de Numa Roda-Gil sont également à découvrir, ainsi que les céramiques d'Amanda Smith, faussement naïves. Faussement oui, car ne vous y trompez pas, la violence est là, les oeuvres expriment beaucoup de choses dures, et seule la forme est un peu plus douce. Comme un symbole, ce sont les poupées et les anges déchus de Paul Toupet qui termine l'exposition, nous rappelant que chez Hey! le morbide fait partie de la vie.




On pourrait d'ailleurs se poser de nombreuses questions sur ces artistes. Je le suis moi-même et je sais bien que l'art est un exutoire, qui nous permet d'évacuer les douleurs et les mauvaises choses auxquelles nous sommes confrontés. Ici, on est en présence de beaucoup de noirceur, d'horreur. De beauté aussi, cela n'empêche pas. Mais on se demande ce qui peut pousser un artiste à aller aussi loin. Est-ce le support artistique (écrire des chansons a peut-être ses limites)? Plus de violence dans sa vie? Moins de pudeur dans l'extériorisation des sentiments? L'expo n'est en aucun cas lugubre, on a vraiment l'impression d'être davantage dans le partage et l'expression d'une introspection que dans le malaise. Je ne suis pas critique d'art, je n'aura pas la prétention de m'étaler sur le sujet, mais ce sont des questions intéressantes qui se posent grâce à une exposition qui l'est tout autant.




Je vous conseille donc fortement d'aller faire un tour à la Halle Saint-Pierre. Que vous soyez expert ou novice, amateur d'art moderne ou pas, Hey! vous présente ses références pop culture de la plus belle des manières. Une exposition variée, relativement accessible, et différente de ce que l'on a l'habitude de voir. Un monde à part où tout ne vous parlera peut-être pas, ce qui est normal vu le nombre d'artistes présentés, mais qui saura sans aucun doute vous embarquer.  Elle dure jusqu'au 23 août, courez-y, vous ne le regretterez pas!





mardi 19 mars 2013

Quicktest Musique!





- Alt-J - An Awesome Wave (2012):
Cet album porte bien son titre, tant on est tout de suite submergé par une grande vague de beauté à son écoute. La voix nasillarde du chanteur, particulière, pourra en décourager certains mais permettra au jeune groupe d'être déjà identifiable et identifié dès son premier album. La qualité de l'écriture fera le reste. Classé album de l'année 2012 par la majorité du monde de la musique, on ne pourra en effet que s'incliner devant cette pépite.

15/20



- Wax Tailor - Dusty Rainbow from the Dark (2012):
Le quatrième album de Wax Tailor se place sous le signe de l'ambition. C'est en fait un conte mis en musique, accompagné de visuels dignes d'un film d'animation. De quoi sortir de la monotonie procurée par les deux derniers disques? Non malheureusement, Wax Tailor reste Wax Tailor, avec ses qualités, mais aussi son principal défaut, le manque cruel de surprise.

11/20



jeudi 14 mars 2013

Un Jour à Pompidou: Dali, Eileen Gray - Centre Georges Pompidou (Paris)





Entre Hopper au Grand Palais avant et le très attendu "L'Ange du Bizarre" à Orsay après, cette exposition Dali n'était pas ma priorité de ce début d'année dans ce domaine. Pourtant, il s'agit tout de même d'un évènement à ne pas louper. Conséquente, cette rétrospective nous propose près de 200 oeuvres et tableaux, de quoi passer un long moment avec ce génie fou qu'est Salvador Dali. Mais pas que, puisque le centre Pompidou a toujours cette excellente habitude de nous proposer un billet donnant accès à l'intégralité du musée, nous permettant de voir les expos annexes, souvent intéressantes. Comme autant de premières parties à un concert.




Et le premier artiste qui nous est présenté est Jesus Rafael Soto. Ce vénézuélien, qui se revendique autant artiste que théoricien, nous propose ses oeuvres déstabilisantes. Et quand j'emploie ce terme, je parle de sensations physiques. A l'entrée de l'espace qui lui est consacré, un panneau nous indique que certaines oeuvres peuvent déranger les personnes épileptiques... Dans la lignée de Malevitch, Soto ne jure que par les formes parfaites, notamment le carré. Il se veut également l'égal d'un scientifique dans ses mises en places cinétiques et ses recherches sur les impressions de mouvement. Ainsi mélange-t-il la peinture, le plexiglass et les volumes, notamment des tiges d'aluminium qui ne manqueront pas de vous déstabiliser ou de vous donner mal à la tête, jusqu'à son oeuvre la plus poussée, le "Cube Pénétrable", qui vous désoriente complètement lorsque vous y pénétrez, puis en ressortez. Pas forcément tout le temps graphique, l'oeuvre de Soto est toutefois fort intéressante, déroutante et son art, à l'intersection du visuel et du scientifique, est une excellente découverte. 





Tout à côté, nous rentrons dans l'univers de l'artiste polonaise Alina Szapocznikow. Un univers particulier où l'obsession du corps est omniprésente. Il n'a pas un dessin ni une sculpture où n'apparaisse un organe ou une partie de notre anatomie. Ou de son anatomie en particulier, qu'elle aimait démembrer et mettre en oeuvre. Son travail, à la fois intime et interrogateur, nous est présenté par l'intermédiaire d'une centaine de pièces. Des lithographies en noir et blanc de ces débuts jusqu'aux sculptures colorées et presque surréalistes, Szapocznikow nous impose sa vision des corps, au point où son obsession nous apparaisse parfois comme un dégoût, tant la déformation du sujet finit par prendre le dessus sur tout le reste. Sans tout de même parler de malaise, je peux juste dire que je ne suis pas entré dans son univers. Certaines pièces sont très belles, comme son autoportrait en bronze recto-verso (ci-dessous) et l'exposition reste toute aussi intéressante à découvrir que celle de Soto.





L'autre exposition très attendue du moment à Pompidou, c'est la rétrospective sur l'artiste-décoratrice Eileen Gray. Cette irlandaise est devenu sur le tard une icône des Arts décoratifs. Malgré une période faste dans les années 20, où ses pièces de mobiliers, tapis et autres travaux de design d'appartement fûrent très demandés, elle tomba dans l'oubli dans les années 50, peut-être à cause de son indépendance d'esprit, refusant par exemple de suivre les traités d'architecture moderne de Le Corbusier. Redécouverte dans les années 70, et célébrée depuis, cet hommage est des plus qualitatifs et nous permet de nous rendre compte du talent de Gray. Dans les Arts déco, mais aussi dans certaines peintures, domaine qu'elle considérait comme distinct de son travail de designer, mais qui se révèle être d'une réelle beauté. Un très joli parcours dans la vie d'une référence des Arts décoratifs.





Et après ces quelques mises en bouches, passons au plat principal, Dali. Médiatiquement, cette exposition a su profiter de l'engouement d'Hopper au Grand Palais, complet assez rapidement. Pour les gens qui s'étaient mis dans l'idée de voir une exposition, Dali fût la parfaite alternative, suffisamment connu du grand public pour attirer les personnes qui ne font qu'une expo par an. A l'instar d'Hopper justement, exceptionnelle, il serait pourtant idiot de juger une expo que par sa couverture médiatique. Ne serait-ce que pour la quantité, plus de 200 oeuvres, la rétrospective Dali vaut le détour.





Commençons cependant par le gros défaut de l'exposition. Sa scénographie. C'est donc un vaste espace, et quand on y pénètre, on ne sait pas trop par où commencer. La construction par thèmes est relativement claire une fois que l'on s'est posé la question, mais elle n'est pas intuitive. De plus, à force d'enchaîner les thèmes, les dates se mélangent et on ne s'y retrouve pas dans la chronologie de l'artiste. Et j'ai trouvé ça d'autant plus problématique que Dali est un artiste tellement riche qu'il peut en devenir fouilli. On finit par prendre les oeuvres les unes après les autres, sans construire de schéma relatif à sa carrière.





Ceci étant dit, on peut essayer de rentrer dans le monde surréaliste de l'espagnol. Et là, on ne peut qu'être impressionné par le détail de ses tableaux, dans la précision technique ainsi que dans la quantité d'information. On pourrait rester des minutes entières à décortiquer, à voyager dans les différentes strates d'une seule de ces oeuvres. Tout est d'une richesse rare. Dali est connu pour ça, il est aimé et détesté pour cet onirisme, cet excentrisme, pour ce génie autoproclamé, pour ses idées et ses représentations inédites, notamment à son époque. J'aimais beaucoup Dali il y a quelques années, notamment pour son sens de la provocation, cela m'est passé, mais il faut reconnaître que nombre de ses tableaux sait nous transporter là où personne n'a su le faire. On dépasse le cadre du simple dépaysement puisqu'on oscille ici entre le voyage intérieur et le changement de dimension. Un autre monde, à la fois fou et ultra coloré, et d'une précision, encore une fois, qui nous fait douter de la réalité.





Les défauts de cette créativité hallucinée et hallucinante, c'est cette impression de grand n'importe quoi. Ce n'importe quoi n'altère en rien la cohérence artistique du peintre espagnol et on ne pourra ainsi jamais le lui reprocher, mais tout de même, il y a des moments où l'on se demande où il va. Cet as de la provocation saura se jouer de nous comme il savait à l'époque se jouer des médias, mais cette "nouvelle objectivité" peut créer une distance entre lui et les personnes qui regardent ses tableaux. Là non plus, ce n'est pas une critique, mais j'avoue que j'ai parfois été insensible à certaines peintures ou à des sculptures un peu plus théâtrales, comme le "Veston Aphrodisiaque". La quantité sera du coup au service de la qualité, puisque l'on retiendra surtout le nombre de pièces devant lesquelles on reste béat, et que l'on pourrait décortiquer ou admirer des heures durant.





Je ne suis donc plus un grand fan de Dali depuis quelques années maintenant, mais je ne regrette pas cette journée passée à Pompidou. Outre les expositions annexes tout à fait intéressantes, cette rétrospective Dali est à voir absolument, malgré une scénographie un peu bizarre, mais peut-être, après tout, en rapport total avec la non rationalité de l'artiste. Certaines oeuvres sont à voir à tout prix, et la richesse et la précision en fait la référence incontournable du surréalisme. L'exposition se termine le 25 mars et est déjà complète en réservation. Mais n'hésitez pas tout de même à tenter votre chance sur place, des nocturnes exceptionnelles étant mises en place chaque jour jusqu'à 23h (dernière entrée à 22h si je ne m'abuse). Cela en vaut la peine!




mardi 12 mars 2013

Quicktest Ciné!





- La Dame de Fer (2012) de Phyllida Lloyd, avec Meryl Streep et Jim Broadbent:
Un biopic correct, qui parle davantage de la maladie de Miss Thatcher que de ce qu'elle a vraiment fait pendant son exercice. On comprend du coup assez bien son caractère et ses motivations mais ses actions, qui en sont sûrement la conséquence, ne sont pas assez traités à mon goût.

12/20

- Ted (2012) de Seth MacFarlane, avec Mark Wahlberg et Mila Kunis:
Quel dommage que les auteurs se soient sentis obligés de rajouter de la vulgarité un peu partout. L'animation de Ted est tellement bien foutue qu'on a en tout cas un document officiel qui attestent que les peluches sont vivantes! Léger, gâché par cette vulgarité, mais sympa quand même!

12/20

- Cheval de Guerre (2012) de Steven Spielberg, avec Jeremy Irvine et Emily Watson:
Une bien jolie histoire qui ne nous touche malheureusement que tard dans le film. On ne s'ennuie pas avant cela mais les éléments de bravoure manquent pour un faire un très bon film. L'ensemble est tout de même de qualité. Et les chevaux sont au top!

14/20

- Dépression et des Potes (2012) d'Arnaud Lemort, avec Fred Testot et Jonathan Lambert:
Ce film rattrape en capital sympathie ce qui lui manque en capital comédie. Et c'est un euphémisme car on ne rigole vraiment pas beaucoup. En plus, le thème de la dépression est vraiment traité à l'arrache. On passe quand même un moment agréable grâce aux comédiens, une bande de potes agréable à regarder.

11/20

jeudi 7 mars 2013

Live Report: Biffy Clyro, The Xcerts, Bataclan, Paris, 06-03-2013





Tiens! Biffy Clyro! Ca faisait longtemps. 3 mois après leur dernier concert à Paris, les revoici pour un concert officiel, et non promotionnel comme la dernière fois. Même si les écossais sont toujours loin devant dans le classement des meilleurs groupes de rock en activité, je me demandais si les deux dates n'allaient pas faire doublon, et si je n'allais pas assister deux fois au même show. Il n'en fût rien, car entre temps est sorti leur dernière livraison, "Opposites", un double album. Et le groupe lui a fait la part belle en ce premier mercredi de mars, nous permettant de jauger ces nouveaux titres en live. Au cas où nous aurions pu douter de leur qualité...

Quel plaisir, tout d'abord, que ce concert soit un mercredi. Mon jour de repos, pas besoin de courir comme un dingue pour ne pas arriver trop en retard, et j'ai même pu voir la première partie, un petit groupe écossais nommé The Xcerts. J'aime voir les premières parties, même si beaucoup ne valent pas grand chose, rien ne vaut une bonne surprise avant un concert très attendu. Et hier soir, le trio d'Aberdeen a plus que rempli son rôle. Sorte de power trio ultra mélodique, il a su démontré son talent d'écriture, sans marcher sur les plates-bandes de la tête d'affiche. Tout n'est pas encore parfait, mais The Xcerts est déjà un groupe prometteur, qui s'appuie sur des certitudes mélodiques et l'on ne manquera pas de suivre leur évolution et leur éventuelle confirmation.

Encore une fois, j'aime les premières parties, il est assez sympa de voir un groupe qui n'a pas encore confirmé, et d'essayer de voir le potentiel qu'ils pourraient avoir. Ne les snobbons pas, donnons leur une chance, ils n'en auront pas énormément, et après, à eux de la saisir en étant assez bons.

On ne va pas parler de confirmation, de potentiel ou autres termes de ce genre en parlant de Biffy Clyro. Cela fait des années qu'on les voit dans des salles minuscules, cette fois-ci, le Bataclan est comble. 1400 personnes pour célébrer l'éternel espoir du rock. Des années que l'on scande à qui veut l'entendre que le trio est la référence dans le genre. Enfin, la reconnaissance est là. Ce n'est pas encore le Zénith, et tant mieux à vrai dire, mais le succès est là, les tubes s'enchaînent, le public connait les chansons par coeur et l'ambiance est plus que chaleureuse. La part belle est faite au dernier double album, ainsi qu'à "Only Revolutions". Un seul titre est issu des trois premiers albums. Le public s'égosille à chaque partie en "Whoo Whoo", comme si nous étions au Stade de France. Par contre, cher public parisien, les riffs de guitare ne se chantent pas. Ils n'ont pas de paroles, donc les "lala lalala" et autres "papapapapa paa" n'apportent rien à ces versions live. Déjà que taper des mains en accélérant est toléré dans notre pays, merci de ne pas aller trop loin non plus. Pour info, souvenez vous juste qu'un tube des White Stripes est maintenant repris dans les stades de foot ainsi que certains vestiaires. Je suis sûr que vous ne voulez pas ça pour le prochain single de nos écossais préférés.

Plaisanterie mise à part, je ne m'attarde pas sur la prestation de Simon et des jumeaux. Des riffs monstrueux et des mélodies imparables, pas une fausse note, pas un coup à côté. On a tellement l'habitude de leurs qualités techniques que l'on oublie presque d'en parler. Je reviendrai sûrement dans les prochaines semaines avec une chronique de "Opposites", en attendant, niveau live, Biffy Clyro est là et assure comme personne. Un groupe énorme, une bonne première partie et le tout avec les ami(e)s. Une bien belle soirée!




mercredi 20 février 2013

Quicktest Ciné!





- Hunger Games (2012) de Gary Ross, avec Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson:
Le contraste entre les thématiques primitives et futuristes donnent lieu à un univers intéressant et plutôt bien foutu. Jennifer Lawrence assure et porte le commencement de cette saga sans aucun mal. Seul bémol pour les plus cinéphiles, il sera difficile de ne pas faire le rapprochement entre l'histoire de Hunger Games et celle de Battle Royale. Le côté grand public en plus.

14/20

- Un Heureux Evènement (2011) de Rémi Bezançon, avec Louise Bourgoin et Pio Marmai:
Ce film risquera de ne pas parler qu'aux femmes enceintes ou en âge d'avoir des enfants. Il est suffisamment bien écrit pour parler aux autres spectateurs, et on aura tous quelque chose à penser ou à dire sur la véracité des propos. Un beau film, bien écrit donc, et bien interprété. Louise Bourgoin s'impose en tant qu'actrice, définitivement.

15/20

- Crazy Stupid Love (2011) de John Requa et Glenn Ficarra, avec Steve Carell et Ryan Gosling:
Une romcom sympathique, mais un peu trop longue, parasytée par des sous-intrigues inutiles, voire agaçantes. On passe tout de même un bon moment grâce au duo Carell-Gosling, dans des registres un peu différents de ce qu'ils font d'habitude, plus sérieux pour le premier, et sex-symbol assumé pour le second.

12/20

- The Dictator (2012) de Larry Charles, avec Sacha Baron Cohen et Anna Faris:
J'aime bien Sacha Baron Cohen, mais j'ai du mal avec ses films. Excellent en tant qu'acteur ou en comique de situation, il tombe souvent dans le lourdingue et le vulgaire dans ses propres créations. Pourtant, ce film est le premier où il remplit à mes yeux son contrat, c'est à dire nous faire rire! Malgré, toujours, quelques lourdeurs.

12/20

dimanche 17 février 2013

Live Report: The Joy Formidable, Maroquinerie, Paris, 12-02-2013





Pour ce premier concert en 2013, j'avais tout simplement rendez-vous avec l'un de mes groupes préférés du moment dans ma salle de concert parisienne favorite. En gros, le programme d'une soirée idéale! Malgré quelques difficultés pour arriver (à quand un arrêt de métro "Maroquinerie"?!) et un retard habituel, c'est quasi frigorifié que je pénètre dans la salle. Mon corps et mon âme allaient vite être réchauffés par une bien agréable ambiance indé anglo-saxonne: ça parle anglais un peu partout et Biffy Clyro squatte les platines en attendant nos chers amis gallois. On n'est pas bien là?

Ce coup-ci, je n'ai même pas vu la couleur, même pas entendu la moindre note de la première partie, We Are Animal. A ce niveau, 2013 risque de rester dans la continuité de 2012. En attendant la suite, direction le stand pour acheter le dernier album des gallois, difficile à trouver dans le commerce. 10€ bien dépensés au vu de la qualité de l'opus. Celui-ci arrive à se placer au niveau du précédent, avec une évolution intéressante vers la maturité. Il est difficile pour moi d'être totalement objectif envers ce groupe, tant le rapprochement peut être facilement fait avec le mien. Mais je le suis suffisamment pour affirmer que ce mélange de rock dur et de mélodies féminines et aériennes est assez rare d'abord, et assez intéressant de l'autre, pour aspirer à être davantage reconnu. Pourtant, le succès reste discret pour l'instant, même si, en ce qui nous concerne ce soir, la Maroquinerie n'est pas loin d'être pleine. Comme on dit, le rock gallois ne s'est pas fait en un jour...

Quand le trio monte sur scène, on apprécie la qualité sonore de la Maro. Les 3 ont en effet un son assez difficile à cerner, avec un son tantôt lourd tantôt bruitiste, Ritzy optant pour la config Fender + Fender (ça me rappelle quelqu'un...). Pourtant, l'ensemble basse-guitare envoie bien, le chant est clair, la batterie attaque sévère, tout ce qu'il faut pour donner la meilleure impression des nouveaux titres du combo, et un bon mur du son au passage. Des déjà classiques "This Ladder Is Ours" et "Cholla" à la perle acoustique "Silent Treatment", en passant par "Little Blimp" ou "Maw Maw Song", on découvre ce deuxième opus en live, ainsi que la puissance et les mélodies de Ritzy et Rhydian, et la précision de Matt. Ce que l'on découvre aussi, même si cela ne m'a pas surpris plus que ça, c'est leur gentillesse. Même si Ritzy fout la trouille quand elle ouvre grand les yeux :) , les trois sont adorables avec leur public, parlent, sourient souvent et s'amusent sincèrement. La chanteuse nous rappellera qu'ils marchent ce soir sur les traces de leur passé, puisque c'est dans cette même salle qu'a eu lieu le premier concert du groupe avec Matt, et donc tous les 3. Le tout accompagné d'anecdotes sympathiques et d'interactions avec le public. Les "tubes" du premier disque seront également joués pour notre plus grand plaisir, ainsi qu'un titre encore plus ancien, extrait d'un vieil EP. En tout, on a eu droit à 1h20 de bonne musique et de bonne humeur. Un excellent moment, pour nous et, je l'espère, pour eux aussi!

The Joy Formidable est typiquement le genre de groupe qui mettra je ne sais combien d'années à se faire connaître en France, si tant est qu'il y arrive. Mais à l'instar de Biffy Clyro, à force de persévérance, on se rendra peut-être compte que le rock peut apporter autre chose que ce qu'on lui connait dans ce pays, c'est à dire pas grand chose. Le trio gallois est un groupe plus qu'intéressant, différent et tout à fait recommandable pour peu qu'on ait le courage de lui laisser sa chance sur plus d'une seule et unique écoute. Un bon concert en tout cas, en espérant les revoir bientôt!





samedi 16 février 2013

Quicktest Ciné!





- Un Jour (2011) de Lone Scherfig, avec Anne Hathaway et Jim Sturgess:
Parfois drôle, ce sont surtout la romance et le drame qui se mêlent pour mieux nous émouvoir. Pas sûr que cela fonctionne pour tout le monde, mais l'ensemble est suffisamment bien troussé. Dommage que la combinaison des deux acteurs ne soit pas optimale, Sturgess semblant (forcément) un peu en dessous par rapport à Miss Hathaway. Bon film quand même.

13/20

- Mes Meilleures Amies (2011) de Paul Feig, avec Kristen Wiig et Rose Byrne:
Kristen Wiig est, parait-il, la nouvelle perle de la comédie américaine. Elle est plutôt drôle en effet, mais cela ne sauve pas le film. Faire du Apatow au féminin n'apporte pas pour autant de la subtilité, surtout quand la réalisation est confiée à un homme. Plaisant mais un peu long, avec quelques passages marrants, et rien de plus...

11/20

- Comment Tuer son Boss? (2011) de Seth Gordon, avec Jason Bateman et Jennifer Aniston:
Toujours dans le style Judd Apatow, cette comédie ne fait mouche qu'à quelques trop minces reprises. A voir pour les boss plus que pour les premiers rôles. Jennifer Aniston, Colin Farrell et Kevin Spacey sont excellents, et font clairement de l'ombre au trio de tête, inconsistant.

10/20

- Colombiana (2011) d'Olivier Megaton, avec Zoe Saldana et Michael Vartan:
Cette production Besson avait plutôt bonne réputation. Mais en fait, on retrouve toujours le même format, la même musique, le même personnage principal de femme à la fois forte et fragile que d'habitude. Pas mauvais en soi, mais tellement déjà vu. Autant revoir "Le Cinquième Elément"...

10/20

mercredi 13 février 2013

Et l'Homme... Créa le Robot - Musée des Arts et Métiers (Paris)





Beaucoup de choses m'intéressent. Vraiment beaucoup. Du coup, il serait un peu compliqué pour moi de voir toutes les expositions parisiennes. Celle-ci ne faisait pas forcément partie de ma top seeing-list, mais une invitation (merci The Creator's Project!) m'a permis d'y aller ce dimanche. Et vu que l'expo est assez courte (entre 30 et 45 minutes), j'en ai profité pour visiter la permanence du musée des Arts et Métiers. Et au passage réveiller, si tant est qu'elle en avait besoin, ma fibre scientifique. Voici mon compte-rendu d'un endroit à voir absolument!


Ce sont Robbix et Robbixa (que vous apercevez sur l'affiche) qui accueillent les visiteurs. De quoi installer d'entrée la fascination, mais aussi le trouble. Ces deux animatronics discutent, nous regardent, et leur interaction, bien que programmée, nous renvoie forcément à l'humanité relative mais croissante de la création robotique. Pour les croyants, Dieu créa l'Homme à son image, et c'est tout logiquement de la même façon que l'Homme crée le robot. Mais avant de nous proposer des réflexions à son sujet, l'exposition nous le présente chronologiquement, des systèmes mécaniques des ingénieurs égyptiens, puis grecs, à l'automate du 18ème siècle, jusqu'à l'invention de la cybernétique au siècle dernier. Un voyage passionnant, montrant que l'idée de la robotique ne date pas d'hier, qu'il s'agisse de jouets, d'horlogerie ou de modèles de fabrication industrielle. On pense également au problème du nucléaire, sujet bien d'actualité après la catastrophe de Fukushima, et des tâches allouées aux robots quand l'intégrité physique des hommes est mise à mal. L'autre axe fort de cette évolution est la découverte de mondes inconnus, qu'ils soient abyssaux ou spatiaux. Sujet également d'actualité puisque le rover Curiosity est arrivé sur Mars et a commencé ses premiers forages il y a quelques jours!





Se posent ensuite certaines questions passionnantes. Certains types de robots sont construits pour la défense nationale ou pour la médecine. Des exosquelettes, des prothèses mais aussi des créations plus poussées soulevant le problème de l'intelligence artificielle. La réflexion est amenée un cran plus loin, et la peur aussi, souvent liée à nos expériences cinématographiques. Cette peur d'une création humaine qui pourrait lui glisser entre les doigts et lui échapper. Vaste débat, auquel l'exposition ne répond pas vraiment, si réponse il y a, préférant rester dans un contexte ouvert à tous. Mais les questions sont tout de même posées, lui permettant d'être appréciée à des niveaux différents, et d'être autant adaptée aux familles avec enfants qu'aux adeptes de science-fiction. C'est tout logiquement que l'exposition se termine avec un lien logique avec le cinéma, présentant des robots célèbres du septième art. Certains sont des répliques, d'autres des originaux, comme ce modèle R2D2 utilisé sur le tournage de "Star Wars"!




Une exposition de qualité donc, mais un peu courte, ce qui m'a conduit à vouloir prolonger la visite par la permanence des Arts et Métiers. Et bien m'en a pris, puisqu'il suffit apparemment de dépenser 6,50€ pour voyager dans le temps. Car la qualité des machines et des instruments présentés nous envoient à travers les époques avec une facilité déconcertante. Des simples étalons ou instruments de mesures, servant aux commerçants et dans la vie de tous les jours, aux machines plus abouties dont les plus grands scientifiques se sont servies pour leurs découvertes, on passe une grande partie de la visite la bouche ouverte, béat devant tant d'ingéniosité, de travail de précision ou, tout simplement, de beauté. Le patrimoine scientifique et technique présent dans ce musée est grandiose et risque de ne pas plaire qu'aux adeptes de science et d'histoire.




Les différentes ailes du bâtiment sont associées à des thèmes, que sont les instruments scientifiques, les matériaux, l'énergie, la mécanique, la construction, ou encore la communication. De quoi avoir une vision approfondie de l'évolution technique de ces domaines à travers l'histoire. Et quand on pense que la fin de la visite est proche, on se reprend une nouvelle claque dans l'escalier qui mène au rez-de-chaussée. L'incroyable machine volante de Clément Ader trône telle une chauve-souris au milieu de ce superbe morceau de bâtiment, nous ramenant à la fin du 19ème siècle et à la conquête du ciel. 





Cette machine sensationnelle introduit donc la dernière partie de la permanence, les transports. C'est du moins ce que l'on croit, puisqu'il reste encore l'église. Qui se révèle être en fait une sorte d'apothéose. On se demande bien si cela est possible, mais outre l'endroit, magnifique, on se retrouve nez à nez avec des pièces majeures de l'histoire, et notamment le célèbre Pendule de Foucault! On contemple son mouvement hypnotique mais aussi ce génie scientifique qui fait de cette machine à la fois une énigme et une référence du monde scientifique. Dans cette collégiale Saint-Martin des Champs, se trouvent également d'anciennes voitures, et l'avion de Blériot. En parler devient anecdotique tellement ces engins historiques doivent être vus en vrai. Et surtout dans un cadre d'une telle beauté.





Comment ne pas vous conseiller de visiter au moins une fois le musée des Arts et Métiers... Et je dis bien au moins, car le nombre de trésors au mètre carré est assez hallucinant, et invite à des visites multiples, au même titre que le Louvre ou que le musée d'Orsay. Adapté aux curieux comme aux familles, on est en présence d'un patrimoine incroyable, à protéger et à soutenir. Quand on parle d'exposition, il est certain que l'on pense d'abord aux peintures. Mais cette permanence vous permettra de varier les plaisirs et saura vous faire voyager à travers les âges pour une somme très modeste. Et vu que l'expo sur les robots est également qualitative, n'hésitez pas à y aller dans les prochaines semaines pour faire d'une pierre deux coups!





dimanche 10 février 2013

Quicktest Musique





- LCD Soundsystem - LCD Soundsystem (2005):
Dès le premier album, James Murphy nous enivrait déjà avec ses rythmes électro minimalistes, répétitifs et hypnotiques. La différence se fait peut-être par la facette rock du combo qui était alors plus proche du punk que du son en The. Cela se voit encore plus si vous possédez ou écoutez la fortement conseillée version 2 cds de cet album éponyme. Un succès mérité.

14/20




- Citizens! - Here We Are (2012):
Cet album est apparu dans de nombreux classements des meilleurs albums de l'année 2012. Pourtant, ce jeune groupe écossais aux mélodies pop beaucoup trop sucrées ne fait même pas à moitié mouche. Produit par le leader de Franz Ferdinand, le chant, tour à tour attachant ("Love You More") et agaçant ("Reptile"), repousse l'instrumentation dans une discrétion à la limite de la transparence. Bof bof...

09/20





dimanche 20 janvier 2013

Quicktest Cinéma!





- The Troll Hunter (2011) d'André Ovredal, avec Otto Jespersen et Glenn Erland Tosterud:
Un film norvégien sur la légende des trolls. Voici une thématique intéressante, ou du moins originale. Mais cette originalité se fait vite rattraper par une forme bien trop proche du "Projet Blair Witch". En découle une série B, à voir pour satisfaire notre curiosité. Pas plus...

11/20

- Arrête-Moi Si Tu Peux (2003) de Steven Spielberg, avec Leonardo DiCaprio et Tom Hanks:
Une excellente histoire, vraie de surcroît, très bien scénarisée, et forcément très bien mise en scène par Spielberg. Les acteurs sont impeccables, la musique marque les esprits et l'ambiance 60-70's est des plus agréables. A voir et à revoir, toujours un bon moment.

15/20

- I'm Still Here (2011) de Casey Affleck, avec Joaquin Phoenix et Casey Affleck:
On sait maintenant que toute cette histoire n'était en fait qu'une vaste imposture. Mais si on ne le sait pas, ce semi-docu peut s'avérer tour à tour drôle ou dérangeant. Un long-métrage dans tous les cas bizarre, assez difficile à juger, et qui du coup ne restera pas dans les mémoires.

10/20

- Shame (2011) de Steve McQueen (II), avec Michael Fassbender et Carey Mulligan:
Une analyse de la sexualité masculine, quand elle devient pathologique. Le sujet est traité de manière intéressante, même si le format indé amène un peu d'ennui, celui-ci finit même par prendre le dessus et le film deçoit à la fin. Restent les acteurs. Fassbender est monstrueux!

11/20

samedi 19 janvier 2013

Quicktest Musique!





- Drive (Bande Originale du Film) - Cliff Martinez (2011):
Le film "Drive" a mis la pâtée à tout amateur de cinéma qui se respecte. Sa bande originale aussi. Malheureusement, écouter la BO seule, sans les images de Nicolas Winding Refn, est une semi-déception. Non chronologique, mal construite avec les 5 morceaux originaux sur les 5 premières pistes, la suite manque de relief et en devient longuette. On préférera du coup retrouver ces superbes ambiances 80's en regardant le film. Encore et encore.

12/20




- Damon Albarn - Dr Dee (2012):
Et dire que j'ai failli passer à côté de ce disque... Damon Albarn se lance cette fois-ci dans un opéra folk, croisant son style avec une musique classique période renaissance. Il raconte l'histoire de John Dee, scientifique anglais du 16ème siècle, conseiller personnel d'Elizabeth 1re. Au sommet de sa forme, notre ami Damon fait étalage de toute sa maîtrise musicale. Je ne sais pas si ce concept-album parlera aux personnes qui n'écoutent pas de classique. Ce que je sais en revanche, c'est que Damon est un génie d'un éclectisme hallucinant. Et ce Dr Dee en est une preuve supplémentaire.

17/20





jeudi 17 janvier 2013

Quicktest Ciné!





- Elektra (2005) de Rob Bowman, avec Jennifer Garner et Terence Stamp:
En tant que spin-off, quand on parle d'"Elektra", on pense forcément à "Daredevil". C'est moche de dire du mal des handicapés, mais ce dernier était complètement à la ramasse. Oubliez les idées préconçues car "Elektra" s'en sort bien. Jennifer Garner est impeccable et porte un scénario certes léger, mais sans véritable point noir. Pas un chef-d'oeuvre mais tout de même mésestimé.

13/20

- L'Ordre et la Morale (2011) de Mathieu Kassovitz, avec Mathieu Kassovitz et Iabe Lapacas:
Prenant! Sur un sujet moyennement sexy, le conflit en Nouvelle-Calédonie dans les années 80, le film est très bien documenté et se montre vraiment parlant sur les rapports entre militaires et civils, mais aussi sur l'influence des politiques et de l'Etat sur ce genre de situations. Du très bon Kasso!

14/20

- We Need To Talk About Kevin (2011) de Lynne Ramsay, avec Tilda Swinton et Ezra Miller:
Si vous voulez vous prendre une claque derrière la tête, voici le film qu'il vous faut. Et si votre enfant était mauvais? Je veux dire, vraiment mauvais. Que feriez-vous? Un film choc qui, bien qu'il n'ait strictement rien à voir avec un film d'horreur, perturbe suffisamment pour ressembler à un véritable cauchemar.

15/20

- The Amazing Spider-Man (2012) de Mark Webb, avec Andrew Garfield et Emma Stone:
Le jeu et la réalisation sont de bonne facture, ce nouveau Spider-Man en devient donc un divertissement correct. Mais le scénario est une horreur, aucune subtilité dans le passage de l'homme au super-héros, aucune nuance dans les diverses psychologies. Outre l'intérêt limité de relancer une franchise seulement quelques années après la fin de la précédente, passer après Sam Raimi était de toute façon une mauvaise idée.

08/20

mercredi 16 janvier 2013

Quicktest Musique!





- Ebony Bones - Bone Of My Bones (2009):
Révélation frappadingue de 2009, on a pas entendu parlé d'elle depuis malgré un joli succès à l'époque. Son univers bigarré apporte autant de bonnes choses (le travail des percussions, sa voix) que de maladresses (l'enregistrement, et une certaine limite sur certaines compositions). Trop inégal pour convaincre, même s'il s'agit d'un premier album. A voir par la suite, si suite il y a...

10/20





- Breton - Other People's Problems (2012):
Breton fait partie de ces groupes du moment qui aiment et mélangent tout. Ils maîtrisent la création électronique, la puissance du rock, le groove du hiphop et les arrangements chiadés d'instruments classiques. Breton impressionne. Un groupe bien dans son époque, qui, à force de vouloir en mettre plein la vue, oublie peut-être de mettre de l'âme dans sa musique. Une belle démonstration donc, mais qui reste un peu théorique à mon goût.

13/20